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Bamidbar a une valeur numérique de 248, cela rappelle quoi ? Par Caroline Rebouh – vidéo

 Le quatrième livre du Pentateuque commence par le mot vayedaber de la racine ledaber qui signifie  parler et la section de la semaine s’intitule bamidbar soit dans le désert, le désert et la parole ont un lien en commun.

Dans le livre de Bamidbar, Moshé évoque  certains thèmes tels que les pérégrinations dans le désert, le dénombrement.

 


Bamidbar dont la valeur numérique est 248 soit רמ״ח évoque le nombre de mitsvoth positives et les 248 membres du corps humain.

En ouvrant une parenthèse, le nombre total des mitsvoth est de 613 décomposé en 248 mitsvoth positives et en 365 mitsvoth négatives soit 248 membres du corps humain et 365 tendons, nerfs etc…
Les enfants d’Israël brandissent leurs bannières et prennent place autour du Tabernacle, centre du camp d’Israël  où s’élèvera le sanctuaire, résidence de l’Eternel  au sein de Son peuple,   et y installer Sa présence.
En général, il est déconseillé de compter le nombre de personnes présentes en quelque circonstance que ce soit et ce, à cause du mauvais œil, pourtant, Rashi et le Rav Horwitz (le Shlah Hakadosh) soulignent que tel un berger qui veille sur son troupeau, D aime compter Son peuple à tout moment.

Le Rav Horwitz Yeshayahou Halévy 1558-1630, a en effet, écrit un ouvrage mystique qui s’intitule Shné Louhot Habrith dont les initiales composent le sigle Shlah).

Le Shlah compare les personnes chères à des objets de valeur à la recherche desquels on se trouve toujours et par conséquent les compter reviendrait à s’assurer qu’aucun d’entre eux ne manque à l’appel…..car chacun des Juifs composant le peuple juif a une valeur indissociable de celle de tous les autres Juifs ; de manière à mettre cette importance en exergue, le Saint béni soit-Il demande à dénombrer le peuple juif.

Et c’est pour cette raison qu’il est question à plusieurs reprises de dénombrement du peuple : à la sortie D’Égypte,après la faute du veau d’or, et dans le désert, après l’inauguration du Tabernacle. Il désire montrer à quel point chaque être humain a sa propre importance, et combien chaque être humain est chéri individuellement.

Au cours de shabbat shekalim  a été évoqué le dénombrement  (Exode chapitre 30 versets 11 à 16) mais il se fit dans un autre but : celui de constituer un Trésor public en mettant chacun des enfants d’Israël sur un même pied d’égalité : le demi shekel.

C’est en totalisant ces pièces d’un demi shekel que nous saurons combien de personnes composent le klal Israël c’est-à-dire la communauté d’Israël et non pas en les comptant nominativement ou individuellement c’est ainsi qu’est venue l’habitude lors d’une cérémonie de « compter » les gens en égrenant les mots de certains versets dont on sait qu’ils sont composés de dix mots par exemple chaque mot représentant une personne.

Cependant, le dénombrement, ici, est celui des hommes de 20 ans et au-delà  et,   les Léviim ne sont pas décomptés. Nous savons que chez les Léviim il n’y avait pas de limite au service divin et tant qu’un Lévy pouvait exercer ses fonctions, il était admis à le faire même s’il était âgé de plus de 60 ans.  Etant donné que les Léviim ne possédaient point de terrain à l’instar des autres tribus, il n’a point été fait de recensement chez eux.

Dans le Zohar se trouve une liste nominative de chaque mâle et chef de famille apportant pour chacun une preuve réelle de son appartenance à sa famille. Il s’agit ici en quelque sorte d’un Etat Civil (selon Rashi).

Les deux mots accolés : Bemidbar Sinaï, revêtent une double importance car, étant donné que certaines mitsvot ont été  répétées à plusieurs reprises non pas seulement au Sinaï mais aussi  dans les plaines de Moav, le Créateur a la volonté de signaler que déjà au Mont Sinaï le thème en question avait été énoncé.

De plus, tout au long des pérégrinations des enfants d’Israël dans le désert, le peuple a été gardé, sauvegardé et encadré par le Tout Puissant qui avait par des prodiges de tous les instants protégé et guidé ce peuple par des colonnes de feu et de fumée. Cependant, le terme du voyage se rapproche et le peuple va se trouver confronté à de véritables exigences : il va falloir former une armée et désigner des tâches pour que chacun connaisse son rôle au sein de la communauté.

Le dénombrement va ainsi jouer un rôle dans la structuration de ce peuple au moment où il va devenir autonome.

La mitsva du rachat du premier-né est abordé au cours de cette sidra. Le premier-né a une importance dans la loi mosaïque et ce, même au moment d’un héritage. A ce propos,  nous allons ouvrir une parenthèse : l’appartenance d’un Juif  à son peuple se fait  de par la mère : si la mère est juive l’enfant est juif mais, à propos des héritages, l’appartenance à la tribu est patrilinéaire.

Isaac fut le premier-né d’Avraham, avec sa femme légitime Sara. Esaü est le premier-né d’Isaac et ce droit d’aînesse ravi par Jacob a causé de grands tracas à notre patriarche.

D a ordonné à Moïse de compter tous les premiers-nés.

Le texte de la Torah nous enseigne que chez les Lévis le compte fut de vingt-deux mille depuis l’âge d’un mois.  Cet âge va servir de base pour le rachat du premier-né pour lequel la cérémonie de rachat sera fixée à l’âge d’un mois. Pourtant un fils de Lévi ne sera pas racheté (Lévi ou Cohen ne se rachètent pas).

Lors de la faute du veau d’or nous savons que la tribu des Lévi n’a pas pris part à ce délire provoqué par la peur panique de ce peuple qui, pendant des siècles fut réduit en esclavage et réduit à être soumis à une autorité, à un chef,  et qui, devant l’absence prolongée de Moïse a cédé à la nécessité absolue et immédiate de se retrouver dirigé. Pendant ce temps, les autres premiers-nés d’Israël qui furent sauvés de la dixième plaie mortelle, tournèrent le dos à l’Eternel pour prendre une part active à la faute du veau d’or.

Or, les premiers-nés d’Israël devaient être consacrés au Service divin mais plus après la faute du veau d’or. C’est une des raisons pour lesquelles, l’enfant qui ne pourra aider les Léviim lors de leur service au Temple devront être rachetés par un Cohen moyennant la somme de cinq shekels d’argent qui représente le rachat des premiers-nés après qu’ils aient encouru la peine de mort méritée par la faute du veau d’or.

Rashi nous renseigne au sujet de cette somme : ces cinq shekels correspondaient à vingt pièces d’argent, somme qui fut versée par les marchands d’esclaves qui achetèrent Joseph lequel n’était autre que le premier-né de Rachel……

La sidra de la semaine prochaine en Israël : Nasso précède la fête de shavouoth au cours de laquelle on a coutume de lire la meguila de Ruth.

Pour la fête de Shavouoth qui célèbre le Don de la Torah, certains ne consomment que des mets lactés et des pâtisseries à base de miel conformément à l’image que nous avons du pays où coule le lait et le miel ארץ זבת חלב ודבש eretz zavat halav oudevash. D’autres consomment des mets carnés – à base de viande – mais consacrent ne serait-ce qu’un repas pour un délicieux gâteau au fromage.

Caroline Elishéva REBOUH

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