You are here: Home » France » Champs-Elysées, tentative d’attentat: l’auteur fiché S comme islamiste radicalisé

Champs-Elysées, tentative d’attentat: l’auteur fiché S comme islamiste radicalisé

L’auteur de la tentative d’attentat lundi sur la célèbre avenue des Champs-Elysées à Paris, qui n’a pas fait de blessé, était fiché depuis 2015 pour son appartenance à « la mouvance islamiste radicale », a-t-on appris de sources concordantes.
Attentat raté sur les Champs-Élysées contre des gendarmes par un islamiste radicalisé

 

Issu d’une famille salafiste, l’auteur, Adam Dzaziri, qui n’avait jamais été condamné, était fiché S (pour Sûreté de l’État) depuis 2015 pour son appartenance à la « mouvance islamiste radicale », a-t-on appris de sources concordantes.L’attaquant, qui est mort, n’était pas connu de la justice, selon une source policière.

Près de deux semaines à peine après l’attaque à Notre-Dame de Paris, un homme a percuté lundi « a priori » volontairement avec sa voiture un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Elysées, sans faire de blessé, à quelques centaines de mètres de l’endroit où un policier avait été tué par un djihadiste il y a deux mois.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance, alors que selon une source proche du dossier et une source policière, il s’agit « a priori, d’un acte volontaire ».

Police sealed off the Champs-Elysees avenue after the attack  ALAIN JOCARD (AFP)

L’attaque a eu lieu à deux pas du square Marigny, un important dispositif policier a été déployé sur place : circulation bloquée sur l’avenue, la station Champs-Elysées-Clemenceau a été fermée, a constaté une journaliste sur place.

Au milieu de la chaussée, une voiture blanche type berline paraît abandonnée, la porte conducteur ouverte.

Il pourrait s’agir du deuxième attentat depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Une fois encore, les forces de l’ordre semblent avoir été visées, dans un lieu emblème de la capitale française.

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà être le théâtre d’un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d’être abattu. Un message manuscrit « défendant la cause de Daech » avait été retrouvé sur un papier près de son corps, l’attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe Etat islamique.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d’une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein coeur du Paris touristique, et s’était revendiqué « soldat du califat », un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe djihadiste EI, selon une source proche de l’enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

L’homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié « c’est pour la Syrie » au moment où il frappait le policier, avait déclaré le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer l’EI en Irak et Syrie.

Depuis janvier 2015, la France a basculé dans l’ère de la violence djihadiste, avec une vague d’attentats qui a fait au total 239 morts, les dernières visant tout particulièrement les forces de l’ordre.

www.i24news.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *