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Emor: les lois du Chabbat et des fêtes par Caroline Rebouh – vidéo

Dans la sidra Emor sont abordés des thèmes très importants tels que le chabbat et les fêtes qui rythment la vie de l’homme juif mais cette paracha va se terminer sur une note assez maussade qui est celle de l’homme qui se permet de blasphémer.

Ici encore, il va être question de sainteté comme toujours dans le livre du Lévitique (Vayikra) avec, cependant une différence : c’est que, comme nous nous en souvenons lors du rêve de l’échelle de Jacob où nous avons vu les anges “monter et descendre” nous pourrons voir à présent que si Hashem nous inonde et nous bénit dans Sa Sainteté en nous en envoyant (vers le bas) des éclats de sainteté (quantité que nous pouvons supporter), nous devrons, à notre niveau et dans chacun des actes de notre vie quotidienne Lui montrer ou Lui prouver que nous, êtres humains, nous efforçons de renvoyer vers le haut le reflet de qui est la sainteté sur terre.

En effet, Hashem, nous dit la Torah, a choisi d’établir Sa demeure parmi nous ainsi qu’il est écrit : ושכנתי בתוכם ou Je résiderai parmi eux ou encore comme l’exprime le Tanya : D. a voulu “un appartement (pied-à-terre) dans ce monde ci”  et c’est la raison pour laquelle, IL a institué le mishkan (dans le désert qui est devenu le Mikdash dans le Temple) pour que nous, pauvres humains aux moyens intellectuels limités par rapport à la Toute Puissance du Créateur, puissions rendre la Résidence divine plus concrète et que nous puissions ainsi “nous tourner” vers Lui par nos prières et nos sacrifices et c’est ainsi qu’a eu lieu le “tsimtsoum” ou “réduction” de la Magnificence divine vers ce lieu restreint qu’est le mishkan.

De cette façon, la Sainteté de D. ou Sa Magnificence n’est lus aveuglante mais “supportable” pour des êtres humains  à la destinée relativement éphémère.

En évoquant la sainteté des fêtes, la Torah nous précise que la sainteté des fêtes n’est pas moins importante que celle du Shabbat la chose est simplement perçue de manière légèrement différente du fait que le Shabbat se représente chaque semaine alors que les fêtes ont lieu chacune une fois l’an….. La différence apparaît dans la formulation de la  Torah  qui s’exprime ainsi :

ששת ימים תעשה כל מלאכה(….) וביום השביעי, שבת שבתון לה’

Il faut comprendre le verset ainsi : Pendant six jours tout votre travail sera fait et le septième jour sera un jour de repos par excellence pour D.

Que faut-il comprendre par shabbat shabbaton ? Le mot shabbaton est employé en particulier pour Yom Kippour c’est-à-dire donc que ce jour de repos qui peut être un jour de semaine et pas forcément un jour de shabbat est un jour sacré, sanctifié. Quelle est donc la différence ici avec le texte du Lévitique qui enjoint de faire du shabbat habituel un jour de shabbaton ?

C’est que la Torah vient nous apprendre une nuance que nous devons ajouter à notre vie : tous les jours de la vie quotidienne, nous nous devons de prier, d’étudier la Torah et de sanctifier nos actes de tous les jours  en mêlant nos sentiments et notre réflexion (comme avec les tefiline de la tête et du bras : la tête étant symboliquement le siège de notre réflexion ou de nos pensées et le bras symbolisant l’action – et, le boîtier des tefiline regardant le cœur siège symbolique de notre amour : amour tout court et amour de Hashem – ) nous devons donc constamment mêler et élever nos actions et nos pensées pour qu’en une symbiose parfaite le sacré ou la sainteté jalonne notre vie et nos actes les plus simples.

Lorsque nous nous préparons, en travaillant pendant six jours à goûter au repos hebdomadaire, nous nous préparons à goûter aux délices du jour de repos que nous offre le Créateur car, le Shabbat est une sorte de vestibule au monde futur l’on a l’habitude de proclamer que le Shabbat est un soixantième des délices du monde futur.

Le Tanya insiste en disant qu’en fait, le Shabbat représente un peu de la demeure de Hashem sur terre. C’est pourquoi, nous devons préparer et nous préparer au shabbat et bien réaliser qu’en mélangeant nos forces intérieures (spirituelles) et extérieures ou physiques nous arrivons à réaliser ce que l’homme doit accomplir pour sa parnassa (subsistance). Et ainsi jouir dans ce monde ci et dans le monde futur. Et nous nous devons de mêler D dans chacune de nos pensées et nos actions de façon à jouir du monde matériel et du monde spirituel.

Caroline Rebouh

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