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Euro 2016: premiers incidents à Marseille 2 jours avant le duel Angleterre-Russie

Samedi soir, l’Angleterre affronte la Russie au Vélodrome. Un match à haut risque après les violents affrontements qui avaient opposé des hooligans à la jeunesse marseillaise en 1998 et alors que des premiers incidents ont déjà eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi.

La France l’assure: toutes les précautions ont été prises pour assurer la sécurité de l’Euro 2016. Mais, au-delà des risques liés à la menace terroriste qui plane sur l’Hexagone et sur la compétition, la question des hooligans est loin d’être réglée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des premiers incidents ont déjà eu lieu à Marseille. 

Selon le sociologue Ludovic Lestrelin*, spécialiste des questions de supporters, les ingrédients sont même réunis pour que ça explose. Notamment dans la préfecture des Bouches-du-Rhône, où l’Angleterre affronte la Russie samedi (à 21h), après les violents affrontements avaient opposé des hooligans anglais et une partie de la jeunesse marseillaise lors de la Coupe du monde en 1998.

 

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Entretien

 
 On parle beaucoup du terrorisme ces derniers mois, n’oublions nous pas trop vite le risque du hooliganisme pour l’Euro 2016? 

Il y a effectivement un contexte qui est celui d’une focalisation importante, à juste titre, sur la question terroriste. Mais le risque hooligan est aussi une composante de l’organisation de cet évènement. Autour de ces grandes compétions internationales, il y a toujours un risque.

La question des hooligans reste importante et deux aspects méritent d’être posés. D’abord, la position géographique de la France, au centre de l’Europe, un territoire facilement accessible pour beaucoup de supporters étrangers. La deuxième chose c’est que cette compétition s’élargit à 24 équipes, avec une forte présence des pays de l’Est. Et ces pays drainent justement des supporters que l’on connaît moins en France et qui, pour certains, sont potentiellement violents. 

En matière de risque, quels sont les pays les plus dangereux? 

Il y a l’Angleterre par tradition, même si le hooliganisme n’est plus ce qu’il était. Mais il y a toujours une tradition violente des suiveurs de l’équipe nationale qui se déplacent pour faire la fête, pour passer un bon moment de camaraderie masculine, et qui, après la fête, aimeraient bien se faire une bonne baston. 

On peut dire qu’il y a trois modèles en Europe. Les Britanniques, les Allemands, ce sont les traditionnels. Ceux d’Europe de l’Est ont des idées d’extrême droite bien affirmées, ce sont des identitaires qui ont finalement un rapport à la violence différent des Britanniques dans le sens où il y a l’organisation de « fights » parfois très éloignés des matchs et des stades. On va se donner rendez-vous loin des centre-villes pour en découdre. Ce sont des pratiques assez répandues en Russie, en Pologne ou en Ukraine. 

Enfin, dans les pays d’Europe du Sud, les suiveurs des équipes nationales peuvent être d’inspiration « ultra », en Italie en particulier, mais ils vont développer un rapport à la violence un peu différent avec des logiques d’organisations plus proches des formes associatives classiques. www.lexpress.fr

 

A 48 heures du match Angleterre-Russie programmé samedi soir au Stade Vélodrome, les fans anglais étaient déjà très chauds jeudi soir. D’après un journaliste de France 2 et des médias britanniques, certains auraient même scandé un « ISIS, where are you? » qui signifie « Daech où es-tu? », en référence à la menace terroriste qui plane sur la compétition.  

 

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