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Lag Baomer à Alger: souvenirs de Caroline Rebouh- vidéo

 

LAG que l’on écrit en Hébreu avec un lamed et un guimel signifiant 33 car il s’agit du 33ème jour du Ômer est le jour anniversaire de naissance et du décès de Rabbi Shimôn bar Yohaï. C’est la date du 18 Iyar.

 

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On raconte qu’une épidémie ravagea les rangs des élèves de Rabbi Akiva mais, le 33ème jour du Ômer la mortalité cessa subitement ce qui changea ce jour en un jour d’allégresse aussi, l’interdiction de se marier ou de célébrer des bar mitsvoth est suspendue et chez les sefaradim surtout reprennent les cérémonies familiales avec musique.

A Alger où l’on prononçait l’hébreu avec tous les « daguesh » on ne disait pas  LAG BAOMER mais on « fêtait LARH ». Etant enfant je me demandais bien comment cela pouvait s’écrire en français mais apparemment personne n’avait compris ma question….

Dans l’après-midi qui précédait cette célébration on se préparait et on allait acheter de grosses bougies décorées de fils dorés et d’autres couleurs, et de dentelle de cire de bougie. Ce sont ces mêmes bougies que certains qualifiaient de l’appellation « cierge » qui servaient aussi pour le henné de la Bar Mitsva (nous en reparlerons plus tard).

Chacun – selon l’enseignement qu’il avait reçu de ses parents ou de ses grands- parents – tenait le soir de « larh » à faire le tour des synagogues certains disaient qu’il suffisait de se rendre en une seule synagogue alors que d’autres tranchaient de manière savante en postulant qu’il fallait se rendre à au moins 3 synagogues d’autres ajoutaient qu’il fallait un multiple de 3 pour nous, la question était vite réglée nous allions à l’ancienne synagogue de la rue Suffren  puis rue de Dijon à la synagogue Lebhar. Puis, mon père nous emmenait en voiture à la synagogue de St Eugène.

Les femmes apportaient à la synagogue des bouteilles d’huile pour allumer des veilleuses puis, elles offraient ensuite des friandises, des gâteaux au miel, et des bouquets de fleurs composés le plus souvent de petits œillets  embaumant l’air de la synagogue et de fleurs de lin. Les hommes entonnaient des hymnes à la gloire de Bar Yohay et chacun allumait des bougies et priait avec ferveur pour que se réalisent les vœux les plus pieux s’élevant de chaque cœur.

Lorsque plusieurs décennies plus tard je fis mon aliya et que je vis les « medouroth » sur le rivage de Tel Aviv, Lag BaOmer prit une autre dimension et je m’aperçus qu’en Israël Lag BaOmer est un véritable « business » sur le plan des quantités de bois accumulées par des groupes qui respectent tous les stocks des autres !

En Eretz Israël, les fidèles se pressent à Mérone où se trouve le tombeau de Rabbi Shimône et de manière à trouver une place relativement près de la « grotte » certains plantent déjà leur tente une semaine ou dix jours avant la hiloula et campent là-bas souvent, des familles profitent de cette date pour y amener leurs petits garçons âgés de  3 ans pour le « halaké » ou première coupe de cheveux et le port du premier talith katane.

 

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C’est encore le prétexte de faire des grillades « âlhaesh » et  de régaler les voisins de bonnes brochettes odorantes.

Les horizons changent et les coutumes aussi. BAR YOHAY  NIMSHAHTA ASHREIKHA SHEMEN SASSON MEHAVREKHA …BAR YOHAY SHEMEN MISH’HAT KODESH NIMESHAHTA MIMIDAT HAKODESH NASSATA TSITS NEZER HAKODESH HABOUSH AL ROSHEKHA PEEREKHA ….

Caroline Elishéva REBOUH

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