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Le grand quizz de Pessah par ESH – Haggada chantée

Quelle est la plus ancienne cérémonie religieuse de l’histoire de l’humanité,encore en vigueur de nos jours ?

Le Seder de Pessah, qui a évolué dans sa formemais qui, depuis 3300 ans, réunit les famillespour raconter la sortie d’Egypte.

 

Quelle est la date hébraïque du Seder ?La nuit du 14 au 15 Nissan ; et en dehorsd’Israel, également la nuit du 15 au 16 Nissan 2448

 

 

Quelle est la fête à l’occasion de laquelleles familles dispersées de par le mondecherchent le plus souvent à se réunir ?Pessah, et notamment le Seder. Au début du 20°siècle, certains juifs exilés en Amériquevoyageaient plus d’un mois en bateau pourpasser le Seder en famille.Nos Sages disent que c’est la nuit la plus saintede l’année.C’est une nuit où nos ancêtres ont connu unerévélation spirituelle sans équivalent.Cette nuit est qualifiée de « LeilChemourim » : »nuit de protection », durant laquelle les juifsbénéficient d’une protection divine particulière.C’est la seule nuit de l’année où l’on récite leHallel (qui est habituellement récité le jour).C’est l’évènement fondateur du peuple juif ; si laTorah avait institué une fête nationale, elle auraitprobablement choisi le 15 Nissan.

 

Quel est le but du Seder de Pessah ? La Torah nous enseigne donc clairement que lebut des miracles de la sortie d’Egypte était qu’ilssoient racontés à chaque génération afin derenforcer notre foi en D.

 

En quelle langue la Haggadah doit être lue ?On ne réalise la Mitsva de raconter la sortied’Egypte que si les participants comprennent le récit. Si nécessaire, il faudra donc le traduire ou tout au moins expliquer aux participants le sens de chaque passage.

 

Combien de fois la sortie d’Egypte est-ellementionnée dans la Bible ?Plus de 160 fois ! Dont  77 fois dans le Pentateuque.

 

Le soir du Seder, doit-on se limiter à lire laHaggadah ?Non, au contraire, il est recommandé des’étendre sur le récit de la sortie d’Egypte en yajoutant des commentaires, des histoires et desdiscussions.

 

Pourquoi est-il si important de raconter lasortie d’Egypte dans le détail pendanttoute une soirée ?La sortie d’Egypte s’est accompagnée denombreux miracles prouvant l’implication activede D. dans le monde. Revivre cet évènementrenforce notre sentiment d’appartenance à lanation juive et notre foi en D.On doit raconter ces évènements comme si nousles avions effectivement vécus, et y consacrer letemps nécessaire.Le soir de Pessah, on s’acquitte de son devoiren avalant de la Matsa, mais on ne peut pas s’enacquitter en « avalant la Haggadah ».

 

Y-a-t-il une heure limite au-delà delaquelle il faut interrompre le récit de lasortie d’Egypte et ses commentaires ?Il y a une heure limite pour manger l’Afikoman (leminuit solaire), mais le Choul’hanHarou’hrecommande d’étudier la sortie d’Egypte jusqu’àce qu’on s’endorme.

 

A qui la Torah nous ordonne-t-elle deraconter la sortie d’Egypte ?A nos enfants et nos petits enfants (cf. Chemot10:2 : « Afin que tu racontes à ton fils et à tonpetit-fils… »). Le Seder doit donc être organisépour donner priorité aux enfants, notammentdans sa première partie.

 

En quoi le verset Chemot 10:2 : « Afin quetu racontes à ton fils et à ton petit-fils)etvous saurez que je suis Hachem » fait-ilallusion au caractère éternel de latransmission de la Torah dans une famille ?Le Talmud Baba Metsia 85a enseigne que si 3générations d’érudits se succèdent dans une famille,la Torah ne la quittera jamais plus. Tossefot rajouteque ce n’est vrai que si ces 3 générations se sontconnues et ont pu étudier ensemble. C’est ce à quoifait allusion le verset : « si tu racontes à ton fils et àton petit fils », si vous étudiez ensemble, « alorsvous saurez que je suis D. », la Torah resteragravée dans la conscience de vos descendants.

Combien de générations nous séparent denos ancêtres qui sont sortis d’Egypte il y aun peu plus de 3300 ans ?Une centaine, si on compte 33 ans pargénérations, soit à peine 50 transmissions degrands-parents à petits-enfants !

 

Si l’on est très érudit et que l’on connaîtpar cœur la Haggadah et toute l’histoire dela sortie d’Egypte, doit-on quand mêmeparticiper au récit ? Pourquoi ?Oui. Car on lit la Haggadah pour ressentirl’émotion de la sortie d’Egypte, qui estindépendante de la connaissance qu’on en a.Une personne qui a gagné le gros lot à la loterieéprouvera toujours un frisson lorsqu’il raconteraen détail les circonstances qui l’ont amené àacheter le billet gagnant.

 

Si l’on est seul, doit-on néanmoins réciterla Haggadah à haute voix ?Oui. Car, cette verbalisation nous permettra deressentir l’émotion de la sortie d’Egypte, même sion est seul. Nos rabbins ont très tôt comprisl’importance d’exprimer une expérience par desmots. « Pessah » peut aussi se lire : « PeSa’h » : labouche qui parle.

 

D’où vient le mot « Haggadah » ?L’obligation de raconter la sortie d’Egypte vientdu verset Chemot (13:8) : « Et tu raconteras -« Vehiggadeta » – à ton fils). ». On utilise donc lemot « Haggadah », issu de la même racine que »Vehiggadeta », pour désigner le texte qu’on lit lesoir du Seder relatant la sortie d’Egypte.

 

Qui est l’auteur de la Haggadah ? Certains pensent que la Haggadah a été rédigéepar Rabbi YehoudaHanassi (car elle ne cite quedes Tanaïm), il y a environ 2.000 ans. Elle aensuite été l’objet d’adjonctions au cours dessiècles. Le plus vieux manuscrit existant date du 10° siècle (Sidour de Rav Saadia Gaon)

Quand fut imprimée la première Haggadah ?Lapremière Haggadah imprimée date de 1482.

 

Les femmes ont-elles l’obligation departiciper au Seder (qui est une Mitsva positive liée au temps ?Oui, car d’une part elles ont bénéficié desmiracles de la sortie d’Egypte, et d’autre part,elles y ont joué un rôle très important : Yo’haved,Miryam, Batia, Tsipora, etc. Nos Sages disentque c’est grâce au mérite des femmes pieusesque les Hébreux sont sortis d’Egypte.Il y a de multiples réponses, parfois complexes,à cette question classique, dont :

 

A quel occasion les juifs ont-il jeuné du 14au 16 Nissan (c’est-à-dire trois jours,incluant les deux Seder, ce qui est enprincipe interdit) ?Ce furent les trois jours de jeûne instaurés parEsther à la suite de l’envoi par A’hashverosh, le13 Nissan, des lettres ordonnant l’exterminationdes juifs de tout l’empire le 13 Adar (11 moisaprès).

 

Pourquoi une cérémonie du Seder aussicomplexe, accompagnée de coutumesspécifiques aux juifs de chaque pays. On

pourrait simplement procéder à la lecturede l’histoire de la sortie d’Egypte, comme on lit la Meguila d’Esther ?

Les différents rites du Seder ont pour but degraver cette histoire dans la mémoire desconvives. Une telle cérémonie a en effet plusd’impact qu’un simple récit. Beaucoup deméthodes d’enseignement sont basés sur cemême principe .

Pour bien mettre l’accent sur l’importance derespecter l’ordre des étapes. Parce que nos Sages nous disent que le nom

de chaque étape a une significationkabbalistique qu’il est bon de prononcer.

 

Qui a institué les 15 étapes du Seder dePessah et à quoi font-elles allusion ?L’ordre du Seder est attribué à Rachi ou à RabbiChemouel de Falaise (13ème siècle). Les 15étapes évoquent les 15 marches gravies par leslévites dans le Temple et en l’honneurdesquelles le roi David a composé les 15 ChirHamaalot.

 

Quel rapport y a-t-il entre l’ordre du Sederet la BirkatCohanim ?L’ordre du Seder comprend 15 étapes et laBirkatCohanim 15 mots ; et les deuxcomprennent 60 lettres ! Cela montre que cesdeux rituels sont d’un même niveau.

 

Quel est l’objectif final du Seder ?Eprouver un sentiment de reconnaissanceenvers D. et dire Ses louanges : une fois lasortie d’Egypte racontée, toute la fin du Sederest constituée de louanges.

 

Combien de questions doivent poser lesenfants pendant la soirée du seder ?Le plus possible !

 

Quels sont les thèmes récurrents au coursdu Seder ?L’esclavage et la liberté.

 

Comment le Rambam (Maimonide)sensibilisait ses enfants à ces notions ?Il leur montrait les domestiques de la maison et ildisait : « nous étions comme eux » !

 

Pourquoi mêler ces deux thèmes,esclavage et liberté, dans une mêmecérémonie ? Comme la fête dure 8 jours,on aurait pu rappeler l’esclavage au début et la liberté à la fin ?Au début de la nuit du premier Seder (15 Nissan)en Egypte, nos ancêtres étaient encoreesclaves ; puis, au milieu de la nuit, ils sontdevenus libres. En mêlant ces symboles le soirdu Seder, on souligne la rapidité miraculeuse denotre libération.

 

Citer des coutumes et des symboles du Seder ?

  1. Manger de la Matsa, le pain du pauvre que nos ancêtresmangeaient en Egypte.
  2. L’eau salée (symbole des larmes) danslaquelle on trempe le céleri
  3. Manger du Maror (amer), trempé dans de la‘Harosset, symbole du mortier et des briques.
  4. Manger une nouvelle sois la Matsa, pain que nos ancêtresont emmené en sortant d’Egypte.
  5. S’accouder en mangeant en buvant commeavaient coutume de le faire les hommes libres.

6.Boire quatre coupes de vin, symbole desétapes de notre libération.

  1. Beitsa (oeuf dur) : Korban ‘Haguiga ; cycle de la vie ; peuple juif (endurci par les épreuves)
  2. Zeroa (os grillé) : agneau pascal ; bras étendu qui nous libéré.

 

Parmi les éléments composant le plateau du Seder, si j’ôte une lettre d’un mot, je subis la dureté de l’esclavage ; et si j’ôte la même lettre à un autre mot, je deviens libre. Comment cela est-il possible ?

Si j’ôte la lettre Samekh de Karpass, il reste Perekh (« dureté »). Si j’ôte la même lettre Samekh de ‘Harosseth, il reste ‘Herouth (« liberté »).

Pourquoi chaque personne a-t-elle unecoupe devant elle alors que pour lesautres fêtes, seul le chef de famille a unecoupe pour faire le Kiddoush ?Parce que le soir du Seder, chacun doit boire 4coupes de vin alors qu’un autre soir de fête, onpeut se rendre quitte du Kiddoush en écoutant lechef de famille.

 

Pourquoi devons-nous boire 4 coupes devin ?Parce que D. a annoncé à Moïse le processusde libération par 4 verbes différents : (i) je vousferai sortir (du joug) ; (ii) je vous sauverai ; (iii) jevous délivrerai (avec des miracles) ; (iv) je vousprendrai (pour moi comme peuple).

A quoi correspondent les 4 verbes delibérations associés aux 4 coupes de vin ?Ces 4 verbes correspondent à 4 phases delibération : (i) l’arrêt de l’esclavage ; (ii) lalibération physique (sortie d’Egypte) ; (iii) lalibération psychologique (mort des Egyptiens) ;(iv) la libération spirituelle (don de la Torah).Il y a un débat talmudique si une 5° coupe estnécessaire, et, dans ce type de débat où il n’y apas de réponse claire, le Talmud nous ditqu’Eliyahou viendra nous donner la bonneréponse (TEKOU).Par ailleurs, cette coupe est versée au momentoù l’on chante la 2° partie du Hallel, liée àl’époque messianique qui verra le retourd’Eliyahou.

 

Pourquoi devons nous de préférenceutiliser du vin (ou du jus de raisin) rougepour remplir nos coupes ?

C’est un rappel (i) du sang des enfants juifsversé par les Egyptiens ; (ii) des eaux du Nilchangées en sang ; (iii) du sang de l’agneauPascal ; et (iv) du sang de la circoncisionentreprise par les juifs avant la sortie d’Egypte.

 

Quel ingrédient particulier les juifs deSalonique enrôlés dans l’armée de l’Unionlors de la guerre civile américaine

rajoutaient à la ‘Harosset ?Du gravier, pour rappeler le mortier.

 

Pourquoi s’accouder lorsqu’on mange dela Matsa ou qu’on boit le vin ?Etre relaxé est un symbole de liberté.

 

Et pourquoi même les gauchers pour qui ce n’est pastrès confortable) et pas du droit ?Pour que la nourriture ne rentre pas dans latrachée artère (à D. ne plaise !)

 

Combien de « quatre » y-a-t-il pendant leSeder ?Quatre : 4 coupes. 4 questions. 4 fils. 4 versetsbase du récit de la sortie d’Egypte.

 

Si un malade n’est capable de réciterqu’une petite partie de la Haggadah,laquelle doit-il privilégier ?

« AvadimHayinou.. » (qui résume le message dePessah) et « RambanGamliel) » (qui nomme etexplique Pessah, Matsa et Maror).

 

Pourquoi est-il souhaitable de se faireservir le vin par son voisin de table ?C’est un symbole de liberté ; nous sommes librescomme un roi qui a l’habitude d’être servi.

 

Que vient symboliser la coutume derajouter quelques gouttes d’eau dans leverre du Kiddoush ?Le vin, rouge, est le symbole de la stricte justicealors que l’eau, transparente est symbole demiséricorde. Par ce geste, on montre qu’il fauttempérer la stricte justice par un zeste demiséricorde.

 

Que vient symboliser la coutume de casser la matza en deux ? Pourquoi est-ce la Matsa du milieu que l’on casse en deux ? D. a fendu la Mer Rouge aussi facilement qu’on brise cette Matsa. Selon certains, elle représente Isaac symbole du Din (stricte justice). En la cassant en deux, on adoucit cette justice. C’est pour la même raison qu’on verse quelques gouttes d’eau dans le verre du Kiddoush.

 

Pourquoi ne fait-on pas deBera’ha « NetilatYadaim » quand on se laveles mains avant de manger le Karpass ?Selon le Talmud, il faut se laver les mains avantde manger un aliment trempé dans un liquide,pour des raisons de pureté rituelle. Il y a débat sicette règle s’applique encore de nos jours etcertains s’en dispensent. Par contre, le soir duSeder, nous le faisons en souvenir de l’époque du Temple.

 

Combien de fois devons-nous trempernotre nourriture pendant le Seder ?Deux fois : Karpass dans l’eau salée et Marordans ‘Harosset

 

Pourquoi trempe-t-on le Karpass dansl’eau salée ?Pour symboliser les larmes des juifs en Egypteet dans tous les exils de l’histoire.

 

Quels légumes peut-on utiliser pour leKarpass ?En fait le choix est large et dépend descoutumes locales : Céleri, radis, fenouil, persil,Il témoigne de notre aisance et de notre libertécar, jadis, les nobles consommaient deslégumes avant le repas comme apéritif.Il vise à capter l’attention des petits enfants quine manqueront pas d’interroger leurs parents surcette pratique.

Que répondait le ‘HatamSofer aux petitsenfants qui lui demandaient pourquoimange-t-on du Karpass au Seder ?

Il répondait que nous étions jadis esclaves dePharaon et que nous étions contraints à mangerde petits légumes dans les chantiers d’Egyptepour nous nourrir.

 

Combien de fois devons-nous manger dela Matsa pendant le Seder ?Trois fois : MotsiMatsa ; Kore’h ; Tsafound’où les trois mesures de farine qu’Abrahamdemanda à Sarah de préparer pour les angesvenus les visiter (cet épisode se déroula àPessah)

 

Quelle Matsa est utilisée pour l’Afikoman,et quelle partie ?Celle du milieu, qui est cassée en deux. Onutilise la plus grande moitié pour l’Afikoman. Pour éviter qu’elle ne se salisse.

 

Pourquoi a-t-on la coutume de placerl’Afikoman dans une pochette ?En souvenir du verset (Chemot 12:34) : (ils quittèrent l’Egypte) « …leur pâte serrée dans leur vêtement sur leurs épaules ».

Que nous apprend le passage du Zoharqui est souvent lu avant « Ha La’hmaHania » et qui est reproduit dans certaines

Haggadot ?Le soir du Seder, D. en Personne descend danschaque maison juive et écoute comment on yraconte l’histoire de la sortie d’Egypte. Et Il bénitparticulièrement ceux qui s’étendent sur le récitet multiplient les explications.1. On prie pour que le mérite des Mitsvot duSeder nous protège : la nuit de Pessah est « LeilChemourim » : Israel y bénéficie de protectionsdivines pour toutes les générations.Cette action rappelle aussi symboliquementles nuées de gloire qui ont encerclé et protégénos ancêtres pendant leur traversée du désert.

 

La Torah écrit que les juifs sont sortisd’Egypte « BE’HIPAZON »( BIVHILOU) – en hâte. D’où vient le terme ?C’est ainsi qu’Onkelos traduit en araméen leterme BE’HIPAZON dans Chemot (12:11) etDevarim (16:3).

 

Quel est le sens du passage « Ha La’hmaHania » ?C’est une invitation aux pauvres de venir célébrer le Seder avec nous.  Une coutume marocaine consiste pour lechef de famille, avant de démarrer le récitde la Haggadah, à lever le plateau duSeder et à le passer au–dessus de la têtedes convives en disant trois fois : « BivhilouYatsanouMimitsraïm » – « C’est avec hâteque nous sommes sortis d’Egypte ».

 

« Ha La’hmaHania » est écrit en araméen ? Car, à l’époque où la Haggadah a été composée, c’était la langue courante ; on

l’utilisait afin que les pauvres puissent comprendre l’invitation de ce soir làPourquoi « Ha La’hmaHania » est écrit enaraméen (réponse mystique) ?Au moment de commencer le récit de la sortied’Egypte, des anges accusateurs essayent denous arrêter. Comme les anges ne comprennentpas l’araméen, ils se détourneront de la table duSeder et nous laisserons continuer en paix.

 

N’est-il pas un peu trop tard, alors quenous sommes attablés à la table du Seder,pour inviter les pauvres ?Ce passage vient nous rappeler l’obligationavant Pessah, de contribuer aux dépenses desdéshérités (Mitsva appelée « Kim’haDepis’ha »).Avoir permis à plus pauvre que nous d’organiserun Seder dans la dignité est considéré commel’avoir reçu à notre table.Littéralement « farine pour Pessah » en araméenAutrefois, les communautés faisaient unecollecte de farine avant Pessah et la distribuaitaux déshérités afin qu’ils puissent confectionnerleurs Matsot pour la fête.Aujourd’hui, « Kim’haDepis’ha » consiste à donnerde l’argent à des fonds charitables qui leredistribueront aux déshérités afin qu’ils puissentacheter les produits nécessaires pour la fête :

 

Cette invitation est-elle seulementdestinée à quelqu’un qui n’a pas de quoimanger, ou tout au plus qui n’a pas dequoi s’offrir un repas de Seder ?Non. La Haggadah fait aussi allusion à quelqu’unayant faim de spiritualité. S’il n’est pas capablede conduire un Seder, invitons-le à notre table.Le texte distingue d’ailleurs celui « qui a faim »(physique) de celui « qui est dans le besoin »(spirituel).

 

En quoi la Matsa représente les qualitésde vérité et de modestie ?Ce qu’on y a mis est ce que l’on voit, sonvolume correspond au poids des ingrédients(eau et farine) qui la composent. Le ‘Hametz, lui,gonfle, se remplit d’air et parait plus importantque ce qu’il est en réalité. Nos sages en ontd’ailleurs fait le symbole de l’orgueuil.

 

Qui a priorité pour le « Ma Nichtana » ? Le plus jeune participant du Seder.Le niveau de la question de l’enfant nouspermettra d’adapter notre réponse et faire en sorte qu’elle ait un sens pour lui. Pour qu’un message puisse être entendu, ilfaut d’abord qu’il soit écouté. Et la meilleurefaçon de montrer qu’on écoute est de poser unequestion et attendre une réponse.

 

Pourquoi est-ce si grave d’ignorer lesquestions d’un enfant ?Parce qu’à force de ne pas recevoir deréponses, l’enfant perdra sa capacité àquestionner qui est le fondement de sondéveloppement intellectuel.

 

Où voit-on l’importance des questionsdans la tradition juive ?Le Talmud est en majorité rédigé sous forme dequestions / réponses. On dit qu’un bonTalmudiste répond à une question par une autrequestion !1. La Guematria de ADAM – l’homme – (45) est lamême que celle de MAH (quoi ?)2. Les lettres du mot ‘HOKHMAH (sagesse)forment aussi : KOA’H MAH (la puissance du »quoi? »). La sagesse s’acquiert en posant desquestions.3. La Guematria de MATSA est de 135, soit troisfois celle de MAH (45). Lors du YA’HATZ,lorsqu’on coupe la Matsa en deux partiesinégales, on peut considérer qu’on en garde 2/3pour l’Afikoman et un tiers en tant que « MAH »,symbole de la volonté de poser des questionsavant de commencer le MAGUID.

 

Quel est le message principal de « AvadimHayinou » ?Nous étions esclaves de Pharaon en Egypte, etsi D. ne nous avait pas fait sortir, nous serionsencore esclaves là bas.Selon le Talmud Nedarim 32a, Si Pharaon nous avait laissé sortir sans intervention divine, nous aurions été reconnaissants et il aurait subsisté un lien émotionnel avec lui Il est louable de s’étendre sur le récit de la sortie d’Egypte Raconter l’histoire crée une émotion quisuscitera le sentiment de reconnaissance envers D. nécessaire le soir du Seder. Cet aspect impératif de la transmission danstoutes les circonstances assure que cette Mitsva ne sera pas oubliée par les futures générations.

Pourquoi d’après le Talmud, avons-nous été condamnés à l’esclavage ?C’est une fauted’Abraham qui a été la cause de l’esclavage deses descendants. Le Talmud donne trois avis :1. Il a obligé les sages de la Thora de l’époque,qui étaient ses élèves, à partir avec lui en guerrecontre les 4 rois (Berechit 14,14).2. Il a abusé de la bonté de D. en Lui demandantdes assurances que la promesse de recevoir laterre de Canaan se réalisera (Berechit 15,8).3. En restituant les captifs au roi de Sodome illes a rendus à l’idolâtrie alors que s’il les avaitretenus, ils auraient pu connaitre D. (Berechit 14,Le terme « Méchouavdim » (assujetti) estdifférent de « Eved » (esclave) : si D. ne nous avaitpas libérés, nous ne serions peut être plusphysiquement esclave (évolution des sociétés),mais nous resterions assujettis spirituellement àla civilisation égyptienne ou à leurs héritièresspirituelles.

 

Pourquoi raconte-t-on ici l’histoire de ces 5Sages ?Pour illustrer les principes énoncés auparagraphe précédent : les 5 rabbins les plusérudits de leur génération ont passé la nuit àparler de la sortie d’Egypte !1. Parce qu’ils étaient cachés dans une grotte,loin de la lueur du jour, pour échapper auxpersécutions romaines.2. Un Midrash raconte que ce n’était pas le matin: les disciples ont été trompés par la lueur quiémanait de ces 5 Sages qui échangeaient entreeux de grands secrets de la Torah.On aurait pu croire que ceux dont lesancêtres n’étaient pas esclaves en Egypte(les descendants de la tribu de Lévi et lesconvertis) n’ont pas l’obligation de lire laHaggadah le soir du Seder. Comment cepassage vient nous apprendre qu’il n’enest rien et que tous ont cette obligation ?Le ‘Hida explique que Rabbi Eliezer, RabbiEleazar ben Azaria et Rabbi Tarfon étaient desCohanim, et Rabbi Yehochoua était un Levi.Leurs ancêtres, membres de la tribu de Levi, nefurent pas astreints aux travaux forcés enEgypte. Rabbi Akiva, lui, descendait de convertisqui n’avaient pas connus l’esclavage. Malgrécela, tous avaient l’obligation de lire laHaggadah.

 

D’où apprend-on qu’on ne peut pasprendre prétexte de la prolongation duSeder pour ne pas se réveiller lelendemain et manquer ainsi la prière dumatin ?Les élèves de nos cinq rabbins sont venus leurrappeler qu’il était temps de dire le Chema dumatin, montrant ainsi que c’était prioritaire parrapport à la prolongation du récit de la sortied’Egypte.

 

Quelle est la source du passage « AMARRABBI ELEAZAR BEN AZARIA » ?

C’est une Michna dans le Talmud Bera’hot 12b.La Haggadah omet cependant la premièrephrase de la Mishna : « On mentionne la sortied’Egypte la nuit (i.e. 3° paragraphe du Shema) »101 2

 

Quel âge avait Rabbi Eleazar ben Azariaquand il est devenu Nassi ?18 ans !D. a fait un miracle pour qu’il paraisse 70 ans

(une barbe blanche lui a poussé dans la nuit)afin que les juifs le respectent. Il venait en effetd’être nommé chef du Sanhedrin, et il avait peurde ne pas pouvoir s’imposer à cause de sonjeune âge (cf. Talmud Bera’hot 28a)Selon le Ari Zal, Rabbi Eleazar ben Azaria étaitla réincarnation du prophète Chmouel, mort à 52ans. Et : 52 + 18 = 70 !

 

Qu’a démontré Ben Zoma qui a faittellement plaisir à Rabbi Eleazar benAzaria ?

Qu’il fallait aussi mentionner la sortie d’Egypte lanuit.

 

A quoi fait allusion le nom « Ha Makom »pour désigner D. ?Au fait qu’il est partout présent dans le monde.

« Makom » veut dire « endroit » en hébreu.La particularité de la valeurnumérique du nom Makom (186)

C’est la somme des carrés des valeursnumériques des lettres du Tétragramme (10, 5,6, 5) : 100 + 25 + 36 +25 = 186

 

Où et par qui dans la Torah, est mentionné  « Barou’hHashem » ? Comment déduit-on de ces versets la nature des 4 fils ?

Yithro, lorsqu’il a entendu les miracles de lasortie d’Egypte (Shemot 18:10).4 fois : Chemot (12 :26-27). Chemot (13 :8).

Chemot (13 :14). Devarim (6:20-21).Comme il n’y a pas de mots inutiles dans laTorah, nos Sages enseignent qu’il s’agit à

chaque fois de la réponse donné à l’un des 4 fils(dans l’ordre) :

  1. Chemot (12:26) : « Et quand vos enfants vousdiront. ». Il n’est pas ici écrit « demander » commedans les autres versets, mais « dire », pour nousapprendre que ce fils n’a pas de question, il vient justecritiquer la cérémonie.
  2. Chemot (13:8) : « Et tu diras à ton fils » Ici, l’ordrede raconter la sortie d’Egypte n’est pas précédéed’une question ; on en déduit qu’il s’agit de la réponseau fils qui ne sait pas poser de question.
  3. Chemot (13:14) : « Et quand ton fils te demandera1.Qu’est ce que c’est ? » La simplicité de la questionmontre qu’elle est posée par le fils simple.
  4. Devarim (6:20) : « Et quand ton fils te demandera :quels sont ces témoignages, ces décrets et ces loisque H. notre D. vous a ordonné ? ». La précision de laquestion qui demande une réponse détaillée nousapprend qu’elle est posée par le fils sage.

 

Pourquoi nous parler de 4 fils à qui il fautraconter la sortie d’Egypte ?Pour nous enseigner que nous devons adapterle récit à la personnalité de chaque enfant. Et,plus généralement qu’il faut savoir adapter sondiscours à son interlocuteur pour que lemessage puisse passer.Chaque fils est unique et important.Chaque fils (même l’impie) a une composantedivine (E’HAD) siège de la spiritualité ; c’est àelle qu’on s’adresse. Aussi on parle de la même personne qui est unmélange des quatre fils ; en fait nous avons tousen nous un petit peu de chacun d’eux !

 

Comment la Guematria nous montre-t-elleque chaque fils est un mélange desquatre types dont nous parle la Haggadah?

E’HAD a comme valeur numérique 13. Et 13 x 4= 52 qui est la valeur numérique de BEN (fils).

 

Comment expliquer l’ordre dans lequel sont placés les quatre fils ?Par ordre de potentiel spirituel : l’impie a dupotentiel et on peut discuter avec lui ; les autressont limités spirituellement (ce qui ne veut pasdire qu’ils ne sont pas intelligents).Le méchant doit être près du sage afin debénéficier de sa bonne influence !Pour montrer justement qu’il n’est pas exclu etqu’on a toujours espoir qu’il fasse Teshouva.

 

Pourquoi la Haggadah cite-elle l’impie ? On pourrait penser que comme il s’exclut par son comportement, il n’est pas nécessaire de parler de lui ? La Ketoret (où une des épices sentait mauvais). et le Loulav (où les 4 espèces symbolisant les 4types de juifs doivent être reliés ensemble) sontaussi des symboles de l’unité du peuple juif.Les lettres du mot TSiBouR (assemblée) sont lesinitiales de TSadikim (justes), Benonim (moyens)et Reshaim (impies).

 

Comment la Guematria nous montre-t-elle que le méchant à qui ont enlève ses « dents » (les confusions et les questions

qui le perturbent) devient un Tsadik ? La Guematria de RACHA est 570 ; celle deCHINAV (ses dents) est de 366. La différenceest 204 qui est la Guematria de TSADIK.Le Midrash raconte que lors de la rencontre entreJacob et Esaü, ce dernier s’est jeté au cou de sonfrère et a voulu le mordre pour le tuer, mais H. amiraculeusement transformé le cou de Jacob enmarbre et Esaü s’est cassé les dents. Après cetépisode, Esaü est devenu un frère attentionné,proposant même à Jacob de voyager avec lui !

 

Le fils qui ne sait pas poser de questionest-il un imbécile (comme la plupart desdessins le représentent dans lesHaggadot) ?

Pas du tout ! Il manque simplement d’intérêtpour le Seder et pense qu’il n’a rien à yapprendre. C’est par exemple un rationaliste très(trop ?) intelligent. Il est placé en quatrièmeposition car il sera plus le difficile à éveiller à laspiritualité.

 

Comment PanimYafot interprète-t-il laréponse faite au fils qui ne sait pas poserde questions : « VehigadetaLebane’ha

BayomHahouLemor  » ?Il traduit : « Et tu diras à tes enfants, en ce jour,de dire ». Le Seder doit marquer l’esprit desenfants au point qu’une fois devenus adultes,eux-mêmes reprennent naturellement leflambeau et racontent à leur tour la sortied’Egypte à leurs enfants.

 

Pourquoi la Haggadah suggère-telle qu’onaurait pu commencer le récit de la sortied’Egypte le 1er Nissan, ou le 14 Nissan ?

Parce que ce sont deux dates importantes donton aurait pu justifier le choix : le 1er Nissan fut

donné la Mitsva de Rosh ‘Hodesh (c’est-à-dire lacréation du temps « juif »), et le 14 Nissan onsacrifiait le Korban Pessah.

 

On est censé parler de la sortie d’Egypte.Pourquoi remonter à Tera’h, le pèred’Abraham et à nos origines idolâtres ? Qu’apprend-on de ce passage ? Pour nous montrer l’immense mérite d’Abraham qui a quitté un environnement idolâtre pour s’attacher au D. unique et fonder ainsi le peuple juif. C’est lui qui a insufflé à ses descendants le potentiel spirituel qui leur a permis de s’arracher à l’idolâtrie égyptienne. Pour nous donner une leçon d’humilité en nous rappelant nos origines idolâtres. Beaucoup d’autres civilisations prétendent descendre de dieux ou de héros ; nous n’avons pas honte de nos origines. Pour insuffler en nous un sentiment de reconnaissance vis-à-vis de D. au vu de la distance spirituelle parcourue entre nos ancêtres idolâtres et le sommet de spiritualité atteint au Sinaï.

 

Comment s’appelait la mère d’Abraham ? Quel autre personnage célèbre de notre tradition, qu’on hue une fois par an, avait une mère qui s’appelait aussi Amtalaï ? Amtalaï bat Karnevo (Talmud Baba Batra 91a). La mère d’Haman s’appelait aussi Amtalaï (batOurveti) – même source.

 

La Haggadah cite Abraham et Na’hor. Il yavait un troisième frère. Comments’appelait-il et pourquoi la Haggadah n’enparle pas ?Haran. Il est mort à Our Kasdim lorsqu’il a sautédans la fournaise à la suite d’Abraham, enpensant (à tort) que D. le sauverait

 

Combien Abraham a-t-il eu d’enfants ?Agar lui a donné Ichmael ; Sarah lui a donnéIsaac ; Ketoura (qui selon certains était Agar) luia donné 6 fils (Berechit 25:2)

Abraham était-il Achkénaze ou Séfarade ?Lorsqu’Abraham a reçu la visite des trois anges,c’était Pessah (Rachi sur Berechit 18:10), et il apréparé à leur attention trois langues de veauassaisonnées à la moutarde (Rachi sur 18:7).Or, la moutarde fait partie des Kitniot, et unAchkénaze n’en aurait pas servi pendantPessah. Abraham était donc Séfarade !

Pourquoi la Haggadah ne cite-telle pasIchmael, ni les autres enfants d’Abraham àcôté d’Isaac alors qu’elle cite Esaü à côté

de Jacob ?Parce Isaac et Ichmael (et les autres enfantsd’Abraham) n’avaient pas la même mère, alorsque Jacob et Esaü étaient tout deux fils deRebecca.

 

Quel rapport y a-t-il entre la descente d’Abraham en Egypte et celle des enfants de Jacob ?Nos Sages notent de nombreux points communsentre ces deux épisodes ; la descented’Abraham en Egypte a créé un « sillon spirituel »qui a déterminé l’avenir de ses descendants(« MaasséAvotSiman Le Banim »)1. Dans les deux cas, la cause de la descente enEgypte a été la famine.2. Le Midrash raconte que Pharaon offrit à Sarahle pays de Gochen où s’installèrent les Hébreuxlorsqu’ils descendirent en Egypte.3. Sarah est restée est fidèle à Abraham, et lesfemmes juives sont restées fidèles à leurs marisen Egypte.4. Le Midrash raconte que Sarah ordonna àl’ange venu la protéger de frapper dix foisPharaon ; lors de l’Exode, l’Egypte fut frappée de10 plaies.5. Le Midrash raconte que la nuit où Sarah a étéprise, puis libérée, par Pharaon était la nuit dePessah ; c’est-à-dire celle où les Hébreuxsortiront d’Egypte.6. Dans les deux cas, Pharaon les chassa dupays et ils partirent avec de grandes richesses

 

Pourquoi Esaü l’impie a reçu comme possession la montagne de Seir où il s’est établi avec ses descendants, alors que ceux de Jacob le juste, ont été réduits en esclavage en Egypte ? Esaü ne méritait pas le monde futur, et c’estpour cela que D. a immédiatement récompensétous ses mérites dans ce monde (notamment lerespect des parents) en lui donnant la montagnede Séir.D. lui a également donné ce territoire pour qu’ilne vienne pas ultérieurement réclamer une partdans la terre Israel.

Qu’est ce que Jacob avait emmené aveclui lorsqu’il descendit en Egypte, sachantque ses descendants en auraient besoindans le désert ?Les cèdres qui avaient déjà été plantés parAbraham, et qui seraient nécessaires à laconstruction du Tabernacle. Cet exemple nousmontre l’extraordinaire vision du futur qu’avaitnos patriarches.

 

Qu’est ce que le « Brit Ben Habetarim » -« l’alliance entre les morceaux » ?C’est la vision qu’a eue Abraham, décrite au

chapitre 15 de Berechit, au cours de laquelle D.a promis à Abraham qu’il aurait un fils, et queses descendants hériteraient de la terre d’Israel,mais qu’ils devraient d’abord subir 400 ansd’esclavage en Egypte.

 

Pourquoi cette alliance entre D. etAbraham porte-t-elle ce nom ?Parce qu’elle a été ratifiée par un feu qui passaitentre des morceaux d’animaux découpés(Berechit 15:17-20)

 

Pourquoi l’esclavage a-t-il été si dur ? Pourquoi fallait-il que le peuple juif soit réduit en esclavage ?

  1. Nos ancêtres idolâtres nous avaient légué uneimperfection spirituelle que l’esclavage allaitcorriger.2. Pour les purifier (dans un « creuset de fer ») les différences entre les fils deLéa et de Rachel, qui se considéraientsupérieurs, et ceux des servantes : en leurdonnant à tous le même statut, l’esclavage aassuré la cohésion du peuple juif.3. Pour sensibiliser les Hébreux à la douleur dupauvre, de l’étranger, de l’esclave, afin qu’ils lestraitent bien une fois installés sur leur terre.1. Pour punir les Hébreux d’avoir cédé àl’assimilation.

Pourquoi, d’après le Zohar, l’esclavage a-tilété si dur ?Le Zohar explique que les âmes de la générationd’Egypte étaient des réincarnations de celles dela tour de Babel, elles même réincarnations decelles du Déluge (qui s’étaient rendus coupablesd’émission de semence en vain). Les décretscruels de Pharaon devaient expier ces deuxpêchés : la noyade des bébés mâles pour lagénération du Déluge (seuls les garçonsémettent de la semence en vain), et les durstravaux de construction (Pitom et Ramsès) pourla génération de la tour de Babel qui voulurentdéfier D. en construisant leur tour.

 

Pourquoi doit-on remercier H. de nous avoir fait sortir d’Egypte ? C’est lui qui nous y a conduits !

  1. Cette épreuve était nécessaire pour corrigernos imperfections spirituelles ; nous purifier dansle « creuset de fer » égyptien.
  2. On remercie D. de la manière miraculeusedont il nous a libérés et d’avoir écourté la périoded’esclavage.3. On Le remercie d’avoir tenu sa promessealors que nous n’étions pas méritants.

 

Où, dans la Torah, y-a-t-il une allusion aux210 ans passés en Egypte ? Comment se fait-il que D. ait ramené la durée de l’esclavage de 400 ans prévus à 210 ans ?Lorsque Jacob demande à ses fils d’aller enEgypte pour acheter de la nourriture, il utilise leterme « REDOU » (« descendez »), au lieu de »Allez », dont la valeur numérique est 210 (Rachisur Berechit 42:2).D. a annoncé à Abraham que ses descendantsseraient exilés 400 ans.L’exil a duré 210 ans : 94 ans de « belle vie »,suivis de 30 ans de plongée progressive dans laservitude, puis 86 ans de très dur esclavage (àpartir de la naissance de Myriam, dont le nomest tiré de la racine « Mar »1. D. calcula l’intensité de la douleurcorrespondant à 400 ans d’esclavage et ilcompressa cette douleur dans 210 ans : Il prit encompte les heures supplémentaires !2. Les Hébreux étaient au dernier degréd’impureté et un instant de plus en Egypte leuraurait été fatal spirituellement.3. Les femmes juives ont demandé à D. delimiter la durée de l’esclavage en Egypte ; encompensation, elles Lui proposèrent de réduireelles-mêmes leurs maris en esclavage (humour-RavTovim)

 

Pourquoi la Haggadah utilise le présent »Chomer » (qui tient sa promesse) au lieude « Chamar » (qui a tenu).D. a promis à Abraham qu’Il mettrait fin à tousnos exils. Quel message fondamental est contenu dans ce passage ? C’est une promesse permanente. D. a passé une alliance éternelle avec le peuple juif, et assurera notre survie en nous protégeant de nos ennemis.

 

Pourquoi lève-t-on notre coupe lorsqu’on lit ce passage ? Parce que la survie du peuple juif à travers l’histoire, depuis la destruction des Temples jusqu’aux dernières guerres d’Israel, en passant par l’inquisition, les expulsions et la Choah est

un miracle qu’aucun historien ne peut expliquer, sans parler de la renaissance de sa terre et de sa langue (seul exemple d’une langue « morte » revenue à la vie !)

 

A quoi correspondaient ces « grandesrichesses » promises à Abraham ?Il s’agissait de richesses spirituelles. Malgré tout,pour ne pas décevoir les juifs qui n’étaient pasencore en mesure d’apprécier la valeur de laTorah, il leur a aussi été donné des richessesmatérielles pour qu’ils puissent « ressentir » quela promesse faite à Abraham avait été tenue.1. Lors de la plaie du sang, toute eau touchéepar un égyptien était changée en sang, sauf sielle avait été achetée à un juif. Comme la plaie aduré 7 jours, les juifs se sont enrichis enétanchant la soif de leurs tortionnaires.2. Après la peste des animaux, les Egyptiensn’ont pu reconstituer leur cheptel qu’en achetantdes animaux des juifs.3. Ils ont quitté l’Egypte avec les biens de leursvoisins (qu’ils avaient repérés pendant la plaiedes ténèbres).4. Lorsqu’ils ont campé à Migdol, ils ont pillé letrésor public égyptien (qui y était entreposé sousla garde de l’idole Baal Tsefon) ; c’est là queKora’h a mis la main sur un gigantesque trésor.5. Lorsque les cadavres des égyptiens noyés ontété rejetés sur le rivage de la Mer Rouge,somptueusement harnachés d’or et d’argent, lesjuifs les ont dépouillés, amassant encore unefabuleuse richesse.

 

Le Talmud Sanhedrin 91b rapporte queles Egyptiens ont fait une réclamation àAlexandre le Grand concernant les juifs.Laquelle ?Quoi de neuf depuis ?Ils ont réclamé que les juifs rendent les richesses prises en sortant d’Egypte. Les juifs ont répondu qu’ils avaient travaillé gratuitement pendant des centaines d’années et que le solde était en leur faveur.

En 2003, le Dr Nabil Hilmi, doyen de la faculté de droit de l’université d’Al-Zaqaziq, en collaboration avec un groupe d’Egyptiens expatriés en Suisse, préparait un énorme procès contre « tous les Juifs du monde » pour les mêmes griefs ! Pas de nouvelle depuis. Dans un article paru le 11 mars 2014 dans le quotidien égyptien Al-Yawm Al-Sabi, le chroniqueur Ahmad Al-Gamal, estime qu’Israel devrait être poursuivi pour les dommages causés par les dix plaies d’Egypte, et pour les matériaux précieux (volés aux Egyptiens) utilisés par les Israélites pour construire le Tabernacle.

 

Que signifie VEHI ? la valeur numérique de VEHI est de 22, correspondant aux 22 lettres de l’alphabet; ce sont les initiales de : Vav = 6 livres de la Mishna – He = 5 livres de la Torah – Youd = 10 commandements – Aleph = le D. unique.

 

En quoi est-ce aussi une bénédiction qu’àchaque génération ce n’est pas qu’un seulennemi qui se lève contre nous, mais

Plusieurs ?Car nos ennemis sont souvent divisés entre eux,ce qui limite leur capacité à nous faire du mal.

 

Comment peut-on aussi comprendre : »CheloE’hadBilvad, AmadAlenouLe’halotenou ».C’est seulement lorsque nous (juifs) ne sommespas unis (« Lo E’had ») que l’ennemi se dressecontre nous pour nous exterminer.

 

La Haggadah aurait pu raconter la sortied’Egypte en citant des passages entiersdu livre de l’Exode, mais cela aurait pristrop de temps. Elle va donc nous résumercette histoire à partir de 4 versets de laTorah. Lesquels ?Il s’agit des 4 versets Devarim (26:5 à 8), faisant partie de la déclaration des Bikourim, l’offrande des prémices : (26:5) : un araméen voulait perdre mon père; celui ci descendit en Egypte, y vécut en petit nombre, puis y devint une nation grande, puissante et nombreuse. (26:6) : Les Egyptiens nous maltraitèrent, nous opprimèrent et nous imposèrent de dures corvées. (26:7) : Nous implorâmes l’Eternel, D. de nos pères, et l’Eternel écouta notre voix, il considéra notre affliction, notre labeur et notre oppression. (26:8) : L’Eternel nous fit sortir d’Egypte avec une main puissante, un bras étendu, par une grande terreur, par des signes et des prodiges. Ces versets font partie du passage des Bikourim qui est une déclaration visant à remercier D., ce qui est le but ultime de la Haggadah dont la deuxième partie est entièrement composée de louanges. Ils forment un résumé des différentes étapes del’esclavage, étapes qui se répèteront à chaquenouvel exil :1. Les juifs arrivent en petit nombre, maisprospèrent rapidement.2. Ils se font persécuter.3. Ils prient D. de les sauver;4. D. finit par les libérer, malheureusement biensouvent après de grandes souffrances.

Un autre verset de la torah qui aurait pu figurer ?Parashat ‘Houkat – Bamidbar (20:15-16) : « Jadis,nos pères descendirent en Egypte, et nous ysommes demeurés de longs jours ; puis lesEgyptiens nous ont maltraité, nous et nos pères.Mais nous avons invoqué l’Eternel, et il aentendu notre voix, et il a envoyé un émissairequi nous a fait sortir d’Egypte…. »Par ailleurs, contrairement au passage deBamidbar, il fait mention des miracles de lasortie d’Egypte dont le récit est une des partiesimportantes du Seder.

 

Selon certain commentateurs, Pharaon adécidé de ne tuer que les garçons parcequ’il estimait que ce serait plus efficace

que de chercher à exterminer tout lepeuple.Comment expliquer leraisonnement de Pharaon ?

Pharaon savait que D. avait promis à Abraham,Isaac et Jacob une nombreuse descendance. Ilestimait donc avoir peu de chance d’exterminercomplètement ce peuple. Par contre, en ne tuantque les garçons, les filles juives se marieraientavec des Egyptiens, donnant naissance à unenombreuse descendance techniquement juive(car de mère juive), mais totalement assimilée àla société Egyptienne.

 

Qui était Lavan ? De qui était-il le frère ?

Lavan était le fils de Betouel, neveu d’Abraham. Il était le frère de Rebecca qui a épousé Isaac.

 

Comment s’appelaient les deux filles de Lavan. Qui ont-elles épousé ?  Rachel et Léa. Elles ont épousé Jacob.

Jacob s’est d’abord marié avec Léa. Combien de temps après s’est-il marié avec Rachel ? Une semaine ; mais il a ensuite travaillé sept ans pour elle : Lavan lui a fait crédit !

La Haggadah affirme que Lavan a cherché à tuer Jacob Mais cela n’apparaît nulle part dans la Torah. Comment l’expliquer ?

La Torah nous a caché les tentatives deLavan de tuer Jacob mais elles n’en étaient pasmoins réelles. Ainsi, D. réalise en notre faveurde nombreux miracles cachés dont nous n’avonspas conscience.2. Lavan a cherché à tuer spirituellement Jacob.3. Lavan était Bilam, le conseiller de Pharaon quilui avait recommandé d’exterminer tous les juifs.Il ne l’a écouté que partiellement en décidant dene tuer que les garçons.4. Si Jacob avait pu épouser Rachel en premier,il n’y aurait pas eu de rivalité entre Joseph et sesfrères et donc pas d’exil en Egypte.5. Lorsque Jacob a quitté Lavan, ce dernier aimmédiatement prévenu Esaü, qui est venu à sarencontre avec l’intention de le tuer.6. Lavan a essayé d’empoisonner

Eliezer qui venaitchercher une femme pour Isaac (Midrash). Or LeTalmud Nazir 11b12a rapporte que si quelqu’un dit àson agent : « va fiancer une femme pour moi », et quel’agent meurt avant de revenir, toute femme lui estdésormais interdite (de peur que, dans le doute, ce nesoit une parente de la femme choisie par l’agent, quilui serait interdite). Ainsi, en tuant Eliezer, Lavan auraitempêché Isaac de se marier et d’avoir unedescendance.

 

Pourquoi Jacob est-il descendu en Egypte?Pour retrouver son fils Joseph et échapper à lafamine qui régnait au pays de Canaan.Pourquoi Jacob a-t-il finalement acceptéde descendre en Egypte ?Parce que D. lui garantit que, là bas, ildeviendrait là-bas une grande nation et qu’Il resterait à ses côtés (Berechit 46:3).

 

Qui est née au moment où les Hébreuxarrivaient en Egypte, venant de la terre deCanaan ?Yo’heved, la mère de Moïse.

Les Hébreux avaient-il initialementl’intention de s’installer définitivement enEgypte ?

Non. Ils connaissaient la prophétie faire àAbraham ; donc ils savaient qu’ils devraient partiren exil, mais qu’ils reviendraient au bout de 4générations (Berechit 15:16)

 

Comment s’appelait la région où lesHébreux habitaient en Egypte ?Gochen.

 

Pourquoi Jacob a-t-il envoyé Judah enEgypte avant ses autres fils ?Pour qu’il installe une Yechiva, afin sa familletrouve un environnement spirituel adéquat à sonarrivée. Historiquement, la première priorité descommunautés juives a toujours été l’éducationdes enfants.

 

Pourquoi Jacob a-t-il demandé à Pharaonque sa famille s’installe à Gochen ?Car c’était une région éloignée de la capitale et

de la cour de Pharaon ; Jacob espérait ainsiéchapper à leur influence idolâtre. La Torahnous enseigne ici qu’il est préférable de

s’éloigner des centres de grande prospéritématérielle s’ils présentent un danger spirituel.

 

Pourquoi Pharaon souhaitait-il garder lesfils de Jacob auprès de lui ?Parce qu’il espérait qu’ils seraient aussi douésque Joseph et contribueraient à la prospérité del’Egypte.

 

Que s’est-il passé après que Jacob eutrendu visite à Pharaon ?Il a béni Pharaon, et la famine a cessé enEgypte.

 

Combien étaient les Hébreux à leur arrivéeen Egypte et combien étaient-ils quand ilsen sont sortis ?

Ils sont arrivés 70 (Berechit 46:27). Ils partirent600.000 hommes adultes, sans compter lesfemmes et les enfants (Chemot 12:37), soit untotal qu’on peut estimer à 3.000.000.

 

« Il devint une nation » vient nous apprendre que les juifs se distinguaient là bas. En quoi les juifs se distinguaient-ils des

égyptiens ?1. Ils ont conservé leurs noms hébreux.2. Ils ont conservé leur langue.3. Ils ont conservé leurs vêtements.

  1. Ils ont conservé la pureté des relationsconjugales dans une Egypte immorale.5. Ils sont restés solidaires entre eux (il n’y eutpas de dénonciateurs, à part Datan et Aviram).

 

Pourquoi est-il important pour un petitpeuple comme les juifs de conserver sestraditions ?Parce que c’est une condition nécessaire pourne pas s’assimiler aux nations environnantes.Certains commentateurs comparent Israel à un »objet perdu » parmi les nations. La Hala’hastipule qu’un objet perdu n’est retourné à sonpropriétaire que s’il possède des signesdistinctifs. De même, si Israel perd ses signesdistinctifs, il restera la propriété des nations ausein desquelles il a été perdu.

A partir de quand les juifs commencèrentilsà quitter Gochen pour s’installer danstoute l’Egypte ?A la mort de Lévi, qui était le dernier survivantdes fils de Jacob, 94 ans après leur arrivée enEgypte. Une période de 30 ans s’ensuivit où lesEgyptiens resserrèrent progressivement leurétau sur les juifs. Ils les réduisirent ensuite enesclavage pendant 86 ans.

 

Combien d’enfants les femmes juivesaccouchaient-elles en une seule fois ?Comment le déduit-on du verset ?

Six enfants. Le verset Chemot (1:7) utilise sixmots pour exprimer la multiplication des Hébreux: ils ont fructifié, pullulé, multiplié, ils se sontrenforcés, énormément, énormément.

 

Que nous dit le Midrach sur l’expression : »et ils remplirent le pays » (Chemot 1:7) ?On voyait les Hébreux partout : dans lesthéâtres, les cirques et autres lieux de plaisir.Bref, ils commençaient à s’assimiler à la sociétéégyptienne.

Pourquoi les juifs sont comparés à « la végétation des champs » ? Malgré les décrets de Pharaon visant àl’extermination des enfants mâles, les juifs ontcontinué à se multiplier comme l’herbe, quipousse encore plus vite lorsqu’elle a été coupée.Pour échapper aux égyptiens, les femmes juivesaccouchaient dans les champs et abandonnaientleurs bébés qui « poussaient » comme l’herbesans qu’on s’en occupe : des anges lesnourrissaient et s’occupaient d’eux ; et une foisen âge de marcher, ils les ramenaient chez leursparents.

 

Comment comprendre : « (i) tes seins sesont affermis, (ii) tes cheveux ont poussé »?

Nos sages expliquent que cela signifie que : (i)Moïse et Aharon était devenus aptes à accomplirleur mission ; et (ii) les Hébreux avaient atteint lamaturité pour être libérés.

 

Qu’entend la Haggadah quand elle écrit(en parlant d’Israel) : « tu étais nue etdénudée » ?

Qu’Israel n’avait aucune Mitsvot à son crédit ;qu’elle était « nue de Mitsvot ».

 

A quel moment les Egyptienscommencèrent-ils à ressentir de l’hostilitéenvers les Hébreux ?

Après la mort du dernier des frères de Joseph,quand ils ont commencé à s’assimiler (Chemot1:7 : « ils remplirent le pays »).

 

Quel prétexte a pris Pharaon pourconvaincre les Egyptiens que les juifsétaient dangereux pour le pays et qu’il fallait les éliminer ? Il disait qu’en cas de guerre, les juifs serallieraient aux ennemis de l’Egypte.

 

Le Talmud MohedKatan 18a enseigne aunom de Rav que le Pharaon de l’époquede Moïse était haut d’une Ama (50 cm),que sa barbe était longue d’une Ama etson membre viril était long d’une Ama etdemi. Ces mesures sont-elles à prendreau sens propre ?Non. Ce sont des métaphores symbolisant qu’ilétait petit en tant qu’individu, qu’il était aussiarrogant que petit, et que rien n’égalait sonimmoralité.

 

Quelle tribu n’a pas travaillé commeesclavePourquoi ?La tribu de Lévi. Parce qu’ils n’ont jamais quittéGochen et se sont toujours consacrés à l’étudede la Torah. Joseph, lorsqu’il était vice-droit d’Egypte, avait exempté la caste des prêtres de l’esclavage (Berechit 47:22). Par la suite, l’usage avait été conservé en Egypte d’exempter tous les prêtres d’esclavage.

Les Lévi se consacrant à l’étude de la Torah furent considérés comme des prêtres et bénéficièrent de cette règle.

Comment expliquer que, malgré tout, Pharaon ne soit pas allé chercher la tribu de Lévi à Gochen pour les réduire en esclavage ? Pharaon avait lu dans les astres que le libérateur des juifs serait issu de la tribu de Lévi. Comme il pensait que ce libérateur ne pouvait être que quelqu’un ayant souffert lui-même les affres de l’esclavage, il décida d’exempter toute la tribu de Lévi.

 

Comment les Egyptiens s’y sont-ils pris pour réduire les juifs en esclavage ?

Ils ont agi par ruse en en plusieurs étapes :1. Pharaon annonça de grands travaux auxquelsil participerait personnellement, et il promit debons salaires.Les juifs, bons citoyens, se portèrentvolontaires et travaillèrent avec enthousiasme aucôté de Pharaon et de nombreux Egyptiens.3. Puis Pharaon partit, suivi par tous lesEgyptiens et, finalement, on arrêta de payer unsalaire aux juifs qui se retrouvèrent esclaves etdevaient travailler à la même cadence qu’audébut quand ils faisaient leurs meilleurs efforts

pour montrer leur patriotisme.

 

Qui étaient les « NOGSIM » et les »SHOTRIM »?Rachi – Chemot 5:6 – Les NOGSIM étaient deségyptiens qui supervisaient les SHOTRIM ; cesderniers étaient les commissaires hébreuxchargés de surveiller les esclaves.

 

Comment les « SHOTRIM » ont-ils étérécompensés de recevoir les coups à laplace de leurs compagnons hébreux?

Rachi – Chemot 5:14 – Ils feront partie duSanhédrin. Ils ne frappaient pas leurs frèreshébreux pour assurer le compte des briques cequi leur attirait des coups de la part desNOGSIM

 

Quel est le nom des deux villes citées parla Torah que les Egyptiens ont faitconstruire aux Hébreux ?Chemot (1:11) – Pitom et Ramsès.Que nous dit le Midrash sur Pitom etRamsès ?Ces villes étaient construites sur des sitesmarécageux et, à peine construits, les murss’effondraient, ce qui obligeait les Hébreux àrecommencer. Ainsi à l’épuisement s’ajoutait ledésespoir du travail inutile.

 

Que signifie : les égyptiens accablèrent lesHébreux « BEFARE’H » ?Leur objectif était de rendre les juifs misérables

et de les briser physiquement et moralement : ilsne leur accordaient pas un moment de répit ; ilsdonnaient aux hommes des travaux de femmes,et inversement ; ils ne leur disaient pas combiende temps un travail devait durer, ordonnantsimplement « continue à travailler » ; leur travailsur les sites de Pitom et Ramsès n’avait pas debut, car ils devaient le recommencer sans cesse. Un Egyptien pouvait aller réveiller en plein sommeil un des esclaves pour lui demander n’importe quel travail. Ils leurs donnaient des travaux dangereux ou humiliants comme aller capturer des bêtes sauvages, ou tirer la charrue à la place des animaux domestiques. Les atrocités que les Egyptiens leur faisaient subir étaient telles que lorsque un hébreu n’arrivait pas à atteindre son quota de briques, les Egyptiens prenaient un de ses enfants et l’encastrait dans le mur à la place des briques manquantes. C’est en souvenir de cela que l’on met du vin (ou du vinaigre) dans la ‘Harosset, symbole des briques et du mortier.

Pharaon était encore en vie, mais était devenu lépreux (et un lépreux est considéré comme mort). Ses magiciens lui conseillèrent alors de tuer chaque matin et chaque soir 150 enfants juifs et de se baigner dans leur sang !

 

Peut-on donner une autre signification de »BEFARE’H » ?Cela peut se lire : « BEPE RA’H » : « par unebouche douce (un langage doucereux) » : audébut ils leurs parlaient poliment, puis ilsdevinrent violents et cruels. C’est pour cela qu’ilest recommandé d’utiliser pour le Marror uneplante qui est douce en germant et devient plusamère au cours de sa maturation.

 

Quelles ont été les différentes phases de l’esclavage ?

  1. Préparation du peuple (Chemot 1:9-10).
  2. Travail physique de plus en plus dur (1:11-14).
  3. Ordre donné aux sages-femmes de tuer lespremiers nés (1:15-21).
  4. Ordre de noyer les premiers nés mâles (1:22).

 

Qui étaient les trois principaux conseillersde Pharaon ? Comment ont-ils agi ? Quela été leurs sorts ?

1.Bilam, qui a suggéré à Pharaon de noyer les bébés juifs, a connu une mort violente.

  1. 2. Yithro, qui s’est enfui, a mérité que ses descendants siègent au Sanhedrin.
  2. Yiov, qui est resté silencieux devant le décret de Pharaon, a été affligé d’atroces souffrances (on apprend de là la gravité de l’indifférence). Chemot (5:2) – Il a refusé, répondant : « Qui est H. pour que j’écoute Sa voix et que je laisse Israel partir ? Je ne connais pas H. et je ne laisserai pas Israel partir ! » Chemot (5:7-9) : il a ordonné qu’on ne donne plus de paille aux Hébreux, mais qu’ils produisent le même nombre de briques.

Pourquoi les Hébreux ont-ilsparticulièrement gémi lorsque le Pharaonest mort (Chemot 2:23) ? Ils auraient duêtre joyeux, au contraire !Le jour de la mort de Pharaon marqua un répit dans l’esclavage car il fut déclaré jour chômé ; les Hébreux eurent alors le temps de gémir, ce qui leur était impossible en temps normal, tant la pression était intense. Ils profitèrent de ce jour pour faire semblant de pleurer sur le Pharaon défunt à l’occasion du jour de deuil qui avait été proclamé, alors qu’en réalité, ils se lamentaient sur leurs propres souffrances.

Tant que Pharaon était en vie, il était seul à réduire les B’I’ en esclavage. A sa mort, tous les égyptiens ont commencé à les réduire en esclavage, aggravant leur sort.

 

La Haggadah parle de séparationconjugale. Quel personnage important dela Torah décida de se séparer de sa

femme en Egypte ? Pourquoi ?Il s’agit d’Amram, le père de Moïse. Voyant queles garçons étaient voués à la noyade et es filles

au servage, ou pire, il décida d’arrêter deprocréer et se sépara de sa femme. C’est sa filleMyriam qui sut le convaincre de reprendre safemme, qui, quelques mois plus tard, donnanaissance à Moïse.

 

Pourquoi D. a-t-Il accepté les miroirs desfemmes juives pour confectionner le Kior(la bassine destinée aux ablutions des

prêtres) ?Parce ce qu’elles utilisaient ces miroirs pour sefaire belles pour leurs maris qu’elles accueillaientquand ils revenaient épuisés du travail.Il a été essentiel, si ce n’est primordial

 

Comment Pharaon avait-il cherché à tuerles bébés juifs mâles ?Il a d’abord ordonné aux sages-femmes de lestuer (discrètement, car il ne voulait pas que cegénocide soit rendu public). Voyant que cettestratégie ne donnait pas de résultat, il ordonnaque tous les bébés juifs mâles soient jetés dansle Nil à la naissance.

 

Pourquoi Pharaon voulait-il tuer les enfants mâles ?et pourquoi ont-ils choisi spécifiquement l’eau pour les détruire ?

  1. Pour limiter la croissance de la populationjuive.
  2. Parce que ses astrologues avaient préditqu’allait bientôt naître un enfant qui serait lelibérateur des juifs.
  3. Les Egyptiens pensaient qu’ils allaientéchapper à toute punition par l’eau (puisqueD ) avait juré qu’il n’amènerait plus le délugesur le monde
  4. Les astrologues du pharaon avaient vu que lesauveur d’Israel finirait frappé par l’eau.

 

Le décret d’extermination des enfantsmâles était-il limité aux enfants juifs ?non car pendant trois mois, ce décret concernait aussiles enfants égyptiens car les astrologues dePharaon ne savaient plus si le libérateur des juifsserait lui-même juif ou égyptien (car Moïse étaitné juif, mais avait été élevé comme un égyptiendans le palais de Pharaon). Une fois Moïsedéposé dans son panier sur le Nil, lesastrologues ont informé Pharaon que le futurlibérateur des juifs avait été jeté dans le Nil, et il

abolit son décret.

 

Le Midrash nous raconte qu’en Egypte, lesfemmes juives allaient accoucher sousdes pommiers, à l’abri des Egyptiens, et

les bébés étaient élevés et nourris par desanges. Où en trouve-t-on une allusion surle plateau du Seder ?Le ‘Harosset doit contenir des pommes Talmud(Pessa’him 116a).

 

Pourquoi Yo’heved, la mère de Moïse,n’est-elle pas allé accoucher sous unpommier comme toutes les femmes juives

à cette époque ?Parce que Moïse était prématuré (il est né à 6mois et un jour d’après Rachi sur Chemot 2:3) et

Yo’heved n’était donc pas encore soussurveillance.

 

Quel âge avait Yo’heved lorsqu’elle donnanaissance à Moïse ?130 ans (Rachi – Chemot 2:1).

 

Qu’a fait la mère de Moïse pour lui éviter d’être pris par les Egyptiens ? Chemot (2:3) – Elle l’a caché dans une boîte

qu’elle a déposée sur le Nil.

 

Combien de temps Myriam a-t-elle attendu Moïse au bord de la rivière ? Lorsque Myriam a été frappée de lèpre, les Hébreux

l’ont attendu pendant 7 jours (Bamidbar 12:15). Le Talmud Sotah 11a explique que Myriam a été ainsi récompensée MidaKenegedMida pour avoir attendu son frère, mais que si ce principe s’applique exactement « mesure contre mesure » pour le mal, la récompense est supérieure à l’acte initial pour le bien : ainsi, comme elle a attendu une heure son frère Moïse, Israel l’a attendu 7 jours en récompense. Tossefot fait remarquer que « une heure » n’est qu’une approximation : la mesure divine pour la récompense étant 500 fois plus importante que celle pour la punition (comme on l’apprend dans Ki Tissa – Chemot 34 :7 : » D. punit sur 4 générations, mais récompense sur 2.000 générations »), il en déduit qu’elle a attendu Moïse 1/500 de 7 jours, soit environ 20 minutes et 10 secondes.

 

Batia, la fille du Pharaon a trouvé Moïse et l’a adopté Chemot (2:5-6) mais comment Moïse a-t-il ensuite retrouvé sa

mère ? Chemot (2:7-9) – Rachi – Comme Moïse ne voulait pas téter d’une nourrice Egyptienne, Myriam a proposé à Batia de lui trouver une nourrice juive et lui a ramené sa mère !

 

« Moïse » était le nom que la fille de Pharaon a donné au petit bébé qu’elle a recueilli (Chemot 2:10). Mais ses parents ne lui avaient-ils pas donné un nom ? Pourquoi ne trouve-t-on que le nom de Moïse et jamais l’autre ? Le Midrash raconte que Moïse avait 10 noms : Yered, ‘Hever, Yekoutiel, Guedor, So’ho, Zanoa’h, etc… Mais le nom donné par la fille de Pharaon a été celui que D. a choisi. La Torah n’utilise pas d’autre nom que Moïse car la fille de Pharaon lui a sauvé la vie et l’a traité comme son

propre fils. En conséquence, elle a mérité que le nom qu’elle avait choisi soit utilisé. Moïse lui même peut avoir décidé d’utiliser ce nom par gratitude pour elle. Cela nous montre l’extrême importance de la gratitude.

 

Pourquoi Moïse n’a-t-il pas été élevé et nourri par des anges ? D. voulait montrer à Pharaon que malgré tous ses plans, il ne pourrait pas s’opposer à la volonté divine. C’est pour cela que le libérateur des juifs devait être élevé au sein même du palais de Pharaon. Pour avoir plus d’impact sur ces frères juifs. Nul n’est prophète en son pays. Un simple juif n’aurait pas pu convaincre ses frères qu’il est le libérateur.

Pourquoi Moïse a-t-il tué l’Egyptien ? Chemot (2:11) – Parce qu’il battait un juif innocent.

 

Qui sont les deux hommes hébreux qui se sont battus? Rachi – Chemot 2:13 – Datan et Aviram (ce sont eux qui, plus tard, s’opposeront systématiquement à Moïse).

 

Qu’a fait Pharaon quand il a appris que Moïse avait tué un Egyptien ? Qu’a du faire Moïse ? Chemot (2:15) – Il a condamné Moïse à mort, mais, par miracle, il a pu s’enfuir.

 

Combien de jours Moïse a-t-il refusé d’être le rédempteur des hébreux? Rachi – Chemot 4:10 – Sept jours durant D. s’est

efforcé de persuader Moïse d’accomplir sa mission.

 

Pourquoi Moïse n’était-il pas disposé à assumer la conduite du peuple? Rachi – Chemot 4:10 – Il ne voulait pas recevoir

une dignité plus haute que Aharon (son aîné) qui était prophète.

 

« et Hachem était fâché contre Moïse… » Qu’a perdu Moïse en raison de cette colère? Rachi – Chemot 4:14 – La prêtrise passera à Aharon et Moïse restera Lévi.

 

Quel âge avait Moïse quand il apparut devant Pharaon ? Et Aharon ? Chemot (7:7) – Moïse avait 80 ans et Aharon 83ans.

 

A quelle occasion le soleil s’est-il arrêté pour Moïse ? Lors de la guerre contre Og, afin que la victoire de Moïse soit connue de tous (Rachi sur Devarim 2:25).

 

Quelle a été la punition de Moïse pour s’être plaint à H. que Pharaon ne l’avait pas écouté et avait au contraire augmentéles souffrances du peuple ? Rachi – Chemot (6:1) – D. décréta que Moïse ne rentrerait pas en Israel. Ce décret a été confirmé plus tard, à l’occasion de l’incident des eaux de Meriba.

 

Qui était Yithro ? Combien avait-il de filles ? Chemot (2:16) – C’était le grand prêtre de Midian. Il avait sept filles.

Comment Yithro a-t-il su que Moïse était un descendant de Jacob? Rachi – Chemot 2:20 – Car les eaux du puits étaient montées à son approche.

 

Pourquoi les Midianites ont-ils repoussé les filles de Yithro loin du puits ? Rachi – Chemot 2:17 – A cause du bannissement

auquel Yithro avait été condamné pour avoir abandonné l’idolâtrie.

 

Combien de noms le beau-père de Moïse a-t-il? Rachi – Chemot 4:18 – Il en a sept : Réouel, Yèthèr, Yithro, Qeini, ‘Hovav, ‘Hèvèr et Poutiel.

 

Qui était l’épouse d’Aharon? Qui était son père? Qui était son frère? Rachi – Chemot 6:23 – C’était Elichéva, fille d’Aminadav et soeur de Na’hshon.

 

Quel était le rythme de travail des juifs enEgypte ?A l’origine, ils travaillaient 7 jours sur 7 et étaientappelés à n’importe quelle heure du jour ou de lanuit. C’est Moïse, jeune prince d’Egypte, quiconvainquit Pharaon de leur accorder un jour derepos par semaine pour augmenter leurproductivité. Il choisit bien entendu le Chabbat !

 

Quand les Hébreux sont-ils sortis d’Egyptepour la première fois ?Lorsqu’après y être descendus pour acheter dela nourriture, les fils d’Israel (Jacob) sont revenusau pays de Canaan pour chercher Benjamin.

Et pour la deuxième fois ?Lorsqu’ils sont revenus annoncer à leur père queJoseph était vivant.Et pour la troisième fois ?Pour l’enterrement de Jacob (Berechit 50:7 etsuivants).

 

Comment les juifs savaient-ils qu’unlibérateur allait prochainement venir mettrefin à leur dur esclavage ?D. avait promis à Abraham que ses descendantsseraient exilés pendant 4 générations (Berechit15:16), et cette prophétie s’était transmise depère en fils. Donc 4 générations après leurarrivée en Egypte, ils guettaient l’arrivée de leursauveur.

Quel était le code secret qui permit auxHébreux d’identifier à coup sûr leurlibérateur ?Joseph avait dit à ses descendants que D. leslibérerait (« PAKOD IFKOD »- Berechit 50:25).Rachi sur Chemot (3:18) explique que ces motsétaient un code, transmis de génération engénération, qui permettrait d’authentifier lelibérateur. D. a ordonné à Moïse d’utiliser cettemême expression lorsqu’il parlerait aux hébreux(Chemot 3:16) ; et c’est à l’énoncé de ces motsque les anciens ont reconnu la légitimité deMoïse (Chemot 4:31).

 

Pourquoi le départ d’Egypte a-t-il eu lieu de manière aussi précipité ?Si les Hébreux étaient restés quelques instantsde plus en Egypte, ils auraient atteints le 50°degré d’impureté qui les aurait renduirrécupérables spirituellement.Selon RavNebenzahl, qui était Rav de la VieilleVille de Jerusalem, cette impureté les auraitrendu « ‘Hametz », comme la Matsa après 18minutes.

 

Qui a délivré les Hébreux en Egypte ?D. lui-même, alors qu’en général il agit parl’intermédiaire d’anges (cf. par exemple la

destruction de Sodome et Gomorrhe).

 

Quels sont les anges qui sont d’habitudeles intermédiaires de D. sur terre ?Gabriel, Michael et Raphael. Ce sont eux, parexemple, qui sont allé visiter Abraham (ParachaVayera) ; puis Gabriel et Raphael sont allésdétruire Sodome et sauver Lot.

 

Comment les juifs se sont-il été protégésde la mort des premiers-nés ?En badigeonnant de sang les linteaux des portes

de leurs maisons afin que D. « saute » cesmaisons et n’y tue pas les premiers-nés qui s’ytrouvaient.

 

Le sang était-il badigeonné à l’extérieur ouà l’intérieur des maisons juives ?Il y a un débat dans la Mekhilta. Certains disent

que le sang était à l’extérieur des maisons pourterroriser les Egyptiens. D’autres disent qu’il étaità l’intérieur, car la Torah dit : « Le sang sera unsigne POUR VOUS) » (Chemot 12:13).

 

Puisque c’est D lui-même qui a épargnéles premiers-nés des Hébreux, pourquoileur a-t-il demandé de placer un signe (le

sang) à l’entrée de leur maison, surtout s’ilétait à l’intérieur. Il n’en avait pas besoin !Les Hébreux ne pouvaient rester complètementpassifs. Ils devaient manifester leur désir dequitter l’Egypte par un acte volontaire et risquéqui leur permettait de s’affirmer comme hommeslibres.

 

La Haggadah précise que c’est D. lui-même qui a tué les premiers nés. Mais laTorah évoque un « destructeur » (c’est-àdire

l’ange de la mort) : « )et H. passeraau-dessus de l’entrée (de vos maisons) etIl ne permettra pas au destructeur d’entrer

dans vos maisons pour frapper » (Chemot12:23).D. a-t-il agit seul ou pas ?Le Beth Halevyexplique que la plaie des premiers nés, infligée par D. Seul, a été suivie d’une épidémie qui, elle, a été déclenchée par l’ange de la mort, le « destructeur » ; mais ce dernier épargnait les maisons juives. Le Gaon de Vilnaexplique que comme la population juive se comptait par millions, il était normal qu’un certains nombre de morts naturelles interviennent cette nuit là. Mais D. les a empêché afin que les Egyptiens ne prétendent pas que la plaie avait touché aussi les Hébreux. Il a donc paralysé les mouvements de l’ange de la mort. Rabbi Akiva Eiger explique que le destructeur avait pour mission de tuer les premiers-nés « évidents », c’est à-dire ceux de leur mère. D., lui, se chargeait des premiers nés cachés, premiers-nés de leur père avec une femme adultère. Le Ben Ish ‘Hai explique que le destructeur faisait le travail dans les maisons égyptiennes, et D. dans lesmaisons juives. En effet, lorsque les Egyptiens ont entendu parler de la plaie à venir, ils ont pris leurs premiers nés et les ont mis dans les maisons juives afin de les sauver. Le destructeur ne pouvait pas entrer dans les maisons juives, mais D. le pouvait, etIl tua les premiers-nés égyptiens qui y étaient cachés. Par ailleurs, le destructeur qui rentrait dans les maisons Egyptiennes et ne trouvait pas de premier-né frappait le fils le plus âgé (comme l’explique Rashi sur 12 :30). Ainsi, les Egyptiens perdaient sur tous les tableaux : l’aîné caché dans la maison juive et le suivant chez lui !

 

Pourquoi D. a-t-Il tenu à délivrer Lui-mêmeles Hébreux ? Il aurait pu envoyer un ange! Par amour pour eux. 2. Car ils étaient parvenus à un tel degré d’impureté que seul D. pouvait les extirper d’Egypte (et encore, seuls 20% d’entre eux ont mérité de sortir !) 3. Car D. seul pouvait distinguer : (i) les premiers nés « cachés » issus de l’adultère des femmes égyptienne, et (ii) les Egyptiens qui avaient trouvé refuge dans les maisons juives et pensaient être protégés. Un ange, lui, se comporte comme un « robot » destructeur n’épargnant personne (comme on le voit par exemple dans l’histoire de Lot à Sodome).

 

Quel personnage majeur de l’histoire juiveest absent de la Haggadah, alors qu’il agrandement contribué à la sortie des juifs

d’Egypte ?C’est Moïse, qui n’apparaît qu’une seule fois audétour d’un verset dans le passage « Rabbi YossiHaguelili Omer ».

 

Pourquoi faut-il être gentils avec leschiens à Pessah, et notamment le premierjour ?Parce qu’ils n’ont pas aboyé contre les Hébreuxlorsqu’ils sont sortis d’Egypte (Chemot 11:7).

 

Comment peut-on déduire du fait que les chiens n’ont pas aboyé cette nuit là ? Que c’est D. lui-même qui est venu tuer les

premiers-nés, et pas l’ange de la mort car le Talmud Baba Kama 60b enseigne que lorsque l’ange de la mort arrive dans une ville, les chiens le sentent et poussent des cris plaintifs. Comme les premiers nés ont été tués par H. Lui même, les chiens sont restés

silencieux cette nuit là.

 

Quelle autre récompense H. a-t-il attribuéaux chiens pour ne pas avoir aboyé contreles Hébreux lorsqu’ils sont sortis d’Egypte? C’est pour cette raison que la Torah nous ordonne de leur donner à manger un animal trouvé déchiré dans un champ (Chemot 22:30). Aussi le Midrash YalkoutShimoni rapporte que lesexcréments de chiens servaient à tanner lespeaux sur lesquelles on écrivait Mezouzot, Tefilinet Sifrei Torah.

La nuit du Seder s’appelle aussi « LeilChemourim ». Pourquoi ?C’est une nuit où le peuple juif bénéficie d’uneprotection particulière assurée directement parD. Lui-même. Le Midrash raconte que c’est dansla première moitié de cette nuit que Abraham avaincu les 4 rois, la deuxième partie ayant étéréservée pour la sortie d’Egypte. Cette nuitcomporte en elle une énergie protectrice contreles forces du mal.

 

Quand la liturgie juivre mentionne-t-elleune deuxième « LeilChemourim » ?La nuit de Yom Kippour est qualifiée de « LeilChemourim » dans l’introduction aux Seli’hot lesoir de Yom Kippour (chant Michta’havimLehadrah). Comme à Pessah, c’est une nuit deprotection divine, 6 mois après.

 

Que signifie que D. a fait sortir un peuple du sein d’un autre peuple ?1. Lorsque D. vint délivrer le peuple d’Israeld’Egypte, chacune des plaies qu’Il envoya, visales Egyptiens, mais ne toucha pas les Juifs.2. Au niveau spirituel, les Juifs étaient devenusidolâtres en Egypte et D. a du les « prendre »,c’est à dire les élever spirituellement au sein d’unautre peuple d’idolâtres (les Egyptiens).

 

Pour illustrer la « grande terreur », laHaggadah nous rapporte le versetDevarim (4:34) : « Est-ce qu’une divinitéquelconque a-t-elle jamais tenté deprendre un peuple du sein d’un autrepeuple). » Qu’a de particulier ce verset ?C’est un des deux versets du Pentateuque quicomporte toutes les lettres de l’alphabet.

 

Quel verset du Pentateuque contientaussi toutes les lettres de l’alphabet ?Chemot (16:16).

 

La Haggadah nous dit que « OUVEHOTOT » (« avec des signes ») se réfère au bâton de Moïse. Citez quelques « signes » (i.e. miracles) qui ont été réalisés avec ce bâton ?1. Moïse l’a changé en serpent.2. Aharon, en frappant le Nil avec, a transformél’eau en sang et a fait sortir des grenouilles ; enfrappant la terre il en a fait sortir les poux.3. Moïse, en le dirigeant vers le ciel, a faittomber la grêle et fait venir les sauterelles.4. Moïse l’a utilisé à deux reprises dans le désertpour frapper un rocher et en faire sortir de l’eau.5. Moïse l’a levé en direction du ciel pour assurerà Israel la victoire face à Amalek.

 

Aharon aussi avait un bâton. A quelleoccasion a-t-il été l’objet d’un miracle ?Après la révolte de Kora’h, il a fleuri et s’estcouvert d’amandes pour confirmer la suprématied’Aharon comme Grand Prêtre (Bamidbar 17:16-26).

 

D’où venait le bâton de Moïse ?Le Midrash raconte que D. l’a créé le 6° jour dela création (Avot 5:9) et qu’il l’a donné à Adam.

Ce dernier l’a passé à ses descendants jusqu’àChem qui l’a donné à Abraham. Il est ensuitepassé à Isaac à Jacob et à Joseph. Quand cedernier est mort, Yithro, conseiller de Pharaons’en est emparé ; quand il s’est enfui d’Egypte, ill’a emmené avec lui et l’a planté dans son jardin.Là, plus personne n’arrivait à l’arracher du sol.Moïse fraichement arrivé d’Egypte put facilementl’arracher et en prit ainsi possession.

 

A quoi ressemblait le bâton de Moïse ?Il n’était pas en bois ; la tradition le décrit commeétant taillé dans une pierre précieuse appelée »Sanpirinon » (que certains assimilent au saphir).Sur ce bâton étaient inscrits le Nom divin, lesnoms des Patriarches, et les plaies d’Egyptesous la forme : « Detsa’h – Hadash – Behah’av »comme l’indique Rabbi Yehouda dans laHaggadah.

 

Qu’est devenu le bâton de Moïse après samort ?Il a été mis de côté pour le roi David, puis a ététransmis à tous les rois de Judah. Le Machiah lerécupérera et détruira avec les ennemis d’Israel.1. Parce ce que nous ne devons pas nous réjouirde la souffrance de nos ennemis . De même, on ne récite pas le Hallelcomplet le 7° jour de Pessah car c’est le jour oùles Egyptiens ont été engloutis dans la MerRouge.

 

Pourquoi verse-t-on du vin à l’énoncé des plaies et combien de fois « gâche-t-on » un peu de vin pendant le Seder ?

A chaque plaie le nombre d’Egyptiensdiminuait, comme le vin dans la coupe.16 fois (voir instructions dans la Haggadah).

 

Pourquoi certains ont-ils l’habituded’utiliser un doigt pour verser le vin ?Après la 3° plaie (les poux) les magicienségyptiens ont déclaré : c’est le doigt de D.(Chemot 8 :15). On peut symboliquement enconclure que D. a envoyé les plaies avec un seulde Ses « Doigts », sans même utiliser Sa « Main ».

 

Pourquoi Pharaon allait-il au Nil chaquematin?Il faisait ses besoins discrètement de bon matindans le Nil, car il se faisait passer pour un dieu.C’est là que Moïse allait parfois l’avertir de laprochaine plaie.

 

Pour quel prétexte Pharaon a-t-il refusé le départ des enfants avec leurs parents dans le désert?Rachi – Chemot 10:11 – Car les enfants n’offrent pas de sacrifice et n’avaient donc pas besoin de quitter l’Egypte.

 

Comment les plaies ont-elles permis derésoudre les conflits frontaliers qu’avaitl’Egypte avec ses voisins ?De l’autre côté de la frontière, les plaies ne semanifestaient pas : eau limpide, pas degrenouille, pas de vermine, etc.

 

Quand l’Egypte est-elle passée du rougeau vert ?Lorsque la plaie du sang a été remplacée parcelle des grenouilles.

Combien de temps durait chaque plaie ?Sept jours ; chaque plaie durait un quart demois. Les autres trois quarts de mois, Moïseavertissait et mettait en garde les égyptiens.

 

Quelles sont les deux plaies dont une partie a été remise à plus tard ?1. La plaie de la grêle : la grêle s’est arrêtée netdans le ciel, puis est retombée du temps deJosué pour l’aider à conquérir la terre deCanaan. Enfin, elle retombera à la fin des tempslors de la guerre de Gog et Magog.2. La plaie de l’obscurité qui n’a duré que sixjours. Le septième jour a été réservé pour semerla confusion dans le camp Egyptien lorsque lesHébreux ont traversé la Mer Rouge.

 

Pourquoi Moïse n’a-t-il pas lui-mêmefrappé le Nil et a donné cette tâche à sonfrère Aharon ?Par reconnaissance, car le Nil l’avait protégélorsqu’il y avait été jeté bébé, et, il ne voulait pasle frapper.

 

A part dans le Nil, où l’eau s’était-ellechangé en sang ?Toutes les eaux d’Egypte ont été changées ensang : dans les rivières, les canaux, les lacs,même dans les ustensiles.

 

Que sont devenus les poissons du Nil ?Ils sont morts, ce qui entraina une puanteurépouvantable dans tout le pays d’Egypte.

 

Au-delà des étendues d’eau, où trouvait-on du sang ?Partout, car l’humidité des maisons, desustensiles et des vêtements se changeait aussien sang ; tous les objets de la vie quotidienne enétaient ainsi maculés.

Que pouvaient boire les Egyptiens ?Rien. Même les jus de fruit furent transformés ensang.

 

Pourquoi les Egyptiens avaient quandmême le goût du sang dans leur bouche,même s’ils ne buvaient rien ?Parce que leur salive s’était aussi changée ensang.

 

Comment les Egyptiens pouvaient-ilsobtenir de l’eau pendant cette plaie ?Ils devaient l’acheter auprès des Hébreux,

souvent à prix d’or. Ce fut la première occasionoù ils s’enrichirent aux dépends des Egyptiens.

 

Quelle a été la réaction de Pharaon aprèscette plaie ?Il s’est enfermé dans son palais et a attenduqu’elle passe.

 

Comment a commencé la plaie desgrenouilles ?Avec une seule grenouille qui se multipliaitquand on la frappait.

 

Si à chaque fois que les Egyptiensfrappaient une grenouille elle se multipliait,pourquoi n’ont-ils pas arrêté ?

Parce que la colère les aveuglait et qu’ils étaientincapables de raisonner logiquement. NosSages comparent la colère à l’idolâtrie, et nousdevons l’éviter à tout prix, car elle conduit auxpires excès.

 

Qui fut la première personne victime desgrenouilles ?Pharaon. Elles sont arrivées en file indiennedevant son palais et se sont introduites partout.

 

Pourquoi les Egyptiens avaient encore desdifficultés à boire lorsque la plaie desgrenouilles les frappa ?

Parce que lorsqu’ils se versaient une boissondans un verre, celui-ci se remplissaitimmédiatement de grenouilles.

 

Les Egyptiens pensaient pouvoir échapperaux grenouilles en se barricadant dansleurs maisons, fermants portes etfenêtres. Pourquoi cela ne servait-il à rien?Parce que que les grenouilles creusaient desgaleries et arrivaient par le sous-sol. Ellesarrivaient même à forcer les sols des maisonspavées de marbre.

 

Comment les grenouilles empêchaientellesles Egyptiens de faire du pain ?Lorsqu’un Egyptien voulait faire du pain, les

grenouilles commençaient par manger la pâte,puis entraient dans le four pour le refroidir, etenfin, s’introduisaient dans le pain lui-même.

Que sous-entendait Moïse en disant à Pharaon que les grenouilles seraient « dans vous et dans votre nation » Chemot 7:29) ?  Car les grenouilles entraient dans les entrailles des égyptiens et croassaient.

On voit dans Chemot 7:22 and 8:3 que lessorciers égyptiens étaient aussi capablede changer l’eau en sang et de faire

apparaître des grenouilles. Alors pourquoiPharaon aurait dû croire que Moïse étaitenvoyé par D. ?

Bien que les sorciers de Pharaon pouvaitdéclencher les deux premières plaies, ils nepouvaient pas les arrêter. Seul Moïse pouvaitrechanger le sang en eau et se débarrasser desgrenouilles.

 

Pourquoi les Egyptiens ne pouvaient-ilsplus se parler l’un à l’autre ?Car leurs voix étaient couvertes par lecroassement des grenouilles qui habitaient leursentrailles.

 

Comment ont disparu les grenouilles ?D. a laissé leur cadavre pourrir dans toutel’Egypte, provoquant une puanteurépouvantable.

 

Pourquoi Moïse n’était-il pas celui qui afrappé la terre pour lancer la plaie de lavermine?Car la terre l’avait protégé quand il avait tuél’égyptien « il le cacha dans le sable » (2 :12).

Comment a été déclenchée cette plaie ?Aharon a frappé la terre avec le bâton de Moïse.

 

Qui était touché par la vermine ?Elle infestait les hommes et les animaux, àl’exception, bien sûr, des Hébreux.

 

A quelle occasion les sorciers Egyptiensont-ils déclaré : « Ceci est le doigt de D. » ?Lorsqu’ils ont été incapables de reproduire la plaiede la vermine (Chemot 8:15).

 

Pourquoi les sorciers égyptiens nepouvaient-ils pas faire apparaître lavermine avec leur magie?Car la magie est sans pouvoir sur une créatureplus petite qu’un grain d’orge.

 

Jusqu’à quelle profondeur le sol était-ilinfesté de vermine ?La terre avait été entièrement transformée envermine sur une profondeur de plus d’une Ama(environ 50 cm). Les Egyptiens s’enfonçaientdonc jusqu’aux genoux dans ce sol grouillant, ce

qui rendait toute progression difficile.

 

Qui avait prophétisé que le sol d’Egypteserait un jour transformé en vermine et ademandé à ne pas y être enterré ?

Notre patriarche Jacob.

 

Quelle a été la réaction de Pharaon aprèscette plaie ?Aucune. Il a endurci son cœur et n’a pas écoutéses sorciers qui lui disaient que c’était le doigt deD.

 

Comment a été déclenchée cette plaie ? C’est D. Lui-même qui a déclenché la plaie.

Où apparaissaient ces bêtes sauvages ?Partout : dans la mer, sur terre et dans le ciel. D.envoya notamment le « Silonit », une pieuvregéante munie de tentacules longues de dix Amot(5m) qui sortait de l’eau pour terroriser lespopulations. Il envoya aussi des escadrons deféroces moustiques et d’oiseaux de proie quiattaquaient les Egyptiens

 

Pourquoi leurs attaques étaient-ellesparticulièrement efficace ?Car, malgré leur diversité, elles n’avaient paspeur les unes des autres et n’avaient qu’unobjectif : attaquer les Egyptiens.

 

Comment les juifs de protégeaient-ils ?D’une part ces bêtes sauvages ne rentrèrent pasdans Gochen, lieu d’habitation principale desjuifs. D’autre part, même si un juif s’aventurait endehors de Gochen, les bêtes sauvages nel’attaquaient pas.

 

Pourquoi contrairement aux grenouilles,les bêtes sauvages ne sont-elles pasmortes?Car les égyptiens auraient pu tirer profit de leurchair consommable et de leurs peaux. Les bêtessauvages disparurent donc purement etsimplement.

 

Comment a été déclenchée cette plaie ? C’est D. Lui-même qui a déclenché la plaie.

 

En quoi peut-on dire que la peste était uneplaie à « tête chercheuse » ?Dans un même troupeau, elles ne touchaient

que les animaux appartenant aux Egyptiens.

 

Pourquoi aucun animal appartenant à unjuif, même très malade, ne mourut durantcette plaie ?Afin que les Egyptiens ne puissent pas êtretentés de croire que les juifs étaient eux aussivictimes de cette plaie.

 

Quels sont les trois miracles qui ont permis le déclenchement de la plaie des ulcères ? Moïse a recueilli de la suie dans ses mains et l’alancé vers le ciel sous les yeux de Pharaon.Cette suie est retombée sur toute l’Egypteprovoquant de terribles ulcères.1. Moïse put contenir dans une seule main toutela cendre que lui et Aharon avait été rassembléedans leurs deux mains.2. Moïse lança cette cendre (substance très

légère) jusqu’au Trône Céleste.3. La cendre retomba sur tout le pays d’Egypteet provoqua des ulcères.

 

Qui furent les victimes des ulcères ? Les hommes et les animaux.

Pourquoi les sorciers égyptiens nepouvaient-ils pas apparaître devant Moïsepour essayer de le contrer ?

Parce qu’ils étaient frappés par les ulcères et nepouvaient pas se tenir debout.

 

Il est écrit au verset (9:6) : « tout le bétail de l’Egypte a péri ». puis au verset (9:9) : « ) elle deviendra une éruption d’ulcères

sur les hommes et les animaux) » Comment est ce possible, si tout le bétail est déjà mort ?

  1. La plaie n’avait atteint que les animaux dansles champs et pas ceux qui avaient été mis àl’abri
  2. Les animaux des juifs n’ayant pas été touchéspar la précédente plaie de la peste, ils lesvendaient à prix d’or aux Egyptiens qui enavaient désespérement besoin pour les travauxdes champs. Ce fut la deuxième occasion où ilss’enrichirent aux dépends des Egyptiens.

 

Quelle a été la réaction de Pharaon aprèscette plaie ?Pharaon était sur le point de craquer et, cettefois-ci, c’est D. Lui-même qui endurcit son coeur,et il ne laissa pas partir les Hébreux.

Comment a été déclenchée la plaie la grêle ?Moïse étendit son bâton vers le ciel et déclenchaainsi la grêle.

En quoi la grêle provoquée par Moïse étaitelleun phénomène miraculeux ?Elles étaient mêlée de feu, ce qui était un

miracle dans un miracle car la grêle estcomposée d’eau : le feu ne s’éteignait pas etl’eau ne s’évaporait pas.

 

Pourquoi la grêle provoqua-t-elle de sigros dégâts ?Les grêlons étaient affutés comme descouteaux, et le feu achevait le travail.

 

Quelles plantes ont été épargnées par lagrêle ?Le blé et l’épeautre n’ont pas été touchés car,germant tardivement, ils étaient encore verts ettrès souples. Par contre le lin et l’orge, plusprécoces et déjà sous forme de tiges solides, ontété entièrement détruits.

 

Qu’advenait-il de la grêle une fois tombéeau sol ?Elle ne fondait pas et s’empilait en tas, gênantles mouvements des Egyptiens.

 

Qu’est-ce qui est miraculeux sur lamanière dont la grêle s’est arrêtée detomber?Elle est restée suspendue en l’air et n’est pastombée au sol. Il est en effet écrit (Chemot 9:33) « la grêle cessa et la pluie n’atteignit pas laterre ».

 

Quand cette grêle est-elle finalementretombée ?La grêle resta suspendue en l’air durant 41 ansjusqu’au moment où elle aida Josué à conquérirla terre de Canaan en s’abattant sur sesennemis (Josué 10:11). Enfin, elle retombera àla fin des temps lors de la guerre de Gog etMagog (Ezekiel 38:22).

 

Comment a été déclenchée la plaie des sauterelles ?Moïse étendit son bâton vers le ciel et H. suscitaun vent violent qui apporta un nuage desauterelles.

 

Qu’avaient de particulier ces sauterelles ?Elles étaient munies de griffes, de dents et decornes pour blesser les Egyptiens.

 

En quoi les sauterelles ont-elles été unprélude à la plaie des ténèbres ?Le ciel en étant rempli cachant complètement le

soleil. Même pendant la journée, les Egyptiensétaient donc dans les ténèbres.

 

Les plaies ont épargné les Hébreux àl’exception des sauterelles qui ont anéantitoute végétation sur « toute la terre

d’Egypte » (Chemot 10:15). Pourquoi ?Le blé est moissonné à Shavouot. Or lesHébreux ont quitté l’Egypte à Pessah. Si les

sauterelles avaient épargné leurs champs, seulsles Egyptiens en auraient profité !

 

Comment les Egyptiens avaient-ils penséprofiter des sauterelles ?Lessauterelles  furent emportées par le ventd’Ouest qui les précipita dans la Mer Rouge.

 

Pourquoi n’ont-ils pas pu profiter des sauterelles mortes qu’il avaient déjà conservé dans le sel ? Elles se sont levées et jeter aussi à la mer.

 

Comment a été déclenchée la plaie de l’obscurité ?Moïse leva une main vers le ciel et H. suscital’obscurité dans toute l’Egypte.

 

Dans la plaie des ténèbres, quelles sontles différences entre l’obscurité des troispremiers jours et celle des trois derniers

jours?Durant les trois premiers jours ils ne pouvaientpas voir alors que durant les trois derniers, lesténèbres étaient devenues tellement épaissesqu’ils ne pouvaient même plus bouger.

 

D’où venaient ces ténèbres ?Certains commentateurs disent qu’elles venaientdu Guehinam.

 

De quels miracles bénéficièrent les juifspendant cette plaie ?Non seulement les ténèbres ne touchèrent pasGochen, mais quand un juif s’aventurait endehors de ce territoire, le chemin s’illuminait pourlui (même pendant la nuit !) Quand il rentrait

dans la maison d’un Egyptien, les trésors cachéslui apparaissaient, comme dans un appareil àrayon X.

 

Que faisaient les juifs durant cette plaie ?Ils visitaient les maisons des Egyptiens pouridentifier les trésors cachés qu’ils leursdemanderont lorsqu’ils sortiront d’Egypte.

 

Qui étaient les juifs morts pendant la plaiedes ténèbres ?Ceux qui ne voulaient pas sortir d’Egypte.

 

Cette plaie n’a duré que six jours alorsqu’en général, les plaies duraient septjours. Pourquoi ?Le septième jour a été réservé pour semer laconfusion dans le camp Egyptien lorsque lesHébreux ont traversé la Mer Rouge.

 

Pourquoi D. a-t-il tué les juifs rebelles spécifiquement pendant cette plaie ?  1. C’était l’avant dernière plaie, et comme chaque plaie durait un mois, D. avait ainsi donné à ceux qui ne voulaient pas sortir d’Egypte un délai de huit mois à partir de la première plaie pour changer d’avis. 2. Afin que les Egyptiens ne puissent pas se réjouir de la mort d’un grand nombre de juifs, puisqu’ils étaient enterrés alors que les Egyptiens étaient prisonniers des ténèbres.

En quoi la plaie des ténèbres était-ellespirituellement dévastatrice pour lesEgyptiens ?Parce qu’elle ridiculisait Ra, leur dieu du soleil,qui était vénéré partout en Egypte.

 

Quel pourcentage d’Hébreux est mort pendant la plaie des ténèbres?

Hamichasoit à raison de un sur cinq, les autres quatre cinquièmes étaient morts pendant les trois jours de ténèbres. Certains disent que seul 1 sur 50 juifs sont sortis d’Egypte ; d’autres 1 sur 500 !

 

Quelle a été la réaction de Pharaon aprèscette plaie ?D. durcit son coeur et il refusa de renvoyer lesHébreux. Il se mit même en colère contre Moïselui intimant de ne plus se présenter devant luisous peine de mort.Comme Pharaon avait interdit à Moïse de seprésenter devant lui, exceptionnellement Moïsel’avait prévenu, lors de leur dernière rencontre,de la plaie à venir.

De plus, Pharaon avait été prévenu dès sapremière entrevue avec Moïse : « si tu refusesde renvoyer (Israel), je tuerai ton premier-né »(Chemot 4:23).

 

Comment a été déclenchée cette plaie ?D. Lui-même est passé à minuit à traversl’Egypte pour exterminer les premiers-nés.

 

Comment les juifs se sont-ils protégéspendant cette plaie ?Ils ont badigeonné le sang de l’agneau pascalsur le linteau et les poteaux de leur porte.

 

Qui a été frappé par cette plaie parmi lesEgyptiens ?Tous les premiers nés, hommes et femmes.

 

Pourquoi y-a-t-il eu beaucoup plus de morts que prévus à l’occasion de la plaie des premiers-nés ?La plaie des premiers-nés a  également frappé les captifs, les esclaves et les animaux.

Pourquoi ? Les captifs, pour qu’ils ne puissent pas dire queleurs dieux les vengeaient en frappant lesEgyptiens. Les esclaves, car ils opprimaientaussi les Hébreux et se réjouissaient de leurssouffrances. Les animaux car les égyptiens enavaient fait leurs idoles

 

Pourquoi la plaie de la mort des premiersnésest-elle la seule plaie à porter un nomdouble (MAKAT BE’HOROT) ?

Car elle correspond à deux plaies : (i) la guerrecivile déclenchée par les premiers-nés qui,craignant pour leur vie, voulaient faire partir lesHébreux malgré le refus de Pharaon ; (ii) la mortdes premiers nés eux-mêmes.

 

Pourquoi la plaie des premiers-nés est laseule où D. a dû assurer une protectionparticulières aux juifs (le sang sur les

portes), ce qui n’avait pas été le cas desautres plaies ?

Les neuf premières plaies avaient pour but depunir les égyptiens des souffrances infligées auxjuifs ; il n’y avait donc aucune raison que cesderniers soient touchés. Mais la dernière plaieavait notamment pour objet de détruire toutes lesidoles d’Egypte : (Chemot 12:10) : « …et je feraijustice contre tous les dieux d’Egypte… ». Tout cequi était lié à l’idolâtrie devait donc être détruit etnotamment les premiers nés qui assuraient lesfonctions de prêtres. Les juifs qui avaient subides influences idolâtres étaient donc aussimenacés par cette plaie, et D. dût assurer uneprotection particulière de leurs premiers nés.

 

Lors de la plaie des premiers nés, toutesles idoles d’Egypte ont été détruites àl’exception d’une seule laquelle?Il s’agit de Baal Tsefon, l’idole la plus puissanted’Egypte.

 

Pourquoi les Egyptiens ont-ils poursuivi les Hébreux jusqu’au bord de la Mer Rouge ?Comme l’idolea été épargnée les  égyptiens ont crus qu’elle était troppuissante pour être détruite par Achemce qui à inciter à attaquer les Hébreux quicampaient face à elle au bord de la Mer Rouge.

 

Quels premiers-nés ont été épargnés parcette plaie parmi les Egyptiens ?1. Pharaon, et c’est pour cela qu’il demande à Moïse de prier pour lui. D voulait qu’il assiste en direct à la destruction de son armée dans la Mer Rouge.2. Batia, la fille première-née de Pharaon, pour le mérite d’avoir sauvé Moïse. Tous les premiers nés non égyptiens qui résidaient en Egypte ont aussi été frappés, ainsi que tous les premiers nés égyptiens qui résidaient à l’étranger. Par ailleurs,Les femmes égyptiennes n’étaient pas fidèles à leur mari ; elles les trompaient avec de jeunes célibataires et avaient des enfants qui étaient les premiers nés de leurs pères naturels. Elles pouvaient donc ainsi avoir plusieurs premiers nés de leurs pères, et certaines en avaient jusqu’à cinq.

 

La plaie des premiers-nés a eu lieuexactement à minuit (Chemot 12:29).Pourquoi Moïse a-t-il dit à Pharaon qu’elle

aurait lieu aux environs de minuit (Chemot11:4) ?Moïse voulait se protéger d’une erreur due auxmauvais calculs des astrologues qui l’auraienttraité de menteur.Le HatamSofer rappelle que Rachi (14 :15) ditqu’Abraham combattit les rois le soir de Pessah :la première partie de la nuit fut réservée pour lemiracle de sa victoire sur les rois alors que ladeuxième moitié (à partir de minuit) fut réservéepour le miracle de la mort des premiers nés et dela sortie d’Egypte. Comme le premier miracleest intervenu en Israel, le deuxièmecommencerait à minuit à l’heure d’Israel. Commeil y avait une petite différence entre le minuit enEgypte et le minuit en Israel, Moïse a indiquéque la plaie se déclencherait approximativementà minuit (heure égyptienne), mais qui seraitexactement minuit à l’heure israélienne.

 

D’après certains commentateur, D. est « passé » (un des sens de « Pessah ») d’une maison à l’autre pour y tuer les premiers nés qui y résidaient. Comment concilier cette opinion avec le fait que D. a frappé exactement à minuit, impliquant qu’ils sont tous morts en même temps ?L’exact minuit astronomique n’étant le même quesur les points d’un même méridiengéographique, D. progressait d’Est en Ouest,frappant simultanément à chaque instant toutesles maisons situées sur le méridien où, à cetinstant précis, il était exactement minuit.Cela explique pourquoi Moïse a dit à Pharaonque la plaie aurait lieu « aux environs de minuit. »

 

Pourquoi Pharaon refusait-il de laisser partir les juifs lorsque Moïse le menaçait d’une nouvelle plaie sachant que compte

tenu de son expérience, elle avait toutes les chances de se réaliser ? 1. Ses sentiments, et notamment sa haine des juifs l’aveuglaient et l’empêchait de raisonner logiquement. 2. Les Egyptiens pensaient que différents dieux étaient en charge de la nature et, après chaque plaie, Pharaon pensait que le prochain dieu pourrait résister. Ce n’est qu’après que les plaies eurent successivement touché l’eau et le soussol, la terre et le ciel (plus la mort des premiers nés)que Pharaon dût reconnaître que D. gouvernait tout l’univers. 3. Parce qu’ils regrettaient d’avoir laisser partir une main d’oeuvre gratuite. 4. Pour récupérer les objets qu’ils leur avaient prêtés.

 

Comment sont divisées les plaies selonRabbi Yehouda ?En trois groupes de trois correspondant aux acrostiches : « Detsa’h – Adach – Beha’hav. » 1. Chaque groupe correspondait à un domaine : (i) le sous-sol et les eaux ; (ii) le sol ; (iii) le ciel ; la dernière plaie étant à part. 2. Chaque groupe était destiné à enseigner une leçon à Pharaon : (1) : D. existe ; (2) : D. ne s’est pas « retiré » du monde, mais Il y intervient activement ; (3) : seul D. a de tels pouvoirs, c’est lui le « Patron ».

Comment Moïse prévenait-il Pharaon de l’arrivée d’une plaie ?Pour la première plaie de chaque groupe, Moïse allait prévenir Pharaon tôt le matin, alors qu’il faisait ses besoins au bord du Nil (sang, bêtes sauvages, grêle).Pour la seconde plaie de chaque groupe, Moïse se rendait au palais de Pharaon pour le prévenir de la plaie imminente (grenouilles, peste, sauterelles). Pour la troisième plaie de chaque groupe, Pharaon n’était pas prévenu (vermine, ulcères, ténèbres).

 

Combien de jours après la sortie d’EgypteMoïse a-t-il ouvert la Mer Rouge ?Sept jours.

 

Quel phénomène mondial miraculeux aaccompagné l’ouverture de la Mer Rouge?Toutes les eaux du monde se sont séparées

les lacs, les étangs, les rivières, les flaquesd’eau, les citernes ; même le contenu d’un verrese séparait en deux.

 

Comment Moïse a-t-il ouvert et refermé laMer Rouge ?Il n’a pas utilisé son bâton ; il a simplement étendu sa main – Chemot (14:21) et (14:27). C’était pour faire taire certains contestataires qui prétendaient que Moïse n’avait rien de spécial, et que s’ils avaient eu son bâton, ils auraient fait autant de miracles que lui.

 

Quel a été l’itinéraire des Hébreux dans laMer Rouge ? Ont-ils traversé la Mer ?Ils se sont contentés de parcourir un demi- cercle et de revenir sur le même rivage. Un simple coup d’oeil sur la carte de la région montre qu’ils n’avaient pas besoin de traverser la mer pour atteindre le désert du Sinaï. Leur promenade dans la Mer Rouge avait pour seul but de noyer les égyptiens

 

Citer plusieurs miracles dont ont bénéficié les Hébreux quand ils ont traversé la Mer Rouge ? La mer s’est fendue en 12 passages, afin quechaque tribu ait un chemin séparé.Le chemin était pavé (il n’y avait pas de boue).Les murailles de la mer avaient l’éclat de pierresprécieuses.Quiconque avait une petite faim pouvait y cueillirdes pommes, des grenades ou autres fruitsdélicieux.Des sources d’eau douce y jaillissaient pourdésaltérer ceux qui avaient soif.Un vent venu du Gan Eden y amenait desodeurs agréables.

 

Lorsque la Torah parle des Egyptiensdans la Mer Rouge, elle ditsuccessivement qu’ils étaient comme despierres (15:5), comme de la paille (15:7) etcomme du plomb (15:10). Pourquoi ?Rachi sur (15:5) explique que les moinsméchants des Egyptiens étaient comme duplomb : ils coulaient vite et mourraientimmédiatement. Les méchants normaux comme

des pierres : ils coulaient moins vite etsouffraient plus. Les très méchants comme de lapaille : ballotés dans une agonie sans fin.

 

Quand D. a-t-il réitéré le miracle de la MerRouge, toutefois à une échelle moindre ?40 ans après la sortie d’Egypte, afin depermettre aux Hébreux de pénétrer en Israel, D.a miraculeusement séparé les eaux du Jourdainpour qu’ils le passent à pied sec.

 

Les Hébreux n’ont eu vraiment foi en D.que lorsqu’ils ont vu le rivage de la MerRouge jonché de cadavres. Pourquoi ?

Jusque là, ils n’étaient pas sûrs que lesEgyptiens avaient été noyés, et ils craignaientqu’ils ne surgissent et viennent les  surprendre.

 

Pourquoi les Egyptiens morts ont-ils étérejetés sur le rivage de la mer?Pour rassurer les hébreux qui, en voyant ladépouille des égyptiens, ne craignirent plusd’être encore poursuivis ; et également pourrécupérer leurs richesses.

 

Comment sait-on que l’ange de la mern’est pas juif ?Parce que D. a accepté de lui emprunter avecintérêt. L’ange de la mer a en effet accepté derejeter sur le rivage les 600 chariots et lescadavres des égyptiens àcondition que D. lui promette d’engloutir dans lefutur les 900 chariots (soit +50%) de Sissera(Talmud Pessa’him 118b et Ere’hin 15a)

 

Combien de fois le nom de Moïse est citédans la Haggadah ?Une fois. Dans le paragraphe Rabbi Yossi quicite le verset introduisant la Chira (Chemot14:31) où le nom de Moïse apparaît. Et encore,dans certains manuscrits, le verset n’apparait pas.

Pourquoi Moïse n’est-il pratiquement pascité dans la Haggadah ?Pour bien nous faire comprendre que c’est D.seul qui nous a fait sortir d’Egypte et que Moïsen’a fait qu’accompagner le processus. D’ailleurs,la seule fois où il est cité, il est qualifié de

« serviteur de D. » pour bien insister sur sa totaledépendance à D. Aussi les enfants de Moïse n’ont pas participé à lasortie d’Egypte (ils étaient à Midian et sontarrivés plus tard, avec Yithro), contrairementaux autres enfants juifs. Ce sont donc les

premiers à avoir écouté la Haggadah de leurpère qui, étant le plus modeste des hommes, n’apas voulu ce mettre en avant !

 

Combien de fois EliyahouHanavi est-il citédans la Haggadah ?Une fois dans le Birkat Amazonashkenaz.

 

Combien de fois Joseph est-il cité dans laHaggadah ?Une fois, dans le Hallel : YossefHachemAleichem

 

Pourquoi H. nous a-t-Il sorti d’Egypte parétapes ?1. Pour donner à Pharaon une chance de faire Teshouva après chaque plaie.

  1. Chaque plaie punissait une forme particulière de persécution exercée par les égyptiens. 3. Un grand nombre de miracles sur une longue période était nécessaire pour renforcer la foi des Hébreux. Car nous n’étions pas prêt spirituellement ; nous n’aurions pas survécu. Il a préparé un programme adapté et c’est de cela que nous le remercions.
  2. Afin de multiplier les louanges à D. Les plaies étaient loin d’être simples et chacune comportait de nombreux miracles justifiant de multiplier les louanges. 5. Le Gaon de Vilna explique que dans Chemot (15,26) et Devarim (7 :15), D. nous dit : «Toute les souffrances que j’ai infligées à l’Egypte, je ne vous les infligerai pas, …et je les infligerai à tous vos ennemis». Donc, nous avons intérêt à ce que ces souffrances soient très nombreuses !

 

Chaque étape aurait-ellevraiment été suffisante ?La Haggadah veut nous dire que chaque étapeaurait été une raison suffisante pour remercier D.Et elle détaille les bontés qu’Il nous a prodigués(comme, dans les bénédictions du matin, on

détaille les bontés que D. nous prodiguequotidiennement alors qu’on aurait pu secontenter d’une bénédiction globale).

 

De quoi Dayenou nous procure-t-ill’expiation ?Des plaintes des Hébreux dans le désert. Eneffet, il n’y a pas eu une étape où ils ne se sontpas plaints sauf lorsqu’ils étaient réunis devant leMont Sinai pour recevoir la Torah (Rachi surChemot 19:2). En chantant Dayenou, remerciantD. pour chacune de ces étapes, nous faisonsexpiation des plaintes de nos ancêtres.

 

Combien d’étapes comporte Dayenou ?Quinze étapes correspondant aux 15 marchesqui séparaient le parvis du Temple, sur

lesquelles se tenaient les Lévites qui chantaientles 15 Psaumes « ChirHamaalot » composés parle roi David. Remarquons que le Seder comporteaussi 15 étapes.

 

Comment déduit-on de Dayenou que lesol de la Mer Rouge n’était pas boueuxlorsqu’elle s’est ouverte pour laisserpasser les Hébreux ?On voit que non seulement H. a divisé la merpour nous, mais encore qu’Il nous l’a fait passerà pied sec (‘Harava) c’est-à-dire qu’il n’y avaitpas une goutte d’humidité ; il en a fait une routepavée !

 

Pendant combien de temps les Hébreuxont-ils mangé la manne dans le désert ?Pendant 40 ans.

Elle prenait le goût que l’on désiraitElle était absorbée en totalité par le corps, c’està-dire qu’une personne qui ne se nourrissait quede manne n’avait pas de déchets corporels àévacuer.Selon le Talmud Yoma 75a, la mannepouvait prendre le goût de tous lesaliments, à l’exception de cinq. Lesquels etpourquoi ?Le concombre, le melon, le poireau, l’oignon etl’ail car ces aliments sont nocifs pour les fœtus et les bébés, et devaient donc être évités par lesfemmes enceintes.

 

Quelle quantité de manne tombait chaquejour ?Elle tombait pendant lanuit et recouvrait le désert aux alentours du

camp des Hébreux sur une hauteur de plusieursmètres. Elle fondait ensuite au soleil.

 

Chacun pouvait-il en ramasser autant qu’ilvoulait ?Quelque soit la quantité ramassée, chacun seretrouvait in fine avec la même quantité.

 

Pouvait-on conserver longtemps la manne?Non. Elle pourrissait au bout d’un jour, sauf levendredi où il en tombait une double portion quise conservait jusqu’au samedi soir.

 

Comment les nations du monde ont-ellesconnu le goût de la manne?La manne se transformait en ruisseau où les

animaux buvaient. Les peuples du monde leschassaient et retrouvaient le goût de la manne.

 

La manne a-t-elle complètement disparueune fois que les Hébreux sont entrés enterre de Canaan ?

Non. D. a demandé à Moïse de conserver unejarre de manne (qui se conservaitmiraculeusement) afin que les futures

générations voient ce que leurs ancêtres ontmangé quand Il les a sortis d’Egypte (Chemot16:33).

 

Quel prophète réprimandait les Hébreuxen leur montrant la jarre de manne queMoïse avait conservée en dépôt?

Jérémie : quand les Hébreux n’étudiaient pas laTorah sous prétexte qu’ils devaient travaillerpour vivre, il leur montrait la jarre de manne.

 

Selon Rachi sur Chemot (15:25), certainscommandements ont été donnés Mara, dont le respect duChabbat. Comment apprend-on cela de cepassage ?Le Chabbat est cité avant le don de la Torah, cequi confirme qu’il a été donné à Mara.

 

Quelle bénédiction disait les Hébreuxlorsqu’ils mangeaient de la Manne dans ledésert ? 1. Le Rama de Pano écrit qu’ils disaient : « Béni sois-tu, H. notre D. Maître de l’univers Qui fait descendre le pain du ciel ». 2. D’autres disent qu’aucune bénédiction n’était prononcée car l’obligation de bénir ne concerne que les nourritures terrestres, alors que la Manne était céleste. 3. Une troisième opinion est qu’ils disaient « ….Borei Mine Mezonot » : qui crée toute sorte de nourritures 4. Une quatrième opinion est qu’il n’y avait pas de bénédiction fixe car chaque personne pouvant donner à la Manne le goût qu’elle voulait, la bénédiction dépendait de ce goût.

 

Comment peut-on comprendre que sinous avions été rassemblés au MontSinaï, à deux doigts de recevoir la Torah,mais néanmoins sans la recevoir, celanous aurait suffi ?Lorsque nous sommes arrivés au Mont Sinaï,Rachi (sur Chemot 19:2) indique que c’est laseule fois où notre peuple a été totalement uni : »comme un seul homme, avec un seul coeur ».C’est ce sentiment d’unité exceptionnel qui nousaurait suffi, même si nous n’avions pas reçu laTorah.

 

Le Talmud Sanhedrin 42a nous dit d’uneMitsva de la Torah que si c’était la seuleque D. nous avait donné, cela nous auraitsuffit. De quel Mitsva s’agit-il ? Et en quoiest-elle tellement importante ?Il s’agit de la BirkatHalevana, la bénédiction de

lune. Le Talmud nous enseigne que bénir la luneau début du mois équivaut à accueillir laShe’hina (la présence divine). C’est d’ailleurspour cette raison que nous devons réciter cettebénédiction debout.

 

Que vient nous apprendre de plus ALA’HAT KAMA VEKAM, texte récapitulatifqui suit DAYENOU ?

Rien de nouveau. Il nous permet juste derenouveler notre gratitude à H. et de rallonger lerécit de la sortie d’Egypte.

 

Un aveugle est-il tenu à l’obligation de laHaggadah ?Le Talmud Pessa’him 116b discute ce point, cequi nous montre à quel point les symbolesvisuels sont importants dans la cérémonie duSeder. Selon la Hala’ha, il y est tenu.Pessah symbolise le fait que H. est passé audessusde nos maisons en Egypte, nousprotégeant alors qu’il tuait les Egyptiens.

 

Pourquoi ne pointe-t-on pas le Zeroah ?Parce que cela pourrait conduire certainsparticipants au Seder à penser qu’il s’agit

réellement du Korban Pessah.

 

Qu’ont fait les Hébreux en Egypte avec lesang du Korban Pessah ?Ils l’ont badigeonné sur les deux poteauxencadrant la porte, et le linteau de la maison.

 

Comment le Korban Pessah devait-il êtrepréparé, et avec quoi devait-il être mangé?Il ne pouvait être que rôti (et pas cuit ou bouilli)et devait être mangé avec des Matsot et desherbes amères.

 

Comment les Hébreux ont-ils mangé leKorban Pessah en Egypte ?A la hâte, la ceinture aux reins, les chaussuresaux pieds et le bâton à la main.

 

La Torah stipule que le Korban Pessah nepeut pas être mangé par un incirconcis(Chemot 12:48). Les juifs étaient-ils

circoncis lorsqu’ils sont sortis d’Egypte ?Selon le Midrash, lorsque Moïse demanda auxjuifs de se circoncire pour consommer le KorbanPessah, beaucoup hésitèrent. D. lui ordonnaalors de rôtir immédiatement son Korban Pessahet Il y attacha les vents du Gan Eden qui endiffusèrent l’arôme dans toute l’Egypte. Les juifsaffluèrent alors en masse, suppliant Moïse de leleur laisser goûter. Tous acceptèrent alors de sefaire circoncire, ainsi d’ailleurs que de nombreuxEgyptiens qui formèrent le « ErevRav. »

 

Pourquoi utiliser la Matsa comme symbolede libération ?Laissons-la commesymbole de l’esclavage, et prenons le pain

comme symbole de liberté !Parce que nous sommes passés du statutd’esclave de Pharaon à celui d’esclave de D.

Pourquoi ne faut-il pas utiliser de coeur delaitue tendre pour le Marror ?Car elle est trop douce. Le Marror, comme son

nom l’indique, est une herbe amère qui doit êtredouce au début, mais laisser un goût amer à lafin.

 

Pourquoi le Maror doit-il être depréférence doux au début et amer à la fin?

C’est pour symboliser le fait que les Egyptiensont été très gentils avec nous au début de notreséjour en Egypte, puis ils sont devenus trèscruels.

 

Pourquoi rappeler l’amertume del’esclavage ? Lorsqu’on se rappelle un passé difficile, on apprécie mieux ce que l’on a. D’autre part pour que ce souvenir nous sensibilise à la douleur de l’autre. Les juifs sont miséricordieux.

 

Mais pourquoi rappeler la période où lesEgyptiens étaient amicaux avec nous ?Car la situation d’un homme asservi à un ancienami et plus terrible que s’il est *asservi par unennemi. En nous rappelant les doux débuts denotre expérience en Egypte, nous saisissonsmieux par contraste la dureté de l’esclavage quinous a été imposé ensuite.

 

Comment comprendre que nous avons le devoir de nous considérer nous-mêmes comme sortis d’Egypte ?Au niveau mystique : les âmes de tous les juifsétaient présentes à la sortie d’Egypte et au Mont Sinaï. Notre âme (via une premièreréincarnation) a donc été libérée et en gardel’empreinte.Au niveau historique : nous devons être attentifau paradigme de la sortie d’Egypte : le mêmemodèle s’est souvent répété dans l’histoire :prospérité des juifs, persécutions, libération ;nous devons en être conscient et savoir que celapeut arriver de nouveau. C’est également unmessage d’espoir, car tout fini par la libération.C’est enfin pour nous faire réfléchir sur la fragilitéde la mémoire (cf. l’Holocauste) et la notion detémoin.Au niveau personnel : nous devons profiter del’énergie spirituelle inhérente à la fête de Pessahpour sortir de notre propre « Egypte », c’est-à-diredes différents asservissements corporels etspirituels que nous subissons et qui nousempêchent de réaliser notre potentiel.

 

Où a-t-on une allusion dans ce passagequ’il faut s’accouder le soir de Seder ?« ‘Hayav Adam Lirot » peut se lire « ‘Hayav Adam

Leharot » : un homme est obligé de se « montrer »comme s’il était sorti d’Egypte, et notamment des’accouder puisque c’était un signe de libertédans l’antiquité. Aussi quand les Hébreux ont quitté l’Egypte, H. les afait « dévier » (VAYASSEV) vers le désert (Shemot13:18). Le Midrash fait remarquer que ce termeressemble à « HESSEBA » et en déduit quelorsque D. a sorti les Hébreux d’Egypte, il lesportés comme s’ils étaient confortablementinstallés dans leurs lits.

 

Pourquoi la bénédiction « AL A’HILATMATSA » n’est-elle pas récitée à tous lesrepas, comme on récite « LESHEIVBASSOUKA » à tous les repas pendant lafête de Soukkot ?Parce que l’obligation absolue de manger de laMatsa ne s’applique que le premier soir dePessah (Pessa’him 120a). Le reste dela fête, on la mange car ce sont des repas defête et qu’on ne peut pas manger de pain.

 

Pourquoi fait-on le Kore’h ?Pour montrer qu’on doit manger la Matsa et leMarror ensemble.

 

Le repas peut-il durer toute la nuit ?Non, il faudra avoir terminé le Birkat Amazonavant le milieu de la nuit (minuit heure solaire),qui est l’heure limite de consommation del’Afikoman.

 

Que symbolise l’Afikoman ? Le Korban Pessah que l’on mangeait à la fin du repas, à l’époque du Temple.

 

Pourquoi devons-nous manger l’Afikoman avant minuit ? C’est pour nous rappeler que la mort des 1ers nés a eu lieu à minuit.

 

Faut-il consommer un ou deux Kazayithd’Afikomane ?Un Kazayith (30g environ) représentant lesacrifice pascal qui devait être consommé à lafin du repas. Certains plus stricts consommentun second Kazayith en souvenir de la Matsa quiétait consommée avec le sacrifice pascal ouselon d’autres en souvenir du Korban ‘Haguigal’offrande de la fête consommée avant lesacrifice pascal.

 

Que symbolise le fait de cacherl’Afikoman, au-delà de l’intérêt de garderles enfants réveillés, en attente de leur récompense ? Le SfatEmeth explique que cet acte symbolisele fait que la sortie d’Egypte (symbolisée par laMatsa) n’était qu’une étape, à l’échellehistorique, de notre future rédemption dont ladate reste cachée, comme l’Afikoman. Saonsommation est d’ailleurs immédiatementsuivie (après le BirkatHamazon) de la deuxièmepartie du Hallel qui chante notre futurerédemption.Certains ont

 

La coutume de laisser les enfants « voler » l’Afikoman. Pour cela, ces derniers développement en général toutes sortes de ruses.

Peut-on trouver une explication à cette coutume ?Le Min’hatEliyahou explique qu’après que Jacobeut soustrait à Esaü les bénédictions de leurpère Isaac, ce dernier déclara à son fils aîné(Berechit 37, 25) : « Ton frère est venu avec ruse(Bemirma), et a pris ta bénédiction ». Ounkelostraduit le mot ruse par « intelligence ».Or il se trouve que ces faits se déroulèrent le soirde Pessah, et le plat que Jacob avait présenté àson père était l’Afikoman ; en effet, les « deuxchevreaux » préparés par Rebecca étaient l’undestiné au sacrifice pascal, et l’autre devait servirau repas (Rachi sur 27, 9). En les faisantmanger par son père, Jacob l’a empêché, dumême coup, de consommer ce que luiapporterait Esaü puisque c’était ce qu’onappellerait plus tard l’Afikoman, après lequel onne peut plus manger quoique ce soit.On remarquera enfin que la valeur numérique de »Bemirma » (avec ruse) , est 287, la même quecelle d’Afikoman ! Voilà pourquoi les enfantsdérobent l’Afikoman avec ruse, en souvenir decet épisode.

 

Si on a perdu l’Afikomane que faut-il faire ? On peut se servir d’une autre Matsa.

 

Dans la bénédiction finale, on demande à D. d’être bientôt en mesure d’apporter des sacrifices sur Son Autel « MiZBe’HaHka » En quoi ce mot évoque t-il le plateau du Seder ?  car la table du seder (comme celui du chabbat) représente le mizbéart

 

Quelle partie de la prière du matin dePessah est déjà incluse dans le Seder ?Le Hallel !

 

Pourquoi ne récite-t-on pas le Hallelcomplet les six derniers jours de Pessah ?Pour ne pas trop se réjouir, car les Egyptiens ont

été noyés. Comme le recommande PirkeiAvot(4:24) : « Ne te réjouis pas de la chute de tonennemi) »

 

Dans le Hallel, il est écrit :  « leurs idoles ontune bouche, mais elles ne parleront pas ;des yeux et elles ne verront pas ; des oreilles et n’entendront pas  ». Qu’apprend-on dece passage ?On s’identifie tellement à notre manière d’agirqu’elle devient une seconde nature. Ainsi, lesadorateurs d’idoles finiront par ressembler àleurs statues et viendront à en « perdre » leurparole (sensée), leurs regard (objectif), leurécoute, et tous leur sens.

 

Comment sont définis les Hébreux dans lepremier paragraphe du Hallel ?« Avdei H. « , c’est-à-dire serviteurs de D.

 

Quelle bénédiction dit-on le soir dupremier jour de Pessah (le lendemain duSeder) ?La bénédiction de l’Omer.

Qu’est ce que l’Omer ? La période de 49 jours entre Pessah et Shavouotque l’on commence à compter le 2° soir de

Pessah (à la fin du 2° Seder en dehors d’Israel)

 

Quel principe évoque le chant ‘HadGadia ? Le principe de « mesure contre mesure » (MidaKeneguedMida). De même que le chat qui adévoré le chevreau a été mordu par le chien, cedernier a été frappé par le bâton, etc.On peut rajouter que lorsque H. utilise desintermédiaires pour faire appliquer Ses décretsceci ne légitime pas le mal qu’ils font. Ainsi,Pharaon fut l’outil du décret divin d’esclavagedes Hébreux, mais cela ne l’empêcha pas d’êtrepuni sévèrement, car il avait appliqué le décretde manière très cruelle.

 

Quelle est la durée de la fête de Pessah ?7 jours en Israel et 8 jours en dehors d’Israel (caril y avait une incertitude sur la date exacte de lafête liée à la lenteur des communications avecles communautés éloignées).

 

Citez les différents noms & significationsde la fête de Pessah.

  1. Pessah : agneau Pascal & sauter au-dessus des maisons & sauter au-dessus des années pour raccourcir l’exil de 400 à 210 ans.
  2. ‘HagHamatsot (la fête des Matsot).3. ‘HagHahaviv (la fête du printemps).4. Zeman ‘Heroutenou (l’époque de notre libération).

 

Quelle prière spéciale ajoute-t-on lepremier jour de Pessah avant Moussaf ?La prière pour la rosée : « BirkatHatal ».

 

Quelles bénédictions spéciales doit-on réciter durant le mois de Nissan ? 1. BirkatHahilanot : Bénédiction sur les arbres fruitiers, une fois par an. 2. BirkatHa’hama : bénédiction du soleil une fois toutes les 28 ans.

 

Quelle est l’origine et la signification du mot  » Nissan » ? Certainscommentateurs voient un rapport entre le nomde ce mois et le mot « Ness » qui signifie « miracle »: la sortie d’Egypte a été accompagnée denombreux miracles.Le mot « Nissan » est d’origine Babylonienne(comme tous les noms du calendrier juif) et estdérivé de « Nitsan » et signifie fleur (ChirHachirim2-12).

 

Quelle lecture particulière faisons-nous dansla prière du matin les 13 premiers jours dumois de Nissan ?Pendant les 12 premiers jours de Nissan de l’année qui a suivi l’Exode, chaque prince de tribu a apporté un cadeau pour célébrer l’inauguration du Tabernacle. En commémoration, on lit chacun des 12 premiers jours de Nissan les versets qui décrivent le cadeau du jour. Le 13 Nissan, on lit le passage suivant immédiatement le récit de ces cadeaux (Bamidbar 8:1-4).

 

Pourquoi ne dit-on pas de supplicationspendant tout le mois de Nissan ?

1er au 12 Nissan : Inauguration du Tabernacle. 13 Nissan : Isrou ‘Hag : lendemain de l’inauguration.14 Nissan : jour du sacrifice du Korban Pessah, considéré comme un jour de fête. 15 au 21 Nissan : Pessah.22 Nissan : Isrou ‘Hag : lendemain de la fête.  23 au 29 Nissan : selon la tradition, le 3° Temple sera construit à Pessah mais sera inauguré les 7 jours suivant la fête (pour ne pas mêler les occasions joyeuses). Nous omettons les supplications ces jours là pour nous rappeler que, dans le futur, ils verront l’inauguration du 3° Temple. Nos Sages ont institué cette exception car, une fois Pessah passé, si le 3° Temple n’a pas été reconstruit, nous risquerions la dépression et le découragement. Pour maintenir forte notre foi dans le 3° Temple, ils ont institué cette pratique.

 

Quand le peuple juif a-t-il célébré Pessah à Soukkot ? Lors de la sortie d’Egypte : Chemot (12 :37) : Les Hébreux voyagèrent de Ramses à Soukkot.

 

Pourquoi rajoute-on parfois un mois d’Adar supplémentaire ? Pour faire en sorte que Pessah tombe bien au Printemps ; sinon cela ferait comme le Ramadan et Pessah serait décalé de 10 jours chaque année et tomberait régulièrement en hiver.

 

Quel rapport entre ce signe zodiacal et Pessah ? L’agneau qu’on sacrifiait à Pessah.Ramban sur Chemot (12, 3) précise que D. nousa ordonné d’égorger et de manger cet agneaupour bien montrer que ce n’est pas à ce signe(qui était l’objet d’un culte idolâtre des Egyptiens)que nous devons notre libération.

 

Il y avait trois personnages juifs, dont lesnoms apparaissent dans la Torah, quiétaient vivant à l’époque de l’Exode, mais

qui n’y ont pas participé. Qui étaient-ils ?Tsipora, Gershom and Eliezer, la femme et lesdeux enfants de Moïse qui étaient à Midian etont rejoint le peuple plus tard, dans le désert.

 

Où dans la Torah trouve-t-on une allusionà la nécessité de faire les Mitsvot aveczèle ?Rachi – Chemot (12:17) – La phrase « vous serezvigilant concernant les Matsot » peut aussi êtrelue « vous serez vigilant concernant les Mitsvot ».

 

Qu’est ce que le ‘Hametz ?Tout aliment à base des 5 céréales : blé (‘Hita),orge (Séorah), avoine (ShibouletShouhal),seigle (Shifon), épeautre (Koussemet), qui, aucontact de l’eau, a fermenté pendant au moins18 minutes.

 

Avec quelles sortes de céréales est-il permis de fabriquer les Matsot ? Avec les mêmes qui peuvent devenir ‘Hametz

 

En quoi l’interdiction de manger du’Hametz diffère-t-elle de l’interdiction demanger d’autres aliments interdits ? Dans un mélange, un aliment interdit est »annulé » si son volume est inférieur à 1/60° duvolume global, ce qui n’est pas le cas du’Hametz qui rend interdit tout mélange qui encontient, même à doses infimes.

 

En Israel, le Kineret (lac de Tibériade) qui assure une bonne partie del’approvisionnement en eau du pays.Certains rabbins insistent pourtant qu’ilsoit déconnecté du réseau public pendantPessah. Pourquoi ?De peur que du Hametz n’y soit jeté et rende donc l’eau interdite. Certains disent cependant que le Hametz sera immédiatement mangé par les poissons, et l’eau sera permise. De la même manière, un poulailler n’a pas besoin d’être vérifié avant Pessah, car on est sûr que les poules auront mangé jusqu’au dernier grain qui pourrait y trainer.

A partir de quand est-il interdit de mangerdu ‘Hametz ?La veille de Pessah en fin de matinée début de journée.

 

En Israel, l’interdiction de manger du’Hametz pendant Pessah dure 7 jours.Dans quel cas cette interdiction dure-t-elle

8 jours ?Lorsque le dernier jour de Pessah est unvendredi, il est pratiquement impossible deracheter son ‘Hametz ou de s’approvisionner en’Hametz le Chabbat, et il faudra donc attendre ledimanche pour en consommer.

 

Le ‘Hametz nous est interdit pendant 7jours (8 jours hors d’Israel) à Pessah. Il y avait néanmoins deux offrandes de farine ‘Hametz » que l’on pouvait apporter au Temple. Lesquelles et pourquoi ? 1. Un sacrifice de reconnaissance (KorbanToda)était accompagnée de 40 pains, dont 10 étaient’Hametz, les 30 autres étant différents types deMatsot.2. A Shavouot, on offrait deux miches de pain’Hametz faites avec le blé de la nouvelle récolte.Dans ces deux cas, néanmoins, ces sacrificesn’étaient pas offerts sur l’Autel (qui ne pouvaitrecevoir que des offrandes de farine non levée).

 

Que sont devenus les membres de la tribud’Ephraim qui ont quitté l’Egypte trenteans trop tôt et qui ont été massacrés ?

Selon le Talmud Sanhedrin 92b, ce sont lesmorts qui ont été ressuscités par Ezekiel. »Chemot (12:19) : pendant sept jours il ne setrouvera pas de levain dans vos maisons, carquiconque mange de la pâte levée, son âmesera retranchée). »D’après de nombreux commentateurs (‘HatamSofer, Ran, etc.) l’interdiction de posséder du’Hametz n’est qu’une « barrière » pour éviter d’enmanger.

 

Dans quel cas,  la Torah a-t-elle instituée sa propre « barrière » On est familier avec les « barrières »rabbiniques qui ont pour but d’éviter latransgression d’interdictions Toranique.

 

Dans quel cas un adulte ayant toujourscompté l’Omer avec Bera’ha devra-t-il,pour des raisons indépendantes de savolonté, interrompre une journéeseulement le décompte ?Il vient de franchir la ligne de changement dedate dans le sens ouest-est, par exemple depuisla Chine vers l’Amérique. Arrivé à destination, lejour de l’Omer qu’il devrait compter est le même que celui qu’il a compté la veille. Selon la plupartdes décisionnaires, il devra recompter le jour del’Omer le premier soir sans bénédiction etcontinuer normalement avec bénédiction à partirdu lendemain soir.

 

Quelle Meguila lit-on à Pessah ?ShirHashirim.

 

Quand les Hébreux ont demandé aux Egyptiens leur vaisselle d’or et d’argent, les Egyptiens ne pouvaient pas nier lapropriété de tels objets. Pourquoi? Rachi – Chemot 10:22 – Car les Hébreux les avaient repérés durant la plaie des ténèbres.

 

Jusqu’à quel âge l’agneau de Pessah est il apte à être sacrifié? Rachi – Chemot 12:5 – Un an.

 

Quels sont les 3 événements historiques qui se sont produits le 15 Nissan, avant l’exode d’Egypte? Rachi – Chemot 12:41 – 1) L’ange a annoncé à Sara qu’elle allait avoir un enfant. 2) La naissance d’Isaac. 3) L’alliance entre les morceaux.

 

La terre Israel est un pays « ruisselant de lait et de miel ». Quel lait ? Quel miel ? Rachi – Chemot 13:5 – Le lait de chèvre et le miel des dattes et des figues.

 

Avant l’exode d’Egypte, quelles sont les deux Mitsvot ayant un rapport avec le sang que D. donna aux Hébreux ? Rachi – Chemot 12:6 – Ce sont : la circoncision et le Korban Pessah.

 

Pourquoi les Hébreux ne devaient-ils pas sortir lors de la nuit de « MakatBe’horot » (mort des premiers-nés)?

Rachi – Chemot 12:22 – C’était une nuit de destruction donc dangereuse pour tout le monde (l’ange destructeur ne fait pas de différence entre justes et impies).

 

Pourquoi Pharaon a-t-il demandé à Moïse de le bénir? Rachi – Chemot 12:32 – Afin qu’il ne meure pas (en tant que premier né).

 

Combien de richesse les Hébreux ont-ils emporté d’Egypte ? Rachi – Chemot 12:36 dit qu’ils ont vidés l’Egypte. GuemaraPessa’him 119 explique que Joseph avait réuni tout l’or et l’argent du monde en Egypte à l’époque de la famine et que lors del’exode, les Hébreux ont vidé l’Egypte de ses trésors.

 

Qu’était le « ErevRav » (tourbe nombreuse)? Rachi – Chemot 12:38 – C’était un mélange de nations qui s’étaient converties et qui ont accompagné les Hébreux lorsqu’ils sont sortis d’Egypte.RavDynovisz explique qu’Abraham s’est plaint à D. : le peuple dans son entier a subi l’esclavage, mais, au moment tant attendu, seulement 20% vont sortir d’Egypte ! Qu’en est-il de Ta Promesse ? D. a alors pris les âmes des 80% des Hébreux morts en Egypte et les a insufflés chez des Egyptiens, qui ont constitué le « ErevRav. » Cela explique leur comportement : lorsqu’ils étaient face à la Che’hina, au Mont Sinaï par exemple, leur âme juive s’exprimait. Mais dès que des difficultés apparaissaient, ils retrouvaient leur nature originale. Cette dualité explique leurs contradictions.

 

Le seul animal non cacher dont le premier né est racheté est l’âne. Pourquoi y a-t-il une distinction spéciale pour cet animalimpur? Rachi – Chemot 13:13 – Car les premiers nés des égyptiens sont comparés à des ânes et aussi parce que les ânes ont aidé les Hébreux à transporter leur or et leur argent lors de la sortie d’Egypte.

 

D’où les Egyptiens ont-ils obtenu des animaux pour tirer leurs chars? Rachi – Chemot 14:7 – Ils les avaient obtenus des égyptiens qui avaient cru en la parole de D. et qui avaient caché leur bétail durant les plaies.

 

Comment D. détacha-t-Il les roues des chars Egyptiens? Rachi – Chemot 14:25 – Les roues ont été brûlées par le feu.

Comment sait-on que les femmes juives avaient confiance que D. accorderait aux Hébreux une victoire miraculeuse sur lesEgyptiens ? Rachi – Chemot 15:20 – Elles ont apporté avec elles des instruments de musique en vue de célébrer une victoire miraculeuse.

 

Quelles lois de la Torah les Hébreux ont reçues à Mara? Rachi – Chemot 15:25 : le Chabbat, la vache rousse et les lois civiles.

 

Quelle leçon de « Dere’hEretz » (savoir vivre) concernant la consommation de viande apprenons-nous dans Beshala’h?

Rachi – Chemot 16:8 – On ne doit pas manger de viande jusqu’à satiété.

 

© Jean Guetta

Voici comment faire de son Sédèr une véritable plateforme d’échange et de discussions intéressantes.

 

  1. Ha La’hma Anya: Pourquoi commencer le Sédèr en invitant les plus démunis à se joindre à nous ? Existe-t-il un lien entre la liberté et le partage ?
  2. AvadimHayinou: Qu’est ce que l’esclavage ? La liberté ? Bien que nous soyons physiquement libres, y a-t-il des objets et des comportements dont nous sommes esclaves ? La technologie nous octroie-t-elle plus de liberté ou au contraire nous asservit-elle ?
  3. Les quatre fils : A quel enfant nous identifions-nous ? Le Racha est-il aussi vil que nous le pensons, alors qu’il assiste tout de même au Sédèr? Qu’en est-il du cinquième fils imaginaire qui ne vient même pas ? Le fils qui ne sait pas questionner représente-t-il les personnes non affiliées de notre génération ? Comment susciter leur intérêt ?
  4. VéhiChé’amda: Qui sont les ennemis de notre génération qui cherchent à nous anéantir ? Pouvons-nous identifier les miracles que D.ieu accomplit pour nous protéger ? Quelle est la racine de l’antisémitisme et pourquoi avons-nous toujours eu des ennemis qui cherchent notre destruction ?
  5. AramiOvèd Ami: Nous sommes devenus une nation lorsque nous avons vécu au milieu des égyptiens. Le fait de vivre dans une terre de liberté est-il bon ou mauvais pour le judaïsme ? Est-ce que la liberté de ce grand pays, la France, a contribué de manière positive ou négative à la continuité du judaïsme de la Torah ?
  6. Les dix plaies: Pensez-vous à une situation où vous vous êtes sentis coincés et où  D.ieu vous a secouru? Y a-t-il des miracles dans votre vie dans lesquels vous avez vu la main de D.ieu ?
  7. Dayénou: Que signifie le fait d’avoir la capacité de dire « assez » ? Sommes-nous généralement satisfaits ou éprouvons-nous constamment le besoin de plus ?
  8. Hallel: Pour quels bienfaits sommes-nous reconnaissants et pourquoi ? Racontez des histoires de liberté personnelle.

Il ne s’agit là que de quelques exemples, le nombre de conversations pouvant survenir ce soir-là étant infini. Même si vous n’êtes pas d’accord avec ma première suggestion et insistez pour écouter chaque Dvar Torah de vos enfants, je vous encourage vivement à prendre le temps de raconter les histoires, de poser des questions et de susciter des dialogues critiques. Lorsque tout est dit et fait, le Sédèr a pour objectif de mettre notre Emouna à l’épreuve. Si nous nous levons de table et ne voyons pas plus clairement la main d’Hachem dans nos vies, si nous ne ressentons pas un lien plus fort envers Lui, nous avons échoué dans notre mission.

Assurez-vous d’avoir le type de Sédèr qui laissera vos proches avec l’envie de revenir pour savourer vos bons plats et apprécier votre compagnie agréable, mais par-dessus tout, pour vos débats incroyables et inspirants.

Il s’appelait DESIRE, c’était un pauvre fermier écossais.

Un jour, alors qu’il tentait de gagner la vie de sa famille,

il entendit un appel au secours provenant d’un marécage proche.

Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé jusqu’à la taille

dans le marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer.

Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être une mort lente et cruelle.

Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme.

Un noble, élégamment vêtu, en sortit et se présenta

comme étant le père du garçon que le fermier avait aidé.

– Je veux vous récompenser, dit le noble.

Vous avez sauvé la vie de mon fils!

– Je ne peux accepter de paiement pour ce que j’ai fait répondit le fermier écossais.

Au même moment, le fils du fermier vint à la porte de la cabane.

– C’est votre fils? demanda le noble.

– Oui, répondit fièrement le fermier.

– Alors, je vous propose un marché.

Permettez-moi d’offrir à votre fils la même éducation qu’à mon fils.

Si le fils ressemble au père, je suis sûr

qu’il sera un homme duquel tous deux seront fiers.

Et le fermier accepta.

Le fils du fermier Fleming suivit les cours des meilleures écoles

et à la grande finale, il fut diplômé de l’Ecole de Médecine de l’Hôpital Sainte-Marie de Londres.

Porteur d’une grande aspiration, il continua jusqu’à être connu du monde entier.

Le fameux Dr Alexander Fleming avait en effet découvert la pénicilline.

Des années plus tard, le fils du même noble

qui avait été sauvé du marécage était atteint d’une pneumonie.

qui lui sauva la vie, cette fois ?… La pénicilline.

Comment s’appelait le noble ?

Sir Randolph Churchill et son fils, Sir Winston Churchill.

Quelqu’un a dit un jour :

 » Tout ce qui s’en va, revient…  »

Travaille comme si tu n’avais pas besoin d’argent.

Aime comme si tu n’avais jamais été blessé.

Danse comme si personne ne te regardait.

Chante comme si personne ne t’écoutait.

 Envoyé par Eliyaou Sereg Halimi

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