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Nasso: le nazir, un individu d’un genre particulier ? Par le Rabbin Jean Schwarz

Le NAZIR constitue, dans la communauté juive, un individu d’un genre particulier.

Qu’est-il au juste? Un homme quia décidé de s’abstenir de consommer le raisin et tous les produits à base de raisin tels que vin, alcool, jus. De plus, il laisse pousser ses cheveux et applique plus sévèrement qu’il ne le doit certaines règles de pureté.

A première vue, un tel homme peut nous sembler digne de respect: non content d’appliquer les H de la Torah, il prend sur lui des obligations supplémentaires, s’interdit même ce que l’Eternel a autorisé.

Et effectivement, on serait tenté de le considérer comme un « saint », car en agissant de la sorte il veut se consacrer, plus que n’importe qui, à D.ieu.

Pourtant l’Éternel ne l’entend pas ainsi. Il nous fait d’abord remarquer que le NAZIR arrivera fatalement à enfreindre les lois supplémentaires de pureté qu’il veut s’imposer; il ne pourra pas s’empêcher de devenir impur au contact d’un mort.

De plus, la Torah nous signale que le NAZIR devra apporter un sacrifice « pour se faire pardonner la faute qu’il a commise envers lui-même » en devenant NAZIR Quelle faute en vérité?

Tout simplement, le fait qu’il s’est imposé de. s’abstenir de consommer des produits que l’Éternel a pourtant mis à sa disposition et qu’il l’a autorisé à manger et à boire.

En effet, si nous avons à observer certaines restrictions alimentaires, par contre, nous avons le devoir de profiter des aliments que l’Éternel veut bien nous accorder.

Les biens de la création sont à notre portée; à nous d’en jouir sans oublier pour autant le Créateur, qui en est l’auteur et le Souverain-maître. Ajouter des obstacles et des interdictions sur le chemin que l’Éternel nous a permis de parcourir n’est pas à conseiller, loin de là!

En agissant ainsi, nous aurions l’air de vouloir améliorer la Torah et perfectionner le message divin et de lui dénier, du même coup, la valeur éternelle et immuable qui est la sienne.

le Rabbin Jean SCHWARZ

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