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Population mondiale: augmentation alarmante de l’obésité et du surpoids

En 2015, le surpoids touchait 2,2 milliards de personnes, soit 30 % de la population mondiale, selon cette étude menée depuis trente-cinq ans dans 195 pays et territoires.

Près d’un tiers de la population mondiale est en surpoids ou obèse, d’après une étude publiée, lundi 12 juin, dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait ce chiffre à plus de 1,9 milliard en 2014, dont plus de 600 millions d’obèses.

– Quatre millions de morts –

La fréquence de l’obésité pédiatrique a été moindre que chez les adultes, mais son accroissement a été plus rapide pendant cette période de 35 ans.

Cette étude montre également qu’un IMC élevé a été lié à quatre millions de décès dans le monde en 2015, dont près de 40% chez des personnes seulement en surpoids.

Plus des deux-tiers des morts ont résulté de maladies cardiovasculaires, dont l’augmentation est très nette depuis 1990 et qui sont liées à un IMC excessif.

« Les personnes qui ne font pas attention à un gain de poids le font à leurs risques et périls: ils risquent d’avoir une maladie cardiovasculaire, du diabète, un cancer et d’autres pathologies mettant la vie en danger », met en garde le Dr Christopher Murray, directeur de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) à l’Université de Washington à Seattle, un des co-auteurs de l’étude.

Parmi les vingt pays les plus peuplés, les Etats-Unis comptent le taux d’obésité le plus élevé pour les enfants et les jeunes adultes, avec près de 13%, tandis que l’Egypte est en tête pour la prévalence des adultes obèses, avec environ 35% de cette population.

Les incidences les plus faibles d’obésité des adultes ont été constatées au Bangladesh et au Vietnam avec seulement 1%.

La Chine et l’Inde comptaient le plus grand nombre d’enfants obèses avec 15,3 millions et 14,4 millions.

– Chiffre préoccupant –

Les Etats-Unis (79,4 millions) et la Chine (57,3 millions) avaient en 2015 le plus grand nombre d’adultes obèses.

L’objectif de cette étude est de comprendre au niveau mondial les facteurs responsables de « cette épidémie actuelle de maladies » liées au surpoids et à l’obésité, expliquent les chercheurs.

« L’excès pondéral est l’un des problèmes de santé publique les plus difficiles de notre temps affectant près d’une personne sur trois », souligne le Dr Ashkan Afshin, professeur adjoint de santé publique à l’Université de Washington, principal auteur de l’étude.

« Pendant la dernière décennie, de nombreuses actions ont été menées pour lutter contre ce fléau mais il existe peu d’indications montrant leur efficacité sur le long terme », pointe-t-il.

Dans un éditorial accompagnant l’étude, les Dr Edward Gregg et Jonathan Shaw, des épidémiologistes des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), estiment que « le chiffre le plus préoccupant est le triplement de l’obésité chez les enfants et les jeunes adultes dans les pays en développement et à revenus intermédiaires, comme la Chine, le Brésil et l’Indonésie ».

« L’obésité jeune va probablement se traduire par un accroissement important du diabète adulte (type 2), de l’hypertension et de maladies rénales chroniques », prédisent-ils.

Ce rapport s’appuie sur des données provenant de la plus récente étude sur le fardeau mondial des maladie (Global Burden of Disease study ou GBD), qui quantifie l’impact sur la santé de plus de 300 pathologies et types de blessures dans 133 pays.

AFP

Adolescentes trop maigres, surpoids et obésité stables en France

Adolescentes trop maigres, surpoids et obésité stables en France
Chez les filles de 11 à 14 ans, le taux de maigreur a été quasiment multiplié par cinq en dix ans (de 4,3% à 19,6%) ((c) Afp)

Paris (AFP) – Près d’une ado de 11 à 14 ans sur cinq est trop maigre: c’est le constat le plus spectaculaire d’une étude sur la corpulence des Français publiée mardi, qui révèle une stabilité du surpoids et de l’obésité entre 2006 et 2015.

. Les ados, peau de chagrin?

Publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence sanitaire Santé publique France, cette étude porte sur l’évolution du surpoids des Français en 10 ans. Ce sont pourtant ses conclusions sur la maigreur des enfants qui étonnent.

De 2006 à 2015, le pourcentage d’enfants maigres est passé de 8% à 13% chez les 6-17 ans. Une catégorie est particulièrement concernée: les filles de 11 à 14 ans. Elles sont cinq fois plus nombreuses qu’il y a dix ans à être maigres (19,6% contre 4,3%).

Influence de la mode et des mannequins ultra-minces voire décharnés? Challenges de maigreur sur internet (cuisses qui ne se touchent pas, taille cachée par une feuille A4) dont les ados sont friands?

« Nous n’avons pas d’explication, il faudrait creuser davantage », commente pour l’AFP Benoît Salanave, de l’unité de surveillance nutritionnelle de Santé publique France.

Cet épidémiologiste veut éviter l’alarmisme: « C’est un constat à nuancer. C’est essentiellement de la maigreur de grade 1 (juste sous les seuils de normalité, ndlr), ce n’est pas pathologique, pas de l’anorexie ».

Pour autant, ces chiffres fournissent des pistes de réflexion. « On peut penser que dans les prochaines années, le Programme national nutrition santé (PNNS) s’intéressera aussi à ce problème de maigreur », alors qu’il est pour l’instant focalisé sur le surpoids, note M. Salanave.

Par ailleurs, des dispositions de la loi Santé viennent d’entrer en vigueur pour endiguer les mauvaises pratiques du milieu de la mode: les mannequins doivent fournir un certificat médical pour prouver qu’ils ne sont pas trop maigres et les photos retouchées doivent le mentionner.

. Obésité: question de poids

L’obésité est une question de santé publique planétaire. Selon une étude américaine publiée lundi, la proportion de la population obèse n’a cessé d’augmenter dans le monde jusqu’à toucher une personne sur dix. Avec des risques de décès prématuré liés aux maladies cardiovasculaires.

En France, la tendance est stable sur dix ans, comme le montre le rapport publié mardi dans le cadre d’une vaste étude nommée Esteban (Étude de SanTé sur l’Environnement, la Biosurveillance, l’Activité physique et la Nutrition). 17,2% des adultes étaient obèses en 2015 contre 16,9% en 2006 (49% contre 49,3% pour le surpoids).

 Même stabilité chez les enfants de 6 à 17 ans. En 2015, 16,9% étaient en surpoids et 3,9% obèses, contre 17,6% et 3,3% en 2006.

Surpoids et obésité sont mesurés selon l’indice de masse corporelle (IMC), qu’on obtient en divisant le poids par la taille au carré. Au-dessus de 25 pour un adulte, on est en surpoids et à partir de 30, on parle d’obésité.

« Chez les adultes, c’est la première fois qu’on atteint une stabilité. Chez les enfants, c’est une confirmation », relève M. Salanave. « L’objectif du PNNS était de réduire le surpoids, on n’y est pas encore. On reste à des niveaux importants ». Ce programme a été mis en place en 2001 pour améliorer la santé de la population en agissant sur la nutrition.

. Hommes, femmes: tous égaux?

43,7% des hommes et 53,3% des femmes ont un poids normal.

Le surpoids (hors obésité) est plus élevé chez les hommes que chez les femmes (37,1% contre 26,8%). En revanche, les deux sexes sont égaux devant l’obésité (16,8% et 17,4%).

Surpoids et obésité augmentent avec l’âge, mais ont tendance à se stabiliser dès 40 ans chez la femme.

Sans surprise, le niveau social compte. 60,8% des hommes et 53,4% des femmes sans diplôme ou ayant un diplôme inférieur au bac étaient en surpoids ou obèses en 2015. Ces chiffres ne sont plus que de 42% (hommes) et 29,6% (femmes) pour les diplômés 2e ou 3e cycle universitaire.

Ces résultats seront affinés et étayés avec la publication prochaine d’autres volets de l’étude Esteban: ils porteront sur l’activité physique et les habitudes alimentaires des Français.

AFP

 

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