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Rafael Nadal : Une histoire juive ?

Quiconque s’intéresse, même de loin, au Tennis, sait qui est Rafael (« Rafa ») Nadal. C’est ce joueur de tennis redevenu le Numéro Un, qui a remporté 10 fois Roland-Garros.

« L’atout principal de Nadal est sa force mentale », estime Patrice Hagelauer.

Il est considéré comme l’un des plus grands joueurs de tous les temps, probablement encore, comme le meilleur joueur sur terre battue. Se remettant de mauvaises blessures, il a lutté brillamment pour son retour en tant que numéro un. Aussi, qu’est-ce que cela peut bien avoir à faire avec l’histoire juive ? Peut-être rien, peut-être beaucoup.

Puisque l’essentiel de l’histoire juive se définit par les persécutions, sa partie essentielle en passer par le « décodage » d’un passé secret. C’est ce qui nous ramène à Nadal.

Cette légende du Tennis est originaire de l’île de Majorque, en Espagne. En 1492, les Juifs de Majorque ont, soit été expulsés, soit convertis de force.

Ceux qui se sont convertis n’ont jamais été acceptés. Jusqu’à très récemment, on les appelait les « Chuetas », considérés comme une « race » à part. Les gens refusaient de se marier avec eux et ils ne pouvaient pas aspirer à des positions sociales élevées. Tout le monde savaient qu’ils étaient Juifs. Une église locale conservait la liste de leurs membres, au cas où il faudrait la produire publiquement. Récemment, la libéralisation a, peu à peu, changé tout cela et certains Chuetas sont revenus vers le Judaïsme. L’un d’eux est même devenu Rabbin et s’en est allé vivre en Israël.

Famille de chuetas en 1930

Le Majorquin Rafaël Nadal est-il un Chueta? Probablement. Son nom exact est : Rafaël Nadal Parera. « Parera » était un nom usuel chez les « Conversos » (les convertis), qui signifie « Poirier ». C’est un type de nom très « neutre », tels qu’en adoptaient les Juifs baptisés, au XVème siècle. Des noms comme « Parera », « Torres » et « Médina » reflètent, habituellement, un passé juif considéré comme « honteux », caché.

Certains de ces Chrétiens nouvellement admis ont essayé de prouver leur loyauté à leur nouvelle religion, en étant plus antisémites que les Chrétiens de vieille souche. Mais d’autres ont défendu leurs correligionnaires et fidèles « Conversos ». Jerónimo Nadal faisait partie de la seconde catégorie de braves types.

Tout comme le joueur de tennis des temps modernes, au XVIème siècle, Jerónimo Nadal venait de la région de Palma de Majorque. Il fut l’un des premiers Jésuites, représentant Ignacio de Loyola, le fondateur de l’ordre des Jésuites. A une époque de politique rigoureusement anti-Conversos, Jerónimo Nadal était bienfaisant envers les Conversos, en leur permettant d’intégrer l’ordre.

Nous tenons pour un fait établi que Jerónimo Nadal parlait couramment hébreu. En fait, il était tellement féru de connaissances en textes religieux juifs que l’histoire a retenu que, lorsqu’il était en Avignon, en France, dans les années 1560, les Juifs de l’endroit lui ont offert le poste de Grand Rabbin ! Rabbi Nadal ? Aussi, il semble bien établi que Nadal soit un nom de converso.

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1 Comment

  1. Aimerait recevoir vos publications.merci

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