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Tsav: comment raviver notre ferveur religieuse ? Par Alice Benchimol – chant et vidéo

La Sidra, Tsav, poursuit comme dans Vayikra les lois sur les sacrifices, c’est avec minutie et force détails que sont données les règles sur l’holocauste, l’oblation, l’expiatoire et le délictif, à l’offrande inaugurale et au sacrifice rémunératoire.

 

Ygdal est l’un des chants les plus célèbres du Chabbat. Sur un accompagnement musical du regretté Maurice Sellam Z’l, Joël Haï Guedj nous transmet ces paroles inspirées des Écrits de Maïmonide.

 

Ainsi que tout le rituel des habits revêtus par le grand prêtre et ses fils au cours des différentes étapes de l’inauguration et  de leur onction. Idem pour les objets destinés au service Divin.

Règles destinées à être perpétuées avec rigueur pour les générations futures et qui le furent tant que le Temple existait.

Le mot TSAV « Ordonne à Aharon et à ses fils…» est un terme incitant au zèle, à l’empressement et ceci pour toutes les générations. C’est que lorsqu’une mitsva se répète, l’empressement nécessaire a tendance à s’atténuer. Le temps et l’habitude érode l’enthousiasme. C’est pour prévenir ce relâchement que le verset emploie le terme « Tsav »

Ce rappel peut également concerner l’idée du « Shabbat Hagadol ». En effet le shabbat est célébré pour témoigner que D. est le Créateur du monde. ( zékher le ma’assé béréchit ).

Or, même à cette notion-là, l’homme a tendance à s’habituer et à ne plus s’émerveiller. Un nouvel éclat est donné au Shabbat en le reliant à la sortie d’Egypte. A la reconnaissance du Créateur s’ajoute la notion de permanence de « Maître Absolu ».

La continuité de sa Providence, c’est cela l’enseignement de Shabbat Hagadol qui précède la célébration de la libération du 14 Nissan. En parallèle c’est la conscience sans cesse renouvelée de l’intervention divine dans le monde.

C’est cet état d’esprit qui devrait présider à toute mitsva. Le juif doit veiller à ne pas tomber dans le piège de l’habitude qui ôte tout enthousiasme.

L’injonction TSAV  rappelle la nécessité de raviver notre ferveur et notre ardeur empressée dans notre pratique permanente.

D’après un commentaire de Rav Guerchom.

Alice BENCHIMOL

 

 

TSAV : Un Enseignement de Rav Guerchom nous Parle, en rapport avec les 4 fils du Séder :

Rachi précise que le mot « ordonne », « tsav » insinue toujours une invitation à agir avec énergie et rapidité, un « zirouz »…c’est-à-dire « miyad », immédiatement  « ouledorot », pour les générations.

Cette explication concerne le chapitre des offrandes, des sacrifices et les sages en ont dégagé quatre thèmes essentiels :

 

I – Pour être valide, l’acte doit être continu à travers les générations (ledorot).

II – L’intérêt matériel peut représenter un obstacle majeur à la réalisation du devoir (hissaron kiss).

III – La nécessité d’une action immédiate (miyad).

IV – L’offrande du sacrifice.

 

Vu sous cet angle, ces quatre enseignements constituent des réponses aux quatre fils dont parle la Haggada :

  • Le Hakham, le sage, veut accomplir intégralement l’ensemble des prescriptions de la Thora mais il sait qu’il est extrêmement difficile de maintenir constamment l’intensité de son engagement. On lui répond alors : «on ne prend pas de dessert après avoir consommé « l’agneau pascal », c’est-à-dire que le goût de la mitsva doit se conserver toute la nuit. Par exemple, nous récitons la même téfila trois fois par jour, mais notre ferveur ne doit pas se dissiper pour autant. C’est le maintien de notre avodah Hachem que nous devons viser pour toutes les générations (ledorot).
  • Le Racha, le méchant affirme être sincère mais il a, tout simplement des idées qui ne coïncident pas avec la Thora. On lui répondra que ses prises de positionne sont en fait, qu’un alignement sur des intérêts matériels et que ces considérations prennent le pas sur tout le reste. « agace lui les dents » recommande la Haggada pour nous dissuader d’entrer dans son argumentation. Il faut lui montrer qu’il n’est que le jouet de ses passions et de ses intérêts personnels (hissaron kiss).
  • Le Tam, le simple, consent par principe à observer les mitsvot mais il n’arrive pas à passer à l’action. C’est l’homme qui dira : « Je suis prêt à pratiquer telle ou telle mitsva mais je commencerai demain. C’est à lui que l’on répondra : « D. nous a fait sortir d’Égypte d’une main forte » pour nous monter qu’une action valable ne peut-être exécutée qu’avec énergie et rapidité (miyad).
  • A celui qui ne sait pas poser de questions, on dira : « C’est pour cela (zé) que D. a accompli pour moi… » dit la Haggada. Par ce zé on désigne l’offrande de « l’agneau pascal », animal vénéré des Egyptiens, que les juifs ont offert à D. dans un esprit de sacrifice total.

Ce commentaire renferme toute une démarche pédagogique dans l’éducation et la structuration  de la personnalité d’un enfant. Le livre de « Vayiqra » quoique très ardu, est celui par lequel on  débute l’entrée en étude des textes avec un enfant, car dès le départ l’enfant doit apprendre à donner quelque chose de soi à D. pour s’en rapprocher (ce que symbolise le sacrifice) et qui est à la base de la conduite de tout juif.

Par exemple l’enfant doit savoir dès son plus jeune âge renoncer à des moments de jeux pour étudier, à se priver d’un aliment s’il n’est pas cacher, il apprendra dès l’adolescence la maîtrise de son corps,  il exercera son libre arbitre dans des choix constructifs et valorisants pour lui-même et les autres.

Il deviendra fort dans sa personnalité, à savoir capable de sacrifier son « égo » afin de se soumettre aux valeurs fondatrices de la volonté Divine : la persévérance, le désintéressement, le zèle et l’abnégation forgent une âme capable de servir d’exemple aux quatre fils dont parle la Haggada.

Alice BENCHIMOL

 

 

 

 

 

Parmi les différents sacrifices dont nous entretient encore cette SIDRA , relevons l’offrande qui est présentée par celui qui a commis un péché.

Lorsqu’une telle personne voudra se libérer totalement de sa faute, après avoir fait pénitence et réparé le mal occasionné par elle, il lui faudra encore, pour tirer un trait final sur son péché et l’effacer complètement, offrir à l’Eternel un sacrifice expiatoire appelé ‘HATAT .
A propos de cette offrande, la Torah précise qu’elle sera présentée à l’Eternel au même endroit de l’autel où, habituellement, est offert le OLA,l’holocauste, ce sacrifice destiné à être complètement brûlé en l’honneur de l’Eternel.

Une précision identique est donnée également un peu plus loin, à propos du ACHAM(sacrifice expiatoire ) qui, lui aussi, est apporté par celui qui veut se faire pardonner un délit. Pourquoi, pour ces deux sortes de sacrifices, la Torah a-t-elle tenu à nous apporter une telle indication ? Mettons-nous un instant à la place de l’homme quia commis une faute et qui est prêt à tout faire pour la réparer Voilà qu’il lui faut encore se présenter au Temple et offrir à Dieu un sacrifice.

Or, une telle offrande se faisait en public.

Aussi la Torah n’a-t-elle pas voulu que tous les fidèles ou les curieux assemblés là puissent se rendre compte qu’une personne donnée était en train d’offrir à Dieu un sacrifice pour se faire pardonner une faute. Sinon, ç’aurait été infliger au pénitent repenti un affront et une honte qui l’auraient marqué à tout jamais et l’auraient, éventuellement, empêché une autre fois de faire de nouveau pénitence.
C’est pourquoi, en lui faisant apporter son sacrifice à l’endroit où l’on offrait habituellement le OLA, la Torah a empêché qu’on puisse reconnaître la nature de son sacrifice et lui a donc épargné une humiliation inutile, Mais de plus, elle a tenu à nous faire comprendre que la pénitence était affaire privée – entre l’homme et Dieu – que les péchés n’avaient pas à être divulgués ni les pécheurs à être marqués publiquement.

Et cette façon de faire ne pouvait que faciliter le retour vers Dieu et la Techouva.

Alice BENCHIMOL

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