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USA- Israël, de Truman à Nixon: deux États qui se découvrent (1)

A la veille de la visite du nouveau président américain, Donald Trump en Israël, il nous a paru bon de proposer un récit de l’histoire des relations entre les Etats-Unis et Israël depuis la Déclaration Balfour.

Historique

La communauté juive aux USA, la plus importante du monde,  s’active à rassembler des fonds et des renseignements pour créer le pays.
En 1917, le président américain Woodrow Wilson souscrit à la Déclaration Balfour, qui exprimait le soutien de la Grande-Bretagne à la création d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine, mais ne fait quasiment rien pour la réalisation de ce projet .


L’implication américaine la plus significative à cette période – une commission d’enquête envoyée dans la région en 1919 par la Conférence de Paris sous la direction des Américains Henry Churchill King et Charles Crane aboutit à la conclusion que la population locale s’opposerait à une occupation sioniste durable, allant jusqu’à donner un avis défavorable à la création d’un État juif indépendant.

A partir de 1940, les Etats-Unis limitèrent encore davantage l’immigration en ordonnant aux consuls américains, en poste à l’étranger, de retarder l’approbation des visas pour des raisons de sécurité nationale.
Pendant la Shoah, la presse américaine ne publia pas toujours les rapports relatant les atrocités nazies en totalité ou en premières pages. Ainsi le New York Times, le principal quotidien du pays, minimisait généralement les assassinats des Juifs dans son traitement de l’information. La presse américaine avait rapporté dès 1933 les violences à l’égard des Juifs en Allemagne.

Les relations de 1948 à 1960

Le président Truman, dans le contexte de la Guerre Froide,  reconnait Israël le jour même de sa création, aussi bien pour des raisons électorales que personnelles malgré une opposition d’une partie du Département d’État.

L’AIPAC ( American Israel Public affairs Committee), premier lobby pro-israélien naît en 1951, trois ans après la naissance d’Israël. Il est à l’origine appelé Comité Sioniste Américain pour les Affaires Publiques. Contrairement à ce qui prévaut en France, le lobbyisme est aux États-Unis institutionnalisé.

En 1956, le président égyptien Nasser nationalise le Canal de Suez ce qui déclenche la crise de Suez. Le conseil de sécurité de l’ONU appelle Israël à se retirer, ce qu’Israël fait.

  Eisenhower appelle à un retrait complet du Sinaï, sous peine de sanctions, ce qu’Israël accepte.

Les relations entre les deux états dans les années soixante

En 1960, Kennedy, alors candidat à la présidentielle américaine prononce un discours devant la convention américaine sioniste.

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Porté au pouvoir, les renseignements américains apprennent à l’administration Kennedy qu’Israël est, avec le soutien de la France, en train de mettre en place un projet nucléaire à Dimona dans le désert du Néguev.

L’administration Kennedy y est opposée et cherche à rassurer Israël sur sa sécurité pour l’empêcher de développer un arsenal nucléaire, en vain. Kennedy met en place des accords militaires et étend les embargos sur les armes que les administrations Eisenhower et Truman ont mis en place.
David Ben Gourion, le premier ministre Israélien, assure aux États-Unis qu’Israël ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire .
En 1961, des accords sont mis en place pour assurer des inspections américaines. En visite aux États-Unis, Shimon Peres promet au président Kennedy que «Israël n’introduira pas d’armes nucléaires dans la région ».

Les suspicions sur le programme nucléaire israélien au sein de l’administration Kennedy deviennent avec le temps de plus en plus intense, et les États-Unis exigent des inspections annuelles
À la suite de l’assassinat de Kennedy, l’administration de Lyndon Bay Johnson reste opposée au programme nucléaire Israélien26. Le président Johnson augmente l’aide à Israël.

En 1967 éclate la Guerre des Six Jours, Israël mène une guerre préventive contre l’Égypte, et la Jordanie. La Marine et l’Armée de l’air de Israël ouvrent le feu sur le USS Liberty, un navire de la NSA sous drapeau américain.

L’administration Johnson pense d’abord que c’est l’Union Soviétique. Israël affirme que c’est un accident regrettable, présente ses excuses et dédommage les victimes, l’affaire est par la suite officiellement close.

A suivre..

http://islammedia.free.fr/film/Guerre_six_jours/4.jpgLe 3ème jour de la guerre Moshé Dayan, au centre,
peut entrer dans la ville de Jérusalem réunifiée

Adaptation par Joël Haï  Guedj

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