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Vayehi: 13 à la douzaine par Caroline Rebouh© Vidéo

Avec cette section, nous parvenons au terme du premier tome (Bereshit ou Genèse)de la Torah. Nous avons, au cours des  études hebdomadaires, fait la connaissance des personnages qui ont donné au peuple son identité. Bereshit marque un tournant car, nous allons aborder une autre sorte d’histoire : non pas celle d’individus uniques mais celle d’une entité : les Hébreux deviennent un peuple ils ne seront plus les descendants de Jacob ou d’Israël, mais,  UN peuple juif avec ses lois et ses codes, UN peuple qui va entrer en possession de SA terre.

C’est au cours de Vayehi que  se produit encore une transformation : les 12 tribus de Jacob, se transforment en 13 tribus car celle de Joseph se sépare en 2 : celles d’Ephraïm et Menashé,  les petits-fils de Jacob qui prennent statut d’enfant et non de petit enfant alors que ce ne sera le cas pour aucun des onze autres fils de Jacob. Qu’est-ce à dire ?  Sur les onze autres fils d’Israël, aucun d’entre eux n’a-t-il suffisamment de mérite ou de caractère pour être distingué de son père ?

La réponse à cette question se trouve au moment où, Jacob, installé depuis 17 ans à Goshen, sent ses forces le quitter et où, Joseph accourt au chevet de son père, accompagné de ses deux fils : Menashé et Ephraïm.   Le vieil homme, désire bénir les enfants du fils aîné de son épouse vénérée Rahel.

Joseph guide ses enfants afin que Menashé, l’aîné des deux frères, se trouve à la droite de Jacob et qu’Ephraïm le puîné,  se trouve à la gauche du patriarche lequel pose sa main gauche sur la tête de l’aîné et la droite sur le cadet croisant ainsi ses bras. Joseph, pensant que son père s’est trompé veut corriger la position des mains mais, Israël s’y oppose en dévoilant au père des deux jeunes garçons que le cadet des deux sera beaucoup plus puissant que l’aîné.

Cependant qu’entre les deux jeunes-gens règne un amour  sincère bien au contraire de ce qui s’était passé pour leur père et ses frères lorsque leur haine gratuite a entraîné un cataclysme dans la vie familiale. Nous reviendrons infra sur la raison profonde qui motiva cette bénédiction.

Le déséquilibre familial a souvent été menacé : il fut amorcé avec le viol de Dina – fille de Léa,  la perte de Rahel,  l’exil forcé de Joseph,  une sorte de dépression de Jacob avec une « atténuation » de son don prophétique.

Bien que les derniers moments du patriarche soient arrivés, ce déséquilibre continue à exister ainsi, en bénissant ses fils, Jacob, l’homme tout en douceur et harmonie, l’homme empreint de Torah, n’hésite pas à adresser de vifs reproches à ceux de ses fils qui ont agi comme Shimon et Lévi en obéissant à la colère aveugle en vengeant l’honneur de leur sœur et de l’illustre  famille ; ou bien, comme Réouven,  qui, (d’après les commentaires de Rashi) « récupéra » la couche de Jacob de la tente de Rahel pour la replacer chez Léa.

La Torah indique que malgré tout, les fils de Jacob étaient bien douze, soulignant en ceci que malgré ces fautes aucun des fils ne fut retranché de sa fratrie.

En observant les détails qui distinguent les patriarches entre eux et les descendants de Jacob entre eux et Jacob d’Israël, nous pourrons voir que le seul des patriarches à être né en pays de Canaan à y avoir vécu et qui y mourut est Isaac. Il est en quelque sorte l’axe autour duquel s’articule le peuple tout entier. Alors qu’Abraham a vu le jour dans un pays dont les futurs dirigeants vont détruire notre Temple et vont exiler le peuple, Abraham s’est rendu en Egypte mais, il est décédé en Canaan.

Jacob, pour sa part, est né en Canaan, mais, pourchassé par son frère Esaü (Edom) préfigurant toutes les époques où le Juif fut pourchassé par Edom, entre autres. Jacob, à la différence de ses pères est mort en exil mais, jamais l’appel de la Terre ne lui fit défaut.

La différence entre Jacob et Israël est que Jacob est l’être paisible imbibé de Torah et de crainte de D  en revanche : Israël est celui qui combat et meurt les armes à la main pour ne pas perdre son identité.

Lorsque Jacob rencontra Esaü, souvenons-nous : il fit allusion au fait que bien qu’il ait été exilé parmi des païens, Jacob est resté fidèle au judaïsme tel qu’il l’avait appris chez Eber, en « yéshiva ».  Le parallèle pourra être tiré entre lui – troisième et dernier des patriarches – et Joseph : tous deux ont été pourchassés, l’un par son unique frère qui le haïssait de  toute son âme et l’autre par ses dix frères,( Benjamin n’étant encore qu’un tout jeune enfant) à cause d’une haine gratuite telle qu’elle peut s’exprimer entre frères qui plus est de mère différente.

Malgré cette haine, et parce qu’il fut élevé dans le respect de la Torah, Joseph s’était forgé une âme suffisamment forte pour lutter et  protéger son âme et son corps d’un environnement  hostile et  impur à un degré tel qu’il n’a pas son pareil et pourtant, non seulement il s’est sauvé lui-même mais encore, il n’a pas épousé d’Egyptienne mais Osnat fille de Dina et a élevé ses enfants Ephraïm et Menashé dans le respect de la Torah.

Ainsi s’explique ce mérite des deux  fils de Joseph, mérite que nous rappelons aujourd’hui encore par la formule de bénédictions prononcée sur les enfants par leurs parents.

A LA MEMOIRE DE LEA BAT RIVA ET MOSHE   ZAL

Caroline Elishéva REBOUH

 

HAFTARAT VAYEHI: EFFACER SON ARDOISE AVANT DE PARTIR

La lecture de la haftara de cette semaine est un véritable parallèle de la sidratvayéhi, dans laquelle il est question de Jacob sur son lit de mort et des instructions que le patriarche laisse à ses fils : l’enterrer à Hébron. Dans cette lecture située dans le Livre des Rois, nous assistons à un spectacle  quelque peu similaire : David est sur son lit, il nomine Salomon comme successeur alors qu’en réalité, Salomon  n’est pas le fils aîné du vieux souverain mais le cadet.

David, lui aussi, à l’instar de Jacob, a eu plusieurs femmes et des enfants qui se haïssaient les uns les autres au point qu’une guerre fratricide éclata entre Salomon et son aîné Adonya lequel sera tué lors de cette guerre civile.

La vie du vieil héros d’   Israël, ne fut pas un long fleuve tranquille étant donné que lui-même fut pourchassé par Saül. David est resté simple et dans son testament oral, il met en garde Salomon contre l’orgueil en lui recommandant de rester simple, et de rester ce que bien des siècles plus tard Rudyard Kipling définit comme « être un homme », être fidèle à la Torah et être « moral ».

Néanmoins, il se passe quelque chose de bien curieux : David recommande au futur souverain de « liquider », entre autres, deux personnages sur lesquels il va insister : pour que soit tués Yoav et Shimi ben Guéra. Qui sont ces personnages ?

Yoav est un neveu de David, il est le fils de la demi-sœur de David,  Sérouya. Yoav participa à de nombreuses batailles en tant que Chef d’Etat-Major de l’armée royale et, en tant que tel il participa à la construction de Jérusalem mais, d’autre part, il participa aussi au meurtre d’Ouria. Yoav a tendu une embuscade à Avner – qui, d’autre part, avait tenté d’assassiner l’auteur des Psaumes mais celui-ci  qui lui fit grâce, n’approuva pas ce meurtre.  D’autre part, Yoav « se salit les mains » par le meurtre d’Amassa ben Yeter accusé d’avoir trahi le roi et d’avoir blasphémé.

Souvent, David agit au long de sa vie avec miséricorde ou pitié et il fit grâce à de nombreuses personnes cependant, arrivé au terme de sa vie il ne tient pas à laisser de témoins vivants.

Caroline Elishéva REBOUH

 

TEHILIM  19 ET 20

PSAUME 19 : Lors de la création du monde,  c’est au 4ème jour que D a créé le soleil, les planètes, la lune et son cortège d’étoiles en assignant à chacun d’eux son rôle ou sa fonction et ses heures de veille.  Ainsi, le psalmiste clame son admiration et exprime de cette manière que l’apparition des luminaires célestes participe chaque jour et chaque nuit à un cantique  et à des louanges envers le Créateur qui, a attribué à chacun  des astres l’un des sept cieux. Les noms des sept cieux sont les suivants : Vilone, Rakiâ, Shehakim, Zevul, Makhon, Maône, et Arevoth. D les nomme selon leur ordre  et chacun a son rôle. La doctrine de D est pleine de vie et elle aide l’âme à se construire et à panser ses  blessures. Et D habite et emplit les sept cieux.

Ce psaume est fait pour  permettre à chacun de se reconstruire intérieurement

PSAUME 20 : Ce psaume est très souvent récité et souvent un nombre incalculable de fois selon l’usage que l’on désire en faire : un futur père va par exemple le réciter 70 fois de suite pour contrebalancer les 70 étapes des douleurs précédant l’accouchement et la naissance. Ce psaume une fois de plus vient confirmer que nous devons nous en remettre à D qui n’est que notre seul et unique recours et que de Lui seul  l’homme dépend.

Ce psaume est également récité en période d’angoisse, et  lorsqu’on attend un secours rapide de D.

POUR LA GUERISON COMPLETE ET LE RETABLISSEMENT DE DANIELE BAT ESTHER

Caroline Elishéva REBOUH

 

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