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Vayeshev : Douze=Un par Caroline Rebouh © vidéo

Les tous premiers mots de la parashat Vayéshev évoquent l’histoire de Joseph. Jacob-Israël  est âgé, il a procréé et il est revenu au pays de Canaan promis à la descendance d’Abraham et donc,  à la sienne. La Torah enseigne : voici l’histoire de Jacob, Joseph.

Rashi pense qu’ainsi,  l’histoire de Jacob est liée intimement à celle de Joseph, car, le lien des prédictions de  l’exil des Bné Israël en Egypte concerne Joseph, en premier lieu. Celui-ci est arraché à la maison paternelle alors que les onze autres enfants  continuent leur vie en Canaân, y fondant des familles nombreuses.

C’est au cours des discussions entre frères quant à la « perte » de Joseph que certains d’entre eux accumulent des mérites de ne pas assassiner leur frère  : ainsi  Juda plaide en faveur de ce jeune-frère dont le seul crime fut d’avoir été chéri par son père car il fut le fils de l’épouse bien-aimée ou comme Ruben qui supplia de ne pas porter atteinte à la vie de Joseph.

Or Joseph, fils d’un homme pur et saint est « déporté » vers l’Egypte qui avait atteint le degré le plus haut de corruption et de débauche, d’impureté et de sorcellerie ainsi que d’idolâtrie (âvodazara).

C’est en ceci que Jacob et Joseph ont un point commun dans leur destinée : Jacob déclara à Esaü que malgré un environnement idolâtre et débauché de Padan Aram, il a pu garder les 613 mitsvoth de la Torah, Joseph, à son tour, malgré un environnement hostile, a su se préserver et fonder un foyer conforme  à l’exemple reçu de ses ancêtres (voir commentaire sur Vayishlah).

Après que Joseph eut été vendu aux Ismaélites puis aux Madianites et qu’il fut passé de marchands en marchands, la Torah fait mention de la déchéance de Juda par rapport à ses frères. Ici encore, la formulation est importante. Dans la précédente parasha, vayishlah, il est question de la conduite honteuse de Ruben qui avait eu commerce avec la concubine de son père.

Cette relation incestueuse qui valut une admonestation de Jacob à l’aîné de ses fils, aurait pu être l’occasion d’une mise à l’écart de ce fils « irrespectueux » mais, malgré cela, le texte toranique se contente de « marquer » l’évènement en instaurant un espace plus important entre ce récit et le reste du verset comme pour signaler que le récit fait,  aucun désagrément n’est arrivé à Ruben : il est toujours l’aîné de ses frères.

Lors, pour quelle raison signale-t-on ici que Juda subit une déchéance  (yérida) ? C’est parce que les autres frères se sont retournés vers Juda pour lui  reprocher de ne pas avoir calmé les passions, la colère et la haine contre Joseph et en prétextant que s’il leur avait conseillé de ramener Joseph vivant à leur père, ils auraient obtempéré.

A cause de l’histoire de Juda et de sa descendance, le récit de Joseph est interrompu. Cependant cette interruption est bénéfique pour nous faire comprendre que de là naîtra une branche importante du peuple d’Israël comme nous pourrons le voir par la suite dans le livre de Ruth. Ici il est question de Tamar, femme juste qui tient absolument à ce que la mitsva du Lévirat soit observée.

Elle est Cananéenne.  Or le mariage avec des cananéennes était interdit mais les Sages  disent que cette interdiction n’était destinée qu’à Abraham et Isaac,  tout comme il est interdit d’épouser une moabite. Mais la Guemara nous enseigne que le messie devra être un « sang-mêlé » de manière à ce que le Messie qui sera un descendant de David (et donc de Juda), pourra distinguer le saint du profane et le bon du mauvais.

La parasha commence par des rêves et les rêves se poursuivent. Les rêves ont commencé dès que Jacob s’est mis en route et qu’il a pris son destin en mains (le rêve de l’échelle) et voici depuis le début de cette péricope que Joseph se met souvent à faire des songes étranges. Ce qui est à remarquer c’est que Joseph n’a pas donné la signification des rêves à ses frères mais EUX ont su les interpréter.

L’on a coutume de dire que les songes sont un soixantième de la prophétie. Joseph est-il prophète ?  La Tradition dit de lui qu’il est tsadik car, tout au long de son séjour en Egypte sa conduite fut vertueuse et, il possédait des dons lui permettant d’accéder à des sciences occultes.

Les épreuves ne lui furent pas épargnées : épreuves physiques mais surtout morales et à chaque fois, l’épreuve que D lui infligea avait pour but de  le faire réfléchir : en effet, lorsqu’il travaille chez Putiphar et que la femme de celui-ci tente de faire tomber Joseph dans ses griffes, D fit en sorte qu’on emprisonna le jeune homme.

De la sorte, il connut certes la geôle mais ne fut pas exécuté ainsi qu’il eut dû l’être. Et, le voisinage avec les deux égyptiens lui permet de se faire connaître et de faire apprécier ses qualités.  (Gam zou le tova ou tout est pour un bien) Et, Joseph accepte son sort et,  ni ne se lamente, ni ne désespère, bien au contraire, il se contente de ce qu’il a. D’ailleurs la Torah nous le précise : L’Eternel fut avec Joseph. Et, en se gardant lui-même de commettre des fautes qui lui auraient été fatales, il est resté digne et chaste comme l’avaient été ses parents, avant lui.

Des douze fils de Jacob,  un seul  se retrouve être en parallèle avec son père.

A la mémoire d’YvetteLalahoum batHaloua zal

Caroline Elishéva REBOUH

 

HAFTARAT VAYESHEV

La haftara de cette péricope se situe dans le livre d’Amos. Il est le 3ème des 12 petits prophètes. Amos, au VIIIème siècle avant l’ère commune, naît à Tekoâ, aujourd’hui yishouv situé non loin du lieu qu’Hérode choisit pour y construire son palais. Il est berger à une époque où déjà les conflits sociaux soulèvent la population et, Amos, fustige la population surtout à propos d’une  conduite idolâtre inacceptable à son sens et pour demeurer fidèle à l’Eternel.

La haftara de cette semaine débute par une autre promesse divine que tout le monde connaît : Ainsi D a-t-IL dit : Ce n’est pas ni à cause de la triple faute ni de la quadruple faute d’Israël   que Je révoquerai  Mon  arrêt !

Cela signifie, que la Longanimité et l’Amour que D éprouve à notre égard n’a pas de limite. Nous, êtres humains, faibles et influençables et souvent sans esprit, ne nous rendons pas compte des actes que nous commettons. C’est en quelque sorte le propos d’Amos qui tente de réveiller de sa torpeur un peuple qui ignore ou veut ignorer même les règles les plus basiques de la justice sociale. En effet,  la Torah enseigne que si un quidam a contracté une dette et ne peut  se racheter, le créancier pourra saisir quelque chose appartenant au débiteur et, si celui-ci n’a rien à saisir tout juste son manteau, par exemple, on pourra saisir son manteau mais, le soleil couché, il faudra lui rendre son manteau afin qu’il n’ait pas froid. Or, Amos cite des créanciers se vautrant sur les manteaux des pauvres c’est-à-dire qu’il est ici question de créanciers sans foi ni loi………… et non seulement : la dépravation, le manque de pudeur et de moralité entraînent le peuple à une conduite immorale ! le Peuple d’Israël qui a été choisi pour être un peuple de « pontifes » est un peuple qui ne plie devant aucun des préceptes et se rendent aussi abjects que ceux qui n’obéissent à aucune loi !

La morale de l’histoire est que de tous temps, il faut se remettre en question et il faut se reprendre et revenir à de meilleurs actes.

Caroline Elishéva REBOUH

 

TEHILIM  13  ET 14

L’homme est désespéré lorsqu’il cherche D et qu’il croit ne pas LE trouver. Mais alors, se pose-t-il la question de savoir si lui, être humain, était là alors qu’au Mont Sinaï il a dit NOUS AGIRONS ET NOUS ECOUTERONS APRES c’est-à-dire que l’homme s’est engagé  à appliquer la Loi de Moïse avant de chercher à en comprendre le sens et ici, dans ce psaume, avec une sorte d’impudence, l’homme demande à D où es-tu ? Pourquoi caches-Tu Ta face de moi ? Pourquoi l’homme ne se demande-t-il pas ou n’essaie-t-il pas de vérifier si l’un quelconque de ses actes n’a pas entraîné le fait que D Se soit retiré ?

Ô homme ! Si la Présence divine t’est si  précieuse pourquoi ne corriges-tu pas ton comportement ? Ô Homme ! N’attends pas qu’il soit trop tard !

Le début du psaume 14 montre à quel point D attend de Ses créatures qu’elles Le prient, qu’elles Le cherchent.

Si l’homme a besoin de D, si l’être humain est ainsi fait qu’il a besoin de parler  à D et de sans cesse Lui demander, D a Lui aussi du plaisir à écouter les prières et les louanges des hommes !

Et, qu’enfin Israël revienne vers l’amour de son D pour qu’Israël se réjouisse !

Caroline Elishéva REBOUH

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